La pieuvre impérialiste s’étend sur Haïti

« Je suis préoccupé par ce qui se passe à Haïti », parce qu’« ils sont en train de manipuler un drame pour installer des troupes nord-américaines en Haïti, qui ont pris le contrôle militaire de l’aéroport dans Port-au-Prince et c’est préoccupant » a déclaré Daniel Ortega, le président du Nicaragua ce samedi 16 janvier 2010. Le président du Venezuela Hugo Chavez a également dénoncé la manière dont les Etats-Unis prétendaient utiliser ce drame pour prendre pied dans l’île et y installer une base militaire. De fait, ce sont 10 000 soldats qui ont pris pied à Haïti, tandis qu’a été envoyée une flotte de navires de la marine qui encercle la côte sous la direction du porte avion USS Vinson. « Ce qu’Haïti réclame est une aide humanitaire, elle ne réclame pas de troupes » a alerté Ortega. Alors que d’autres pays comme la France et le Brésil ont protesté contre cette mainmise sur Haïti, les médias continuent de s’extasier sur ce déferlement étasunien plutôt suspect.

Avec les bases installées récemment en Colombie et la mise au pas du Honduras, pays où sont implantées depuis longtemps des bases US, l’occupation d’Haïti semble parachever une volonté de reprise en main de l’Amérique latine. L’aide humanitaire est loin des préoccupations d’Obama. Sa stratégie semble pointer du doigt Cuba, le Venezuela, la Bolivie l’Equateur et le Nicaragua…

Annonces