Les droits des palestiniens sont au coeur des enjeux du moyen-orient Intervention de Salah Hamouri

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Bonsoir. Merci pour votre invitation.

Vraiment, le titre ce soir, on peut parler des heures sur ce titre. Et je vais essayer d’être le plus court possible. Si on parle de la question du capitalisme de la région où j’habite, le Proche-Orient, on parle d’une longue histoire, de ce qui se passe dans la région, surtout la Palestine.

Et la question de l’impérialisme et du capitalisme, on peut faire un résumé, on peut commencer par le plan de partage qui a été fait en 1916 entre la France et la Grande Bretagne pour partager le monde arabe. C’est là que les frontières ont été créées entre tous les pays arabes en passant par l’accord de Balfour, la promesse de Balfour qui a été faite par le ministre des affaires étrangères britannique pour les Juifs autour du monde pour créer un état, qui s’appelle aujourd’hui l’Etat d’Israël.

Et comme on sait, c’est une longue histoire pendant la 1ere guerre, la 2ème guerre mondiale, on a vu toutes les pressions sur la région, sur les Palestiniens, les Libanais, les Jordaniens, tous les complots internationaux qui étaient faits par les impérialistes pour faire passer leur projet.

Mais, c’est surtout après la chute de l’Union soviétique que le monde était pris par une seule force, conduite par les impérialistes, les Etats-Unis, qui est vraiment un grand danger pour la cause palestinienne et les droits des Palestiniens.

On a vu que la pression américaine sur la région palestinienne et avec leurs alliances avec les régimes réactionnaires arabes a abouti a signer les accord d’Oslo qui étaient aussi, on peut voir qu’après 20 ans, c’était un grand danger sur les droits historiques du peuple palestinien. Les Américains, avec leurs alliés, ont essayé d’effacer les droits les sacrés du peuple palestinien, le droit du retour et le droit d’une Palestine libre de la rivière jusqu’à la mer. Cette puissance impérialiste qui a augmenté surtout sur le peuple palestinien après le 11 septembre, et l’occupation de l’Irak.

C’est devenu plus clair pour nous, les Palestiniens, pour les peuples dans la région, que l’on est vraiment devant un projet qui était vraiment très très dangereux qui s’est fait arrêté vraiment en 2006 pendant la guerre du Liban.

C’était clair qu’on est devant ce qu’a appelé la ministre des affaires étrangères à l’époque, Condoleezza Rice, « un nouveau Proche-Orient ». Il y avait un plan d’un nouveau Proche-Orient avec la domination totale américaine qui est faite sur les bases de repartager le Proche-Orient avec les nouveaux alliés.

Avant c’était l’Egypte, le 1er allié, la Jordanie. Aujourd’hui, on a des nouveaux 1ers alliés pour les Américains, l’Arabie Saoudite, le Qatar. Et on a vu surtout, ce nouveau plan de partage qui s’était appliqué en Libye et l’essai américain de faire passer et qui a échoué grâce à la résistance du peuple syrien. Et après c’était le soutien chinois et russe qui ont mis un veto pour arrêter l’intervention globale sur la Syrie.

Tous ces plans, ils nous mettent, nous comme Palestiniens, devant une question qui est très importante pour nous, c’est quoi la solution pour les Palestiniens ? Qu’est-ce qu’ils vont faire, qu’est-ce qu’on demande ? C’est quoi nos choix, pour cette formule au Proche-Orient et au niveau international.

Aujourd’hui, si l’on veut évaluer les derniers 20 ans, après 20 ans des accords de paix, si on peut les appeler des accords de paix. On peut dire que les Palestiniens ils n’ont pas eu la moindre de leurs revendications qui soient reconnues au niveau international. On peut dire aujourd’hui, que ce processus de paix était vraiment une erreur dans l’histoire du peuple palestinien parce le peuple palestinien est devenu de plus en plus attaqué par l’occupation israélienne. C’était vraiment un piège. Un grand piège. L’accord d’Oslo, qui était soutenu par les Américains, on peut dire qu’il a été signé sous la pression américaine.

Après cette évaluation, on peut dire que nous on a un rôle à faire mais aussi les gens qui se mobilisent pour la cause palestinienne dans la région et autour du monde aussi, ils ont un rôle à jouer avec les Palestiniens pour faire avancer ce programme de résistance.

On comprend bien que, par exemple, on appelle beaucoup ici en France et partout dans le monde sur le boycott des institutions israéliennes. Pourquoi on parle de ce moyen de résistance ? On croit bien que l’un des moyens pour les gens qui n’habitent pas en Palestine, c’est un moyen vraiment efficace, c’est le boycott des institutions israéliennes, le boycott de l’économie, le boycott culturel.

Il faut délégitimer l’occupation israélienne sur tous les fronts. Malgré qu’aujourd’hui, on vit une division politique entre les 2 grands partis, cette division qui dure depuis 4 ans, elle a seulement servi à l’occupant, elle n’a en rien servi le peuple. Cette division, elle doit finir le plus vite possible pour vraiment reprendre un nouveau, parce qu’on est devant une situation politique qui peut exploser à chaque moment en Palestine.

Aujourd’hui on voit des visites du ministre des affaires étrangères américain qui essaie d’avancer des négociations entre l’autorité palestinienne et Israël et bien, sur n’importe quel prix que les Palestiniens paient, on voit dans les sondages que la plupart du peuple palestinien, est contre le fait de renouveler les négociations. Voyez, on est vraiment devant une situation qui peut exploser à chaque moment. On est au bout de la 3ème intifada qui va s’arrêter d’ici un an à 2 ans.

Ce qui est demandé, ce n’est pas un choix, on mène l’intifada, c’est pas parce qu’on aime la guerre, c’est parce qu’on croit que c’est le seul choix pour nous, pour obtenir notre droit patriotique. Après 20 ans de négociations avec les Israéliens, c’est clair qu’ils ne comprennent que la langue de la force. On a bien compris ça, c’était clair en 2006. Il y avait un petit équilibre de force en 2006 au Liban, les Israéliens n’ont pas supporté 33 jours de guerre. Ils se sont retirés et c’est les Libanais qui ont fait les nouvelles règles du jeu dans la région par rapport aux Israéliens parce qu’il y a eu une force qui a résisté pendant 33 jours contre les Israéliens contre le peuple libanais.

On peut en retirer une conséquence qui est claire, que pour nous les Palestiniens, on n’est pas contre la paix dans la région mais la paix passe seulement par rendre les droits historiques au peuple palestinien. Il n’y a pas une paix qui peut être construite au Proche-Orient, la cause palestinienne est le cœur du Proche-Orient. Et ça tout le monde le sait. Tant que la cause palestinienne n’a pas reçu ses droits historiques, le Proche-Orient ne sera pas calme.

Alors, la paix au Proche-Orient, pour les peuples du Proche-Orient, parce qu’on sait bien que le Proche-Orient a une influence sur tout le monde. Alors le cœur de la paix au Proche-Orient c’est de passer par une paix juste. Mais juste qui rende les droits au peuple palestinien.

Alors, avec vous, j’espère qu’on continuera ce chemin de résistance sur tous les fronts et mettre la pression sur tous les gouvernements pour obliger à rendre les droits au peuple pour que ce monde puisse vivre en paix et en justice le plus longtemps possible.

merci.

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