Relations internationales. Attribution d’une subvention d’urgence au Secours Populaire Français

Conseil municipal du 20 juin 2022
Vendredi 1er juillet 2022

La guerre en Ukraine déclenche une mobilisation internationale comme on en a rarement vu au cours des dernières décennies. Les communistes n’ont pas attendu 2022 pour dénoncer ce conflit sanglant. Nous dénonçons le conflit de la région du Donbass depuis le début des violences en 2014 et nous condamnons fermement le choix de l’offensive armée de Vladimir Poutine.

Grâce à une mobilisation occidentale sans pareille, l’Ukraine reçoit un soutien militaire, une aide humanitaire et des manifestations d’alliance de différentes parties du monde. En l’espace de quelques jours, les États-Unis et l’Europe ont imposé à la Russie des sanctions internationales parmi les plus importantes jusqu’ici. Aujourd’hui, le conflit fait la Une de la plupart des antennes de presse du monde. La situation humanitaire de l’Ukraine est préoccupante et a été alertée par plusieurs organisations internationales.

Cependant, si l’on compare avec d’autres conflits qui existent dans le monde aujourd’hui, il y a beaucoup de morts et de souffrances humaines causées dans d’autres guerres qui reçoivent moins d’attention et d’aide internationale.

C’est le cas du conflit au Yémen, qui dure depuis au moins 11 ans. Les chiffres sont choquants : plus de 233 000 morts et 2,3 millions d’enfants souffrant de malnutrition aiguë. La population manque d’eau potable et de soins médicaux. L’Organisation des Nations unies (ONU) classe le Yémen comme la pire situation humanitaire au monde.

Également loin des projecteurs de la diplomatie internationale, une guerre a débuté en novembre 2020 en Éthiopie entre le gouvernement central et un parti politique de la région du Tigré. Le conflit n’a aucun signe de fin prochaine - et on estime que plus de 9 millions d’Éthiopiens ont besoin d’une forme d’aide humanitaire. Des rapports font état de crimes de guerre, tels que des meurtres de civils et des viols collectifs. Nous pouvons également cité le Cameroun, la Syrie ou encore la Palestine…qui souffrent depuis de longues années de multiples oppressions violentes et qui comptent tous les jours des morts victimes de l’armée offensive.

Ainsi le déclenchement de la guerre en Ukraine a conduit les personnes impliquées dans d’autres conflits à se demander pourquoi il existe une telle différence dans le traitement international des événements. « Sur notre continent, il a été surprenant de constater que tous les conflits armés ne sont pas traités avec le même manque de détermination que de nombreux combats en Afrique », écrit le journaliste algéro-canadien Maher Mezahi, en comparant les répercussions du conflit ukrainien avec d’autres en Éthiopie et au Cameroun. « Oui, dans les conflits africains, il y a des déclarations d’inquiétude et des envoyés internationaux en mission, mais pas de couverture 24 heures sur 24, pas de déclarations télévisées en direct des dirigeants mondiaux et pas d’offres d’aide enthousiastes. » « Nous sommes tous égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres ».

Le secours populaire ne fait pas cette différence. Depuis toujours il œuvre sans relâche pour aider les plus opprimés à travers le monde et sans distinction entre les peuples. Nous félicitons donc le choix de Mme Le Maire, de travailler avec cette association, qui nous en sommes convaincus, utilisera ce dernier équitablement, non seulement pour l’Ukraine mais aussi pour tous les peuples qui souffrent de la guerre et à qui ils apportent leur soutien à travers le monde. Merci pour votre attention

L’adresse originale de cet article est http://gec.venissieux.org/Relations...