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comment être plus fort ? comment faire reculer le pouvoir ?

contribution aux discussions des communistes
Jeudi 11 mai 2023

comment être plus fort ? comment faire reculer le pouvoir ?

contribution aux discussions des communistes
Jeudi 11 mai 2023

Le mouvement contre les retraites a montré sa force, des millions en manifestations, avec un soutien très largement majoritaire, malgré les violences des casseurs, malgré le mépris d’un président et d’un gouvernement refusant toute vraie négociation. Le mouvement cherche son second souffle, et des actions d’éclat médiatique ne lui suffiront pas. Notre peuple doit apprendre de cette expérience pour élargir les forces mobilisées jusqu’à être capable de faire reculer le pouvoir. Pour cela, il faut le dire, nous ne sommes pas assez nombreux en grève, nous ne sommes pas assez nombreux en manifestation. nous ne sommes pas assez organisés pour faire respecter nos manifestations et en rejeter les casseurs.

Les communistes doivent contribuer à ce débat urgent : comment être plus fort ? comment faire reculer le pouvoir ?

  • Il faut refuser de laisser le mouvement s’isoler dans des actions médiatiques minoritaires, coincé entre les casseurs et le pouvoir
  • Il faut remettre au centre de l’action le patronat, grand absent de ces derniers mois et pourtant le vrai décideur du niveau des cotisations, donc du financement des retraites.
  • Il est possible de coorganiser avec toutes les forces sociales le référendum populaire refusé par le conseil constitutionnel pour permettre à des millions de français de confirmer leur refus de la retraite à 64 ans par une action accessible à tous, pour faire apparaitre avec force dans le débat public la volonté majoritaire de notre peuple.

Le mouvement est à un tournant. Le gouvernement a montré à quel point notre démocratie est malade, devenue une construction médiatique qui est loin de tout « pouvoir du peuple », qui est au contraire le pouvoir d’une petite minorité. Comment se faire entendre ?

Marx dit dans le manifeste Parfois, les ouvriers triomphent ; mais c’est un triomphe éphémère. Le résultat véritable de leurs luttes est moins le succès immédiat que l’union grandissante des travailleurs Ce qui sera le plus important dans les semaines qui viennent, c’est une pédagogie de la lutte qui renforce l’unité du peuple autour de ce qui est nécessaire pour gagner, qui s’inscrive dans la durée. Hasta la victoria siempre !

Nous ne sommes pas assez nombreux !

D’abord il faut le dire clairement. Le rapport de force est insuffisant. 4 millions de manifestants sur 45 millions de citoyens, 1 ou 2 millions de grévistes sur 32 millions d’actifs. Ce n’est pas assez ! Nous n’avons pas mis « la France à l’arrêt », l’activité économique s’est poursuivie et la patronat n’a aucune raison de s’inquiéter pour ses profits.

Pourtant, le succès des caisses de grève montre le soutien du mouvement, mais il faut le dire à tous, une grève ne gagne pas de force par procuration. Nous ne sommes plus dans les trente glorieuses où le pouvoir avait des marges de manœuvre pour des compromis sociaux face à l’opinion publique. Le capitalisme occidental en crise ne peut plus rien nous donner.

On ne peut donc rien gagner par des seules journées périodiques de manifestations. Nous en avons eu l’expérience en 2010, puis en 2016, et à chaque fois, la colère ne trouve pas de débouché majoritaire et se dilue entre violence, défaitisme et électoralisme.

La violence est une impasse et ne sert que le pouvoir !

Certains justifient la casse par la colère contre la violence politique et policière du pouvoir. Mais qui peut sérieusement croire que le patronat est gêné par des casses de mobilier urbain, de vitrines, des feux de poubelles ou de voitures ? Quel est le résultat du vandalisme de mairies, de services publics, ou du stand du PCF dans la manifestation parisienne ?

Les chaines d’information en continue en font leur priorité, comme le gouvernement et son ministre de l’intérieur qui peut à chaque incident venir montrer la détermination du gouvernement a être dur !

Le mouvement social doit se tourner vers le vrai décideur, le patronat !

Pour comprendre comment nous pouvons gagner, il faut dire que la décision n’est pas d’abord gouvernementale ! Nous disions en 2010 « Sarkozy démission », en 2016 « Hollande démission », faut-il continuer en 2023 avec « Macron démission » ? Comme si le seul enjeu était électoral, comme si la seule issue positive au mouvement social était au parlement !

L’annonce de l’intersyndicale d’une prochaine journée nationale le 6 juin, à la veille d’un vote annoncé décisif d’un projet de loi porté par un groupe de centre droit est plus qu’ambiguë. On peut comprendre qu’il faut « gérer le temps » et ne pas épuiser les militants, mais tout renvoyer à un vote de l’assemblée laisse croire que le seul problème est le gouvernement et pas une assemblée où les droites sont très largement majoritaires, comme s’il n’y avait pas de problème de rapport de force politique en France pour la gauche, pour le monde du travail.

Pendant ce temps, le patronat est peu mis en cause, il se permet même de proposer aux syndicats un agenda de dialogue en direct comme s’il pouvait être un meilleur partenaire que le gouvernement !

Or, la réforme des retraites est d’abord une décision économique qui dépend du niveau des cotisations. Quelle part du PIB acceptons-nous de consacrer à la retraite ? Oui, le ratio actif/retraité s’est fortement réduit, mais la productivité a fortement augmentée. C’est le partage entre profit et salaire qui est la contradiction principale pour les retraites. Augmentez les salaires, augmentez les cotisations, et on peut financer pour tous la retraite à 60 ans !

C’est pourquoi le vrai décideur de la réforme des retraites est le patronat !

Le mouvement social doit s’inscrire dans la durée pour la reconstruction d’un rassemblement populaire majoritaire

Tout le monde comprend que les journées de manifestation ne suffisent pas, mais alors, que faire ?

Le mouvement a besoin, pour élargir les mobilisations, de se tourner largement vers les millions de citoyens qui refusent la réforme mais se contentent de soutenir le mouvement, d’agir ainsi « par procuration » en espérant que les plus mobilisés arrachent le morceau. Les manifestations ne sont qu’un témoignage du mouvement, sa réalité se construit d’abord sur le terrain, dans les entreprises et les quartiers.

Coorganisons un grand référendum populaire contre la retraite à 64 ans, mettons en débat les conditions de la retraite à 60 ans, d’un partage des richesses produites plus favorable au travail et permettant de financer la maladie, la retraite, la dépendance. Ce référendum serait organisé partout ou c’est possible, dans les entreprises, sur les marchés ou des points de rencontres, dans les communes, par toutes les forces sociales avec le même outil qui doit être fiable, neutre, et sécurisé, reposant sur l’identité électorale pour les inscrits et les papiers d’identité ou de séjour pour les autres.

Nous pouvons viser 10 millions d’engagement contre la réforme, ce serait un évènement social et politique qui nous ferait sortir du piège entre casseurs et pouvoirs.

Une telle bataille pour un référendum populaire, qui pourrait durer des mois, serait l’occasion d’une multitude de rencontres publiques, d’assemblées de salariés, pour animer ce référendum et multiplier les occasions de faire grandir une compréhension partagée de la situation sociale et politique.

C’est une manière de faire vivre la proposition des communistes d’un nouveau Front Populaire, construit sur le terrain, dans le respect des organisations existantes, dans l’action commune pour un rassemblement populaire majoritaire, pour permettre ainsi de sortir la gauche de son impasse, l’aider à retrouver le chemin du monde du travail, et notamment des quartiers populaires qui sont le grand absent des manifestations pour la retraite.

Pour un appel des communistes au mouvement social, aux forces syndicales, aux autres forces politiques !

Pour être utile au mouvement social, les communistes doivent aider notre peuple a apprendre de cette lutte en assumant un débat franc et fraternel :

  • Il faut être plus nombreux, être des millions à s’engager, on ne lutte pas par procuration. en spectateur, le nombre agissant est notre seule force.
  • Il faut être plus organisé, ne pas rester isolé, ne pas déléguer ses responsabilités à d’autres, ni individuellement, ni collectivement en espérant une issue institutionnelle
  • Nous pouvons co-organiser un référendum populaire sans le conseil constitutionnel avec l’ambition de dépasser 10 millions de signatures
  • Il faut agir dans la durée pour la retraite, la Secu… C’est une bataille pour des années
  • Il faut porter un vrai changement de société, car on ne peut rien changer dans nos vies tant que c’est l’argent qui décide, tant que ceux qui possèdent l’économie ont le pouvoir…

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