C’est encore et toujours une fois de plus le peuple qui paie

Publié le samedi 28 novembre 2020

Lorsque Macron hier a annoncé que les stations de ski n’ouvriraient pas avant le 20 janvier j’ai pensé de suite à la peine et à l’inquiétude de mes amis petits saisonniers qui, une fois de plus, sans oublier leur conditions de vie quotidiennes depuis toujours, vont encore payer la douloureuse addition.

J’ai pensé aussi à ce que nous dénonçons depuis les années 1980 : Cette volonté locale et nationale de faire de la Savoie une Côte d’azur de la neige dont le présent et l’avenir ne reposent que sur une mono économie fragile et saisonnière, à quatre mois d’espérance de vie (et encore !), dépendante du moindre bulletin météo ou de la moindre faille économique et de ses aléas. Pourquoi avoir voulu et laissé faire la casse industrielle de toute ces usines aux milliers d’emplois stables et à l’année inducteurs de milliers d’autres emplois de sous traitance (aujourd’hui encore fermeture envisagée de l’usine de silicium de petit cœur, sans grande révolte) qui faisaient la richesse et l’équilibre du triptyque savoyard : « industrie agriculture tourisme » . Nous payons aujourd’hui la fuite en avant irresponsable d’un libéralisme encensé et béni. Et c’est encore et toujours une fois de plus le peuple qui paie…

Ils sont étonnants ces apôtres du libéralisme qui à longueur de paroles reprochent sans cesse à l’état de trop intervenir dans l’économie et leurs affaires et réclament surtout de laisser libre le sacro saint marché et dès que le moindre faille du marché survient, voilà qu’ils réclament à cor et à cri des aides et subventions de l’etat ( autrement dit notre argent) et de la sécurité sociale qu’ils combattent depuis 1945 …

Michel ETIEVENT, historien et biographe d’Ambroise Croizat.