Grèce, Communistes sans déclin !

Publié le dimanche 16 décembre 2007

A la fin de l’été, des élections législatives anticipées ont eu lieu en Grèce. Il faut savoir que la Grèce est enfermée dans un système un peu semblable à celui de la France, avec la domination d’un parti de droite, celui des patrons, en alternance avec le PASOK, un parti de type “socialiste†, en réalité bon gestionnaire du capitalisme. A l’issue du scrutin, la droite au pouvoir avec 41,8 % perd en voix et en sièges mais garde de peu le pouvoir et le PASOK avec 38 %, non seulement n’opère aucune percée, mais perd également en influence.

La bonne opération vient des communistes du KKE qui passent de 5,9 à 8,2 % des voix et 22 sièges et qui obtiennent leur meilleur résultat depuis 1990. Le KKE fait ses meilleurs scores dans les aires urbaines (Athènes, Le Pirée, Thessalonique…) où il réalise souvent entre 10 et 15% avec des pointes à 15-20% dans les quartiers ouvriers et populaires.

Parallèlement, la coalition Syriza qui rassemblait les verts, la gauche radicale et Synaspismos (scission du parti communiste et membre du PGE aux côtés du PCF) a progressé légèrement, passant de 3,5 à 5 %, mais surtout au sein des classes moyennes qui votaient PASOK, notamment dans certains quartiers aisés d’Athènes où le KKE n’a aucune influence. Ces élections démentent ceux qui, au PCF, ne voudraient voir dans le communisme qu’un mouvement du passé, en plein déclin.