Givors, avec la liste conduite par Christiane Charnay, déjouons le piège du ni gauche, ni droite !

Mercredi 8 décembre 2021

Le premier tour des élections municipales à Givors est riche d’enseignements. Il faisait suite à l’annulation des élections municipales de 2020 confirmées par le Conseil d’État.

Il est toujours difficile dans le cadre d’une annulation d’inverser le vote initial, cela n’empêche pas de saisir la justice quand il y a injustice, sinon à quoi servirait -elle ?

Tout d’abord,il faut apprécier à sa juste valeur le résultat de Christiane Charnay.

« Givors en grand 2021 » gagne 161 voix, 451 voix si on ajoute la liste de gauche « Berenguel » par rapport au premier tour de 2020. D’une part, cette liste s’impose comme celle de la gauche combative et progressiste à Givors ; d’autre part, le résultat montre que les forces mobilisées en 2020 sont toujours présentes et se sont plutôt mieux mobilisées sans pour autant parvenir à convaincre beaucoup plus d’électeurs d’aller voter. La participation reste très basse, 39,49%, cependant légèrement au-dessus du premier tour de 2020.

Trois listes restent en lice pour le second tour, dans l’ordre d’arrivée celles conduites par Mohamed Boudjellaba, Christiane Charnay et celle du Rassemblement National.

Mohamed Boudjellaba et sa liste soutenue par EELV arrive largement en tête. Cela indique clairement que celui-ci a conservé ses électeurs de 2020, dont acte. Il gagne même 468 voix en même temps que la liste Decourselle/ Dali en perd 466 sur le second tour 2020. Par rapport au premier tour 2020, « Construisons Ensemble » gagne 981voix alors que la droite totale en perd 797. Faut-il rappeler qu’en 2020 Laurent Decourselle était soutenu par la Rem et que Razika Dali déclarait « Des colistiers portent des valeurs de gauche. D’autres, de droite et du centre ». Ni gauche, ni droite, cela ne vous rappelle rien ?

Cette devise de la macronie a d’ailleurs marqué toutes ces élections givordines. Sur les document de campagne de la liste Boudjellaba, il n’y a aucune référence à la gauche, ni d’ailleurs à EELV. Ces derniers s’y sont prêtés apparemment sans complexe, privilégiant l’appui institutionnel à la défense des idées.

Le premier tour marque donc un transfert massif des voix de droite macronienne vers Mohamed Boudjellaba. Cela s’est fait en douce, sans publicité excessive qui aurait alerté les givordins de gauche. Quant à la droite traditionnelle, dès 2020, elle avait annoncé que l’essentiel étant de virer les communistes, elle ne présentait pas de candidat.

Certains diront qu’on ne choisit pas ses électeurs. Certes, mais il y a des cadeaux qui vous obligent pour l’avenir et surtout c’est dans cette dépolitisation que se construit la victoire des Macron, grands et petits.

On peut s’étonner que les verts aient une attitude à géométrie variable entre leur majorité métropolitaine et la ville de Givors et qu’ils ne soient pas gênés par cet afflux d’électeurs de droite. Ce n’est cependant pas la première fois, il y a des précédents, Villejuif, Montreuil, villes que nous avons finies par reconquérir avec des listes de rassemblement clairement à gauche et des maires communistes.

L’attitude de la droite dans son ensemble, l’ex député Fenech a appelé à voter pour Mohamed Boudjellaba, éclaire sur ces gesticulations à la Métropole autour de la Fronde des maires. Sur le fond, quand il s’agit de virer les communistes et et tuer la gauche de transformation sociale, ce qui va de pair, la droite n’a pas d’état d’âme à voter avec les verts et même des listes qui se réclament d’une gauche non identifiées.

Au second tour, c’est donc ce piège qui est tendu aux électeurs de Givors. Installer leur commune, premier échelon de la citoyenneté, dans la confusion d’un consensus qui changera au gré des idées dominantes.

La seule liste qui porte une vision d’avenir pour Givors est celle du rassemblement de la gauche conduite par Christiane Charnay.

  • Elle affiche ses valeurs, ses combats, fait la place aux citoyens sans sacrifier les partis sans lesquels il n’y a pas de débat et de représentation démocratique possible.
  • Elle ne s’inscrit pas dans le consensus mou de ceux qui surfent sur la vague pour assurer leur carrière politique, mais dans un engagement politique pour une société plus juste, plus fraternelle et plus humaine qui se décline de la Commune à la Nation.

Dimanche, ceux qui croient que les idées on un sens, que la commune est le creuset de la citoyenneté, ceux qui veulent faire vivre une gauche solidaire et combative doivent se donner le plus de force possible en votant pour la liste « Givors en grand 2021 ».