Après avoir battu Le Pen, adhérez au parti communiste pour vous donner de la force face à Macron !

Race, nation, peuple

un texte de G. Pollitzer
Vendredi 20 février 2009

Un texte de Georges Politzer, fusillé au Mont Valérien en 1942, texte plein d’actualité…

Race, nation, peuple

Il est impossible de s’orienter dans les questions politiques si l’on ne remonte pas du politique au social.

En nous montrant l’identification du peuple avec la nation, Maurice Thorez a dégagé le contenu social de l’idée nationale. Dès lors, les divers aspects du problème tel qu’il se pose aujourd’hui s’éclairent parfaitement.

Le racisme fasciste qui veut écraser le peuple est violemment antinational, précisément parce qu’il est violemment antisocial. Il ne peut y avoir et il n’y a pas d’affirmation de la nation qui puisse ne pas être en même temps celle du peuple, de la classe ouvrière.

En ce dressant contre le peuple, contre la classe ouvrière on se dresse contre ceux qui assurent, en fait, et assureront, quoi qu’il arrive, la continuité et la liberté de la nation. La sincérité même du sentiment national doit avoir pour conséquence l’union avec le peuple. En se séparant du peuple, en se dressant contre lui, c’est de la nation qu’on se sépare et c’est contre elle qu’on se dresse, et il ne saurait y avoir de redressement national sans la classe ouvrière ou contre elle, mais seulement avec elle. Précisément parce que la nation est peuple, une politique vraiment nationale ne saurait avoir pour condition des mesures antisociales. C’est contre la nation elle-même qu’une politique antisociale est dirigée et c’est elle qu’