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Publié le samedi 5 septembre 2015

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Blog de Pierre-Alain Millet, 2008-2014, adjoint PCF au maire de Vénissieux, chargé de l’environnement, du cadre de vie, des énergies et du développement durable 2014-2020, adjoint PCF au maire de Vénissieux, chargé du logement, du développement durable et des énergies. Je contribue aussi aux sites du journal des communistes de Vénissieux Le Venissian du réseau Faire vivre et renforcer le PCF

Macron et les "sacrifices" : La fin de "l’insouciance" des peuples face au capitalisme ?

29 août, par Pierre-Alain — Vie politique

On connaissait le mépris du président des riches pour ceux « qui ne sont rien » et sa proximité avec les premiers de cordées d’où devaient ruisseler les bienfaits. Mais la violence de son discours de cette rentrée 2022 n’a pas d’autre précédent que Raymond Barre ou Margaret Thatcher. Il annonce le 14 juillet un « plan de sobriété » dès cet été pour consommer moins d’électricité et de gaz, et appelle carrément fin Août à des « sacrifices » face à « la fin de l’abondance et de l’insouciance », annonçant « une grande bascule ou un grand bouleversement »

Il nous souhaitait pour les voeux 2022 « tous les espoirs…. d’une année pleine de bonheur et d’accomplissements personnels ». Mais c’est du sang et des larmes qu’il décide en cette rentrée.

La plupart des commentateurs médiatiques justifient ce discours des sacrifices, au nom de la guerre de plus en plus présentée comme une guerre contre la Russie et le monde non occidental, ou au nom d’une urgence climatique que beaucoup auraient découvert avec les canicules cet été, mais qui conduit les mêmes à la relance du charbon ! Olivier Véran évoque un « été de l’après », après les nombreuses catastrophes naturelles, « un été d’après le changement climatique, de prise de conscience totale chez les plus sceptiques »

Il s’agit bien d’une guerre, mais dont on ne dit pas qui sont les belligérants et quelles en sont les vraies raisons. Ce sont les banques centrales qui disent la vérité, il faut immédiatement empêcher la hausse des salaires qui partout fait pression, par les démissions de ceux qui peuvent comme par les grèves de ceux qui n’ont pas le choix. Il faut donc sonner la fin du « quoi qu’il en coûte » financier. La guerre contre la Russie est d’abord une guerre contre notre peuple, contre les peuples occidentaux que le capitalisme veut confronter aux restructurations qu’il imposait jadis aux pays du Sud, pays qui de plus en plus souvent affirment leur souveraineté économique et politique.

C’est la vraie raison des « sacrifices », et le climat n’est qu’un prétexte. Tous les moyens sont bons, jusqu’à « une forme de police » de la sobriété énergétique, proposée par Pascal Canfin. Quand on pense au mythe de ce modèle démocratique occidental qui démontre chaque jour son impasse, des éborgnés des gilets jaunes à cette « police de la sobriété », on ne peut que sourire en relisant Staline parlant d’insouciance le 3 juillet 1941 « il faut que les citoyens comprennent toute la gravité du danger qui menace notre pays et renoncent à la quiétude et à l’insouciance, à l’état d’esprit qui est celui du temps de la construction pacifique (…) l’ennemi est cruel, inexorable ».

Il s’agissait du nazisme. Mais quel est l’ennemi en 2022 et ennemi de qui ? La Russie et la Chine serait les ennemis des peuples ? Mais ce ne sont pas eux qui décident de l’inflation en occident mais bien la planche à billet qui tourne à fonds depuis des décennies pour maintenir la place du dollar. Ce ne sont pas eux qui décident de ne plus nous fournir de matière première, de composants ou d’équipements, mais nos gouvernements qui décident de sanctions et nous demandent « d’en payer le prix » !

Et pendant ce temps, les grandes entreprises, en particulier en France, versent des dividendes à des niveaux record, 44,3 milliards en France au deuxième trimestre.

On ne peut se satisfaire de la réponse de Yannick Jadot (EELV) qui regrette le discours de Macron : « Pour l’instant, ce ne sont que des mots. On a un président de la République qui, depuis des années, discours sur le dérèglement climatique, mais n’agit pas ». Veut-il plus d’annonces concrètes de sacrifices ?

On ne peut non plus se contenter de critiquer l’injustice de Macron appelant aux sacrifices quand les dividendes explosent, tout en justifiant le discours de la sobriété. Car ce n’est pas la suppression des piscines des riches ou de leurs jets privés qui transformeront une économie des énergies fossiles qui reste dominante en Allemagne et en Pologne notamment. La sobriété devient toujours en système capitaliste de l’austérité pour ceux qui travaillent !

Fabien Roussel a bien raison de dénoncer les mots d’Emmanuel Macron : « Les propos du président de la République sont absolument déplacés, provocateurs, méprisants pour les Français qui travaillent et qui ont du mal à boucler leur fin de mois », et d’affirmer « Il va falloir produire plus, de tout, en France, et même de l’énergie ».

Comme le dit Guillaume Dumoulin, « Le ruissellement vers les capitalistes ne souffre pas de la sécheresse ! ». Complétons, la sécheresse et le réchauffement climatique demandent d’investir massivement en France dans les services publics, la production industrielle, la réponse aux besoins. Pour cela il ne faut pas de sobriété mais de l’investissement et du travail, de la démocratie et de la justice, une politique au service de ceux qui travaillent, bref, une autre société, et la première bataille est bien celle des salaires et du pouvoir d’achat du plus grand nombre.

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