Alerte coronavirus ! Alerte pauvreté !

2 novembre

Depuis de nombreuses années, des élus locaux, des associations tirent la sonnette d’alerte pour que l’Etat agisse efficacement contre la pauvreté qui ne cesse d’augmenter. Plus de neuf millions de nos concitoyens vivent en dessous du seuil de pauvreté. La crise sanitaire, la pandémie a déclenché un séisme.

  • Séisme humain parce que de nombreuses personnes ont perdu un proche.
  • Séisme santé professionnel parce des hôpitaux débordés, des soignants à bout de souffle.
  • Séisme économique, chômage partiel, chômage, fermeture de commerces, d’entreprises…
  • Séisme social, parce que les pauvres sont devenus plus précaire quant d’autres ont basculé dans la précarité.

Cette crise sociale sans précédent se poursuit six mois après les 3 coups du confinement. C’est ce que montre la nouvelle édition du baromètre Ipsos/Secours populaire de la pauvreté. Un français sur 3 a subit une perte de revenus, depuis le confinement même si les dispositifs d’activités partielle et d’arrêts de travail pour garde d’enfants ont servi d’amortisseurs. Un français sur 4 restreint les quantités dans son assiette, un sur 7 saute des repas….. 900000 chômeurs supplémentaires sont attenus par l’Unedic en 2020.

En 2019, déjà les associations tiraient la sonnette d’alarme sur la dégradation sans précédent des conditions de vie des plus précaires liée à la baisse des allocations logement surtout pour les familles monoparentales, la hausse de la CSG , la fin des contrats aidés.

Sur notre ville, notre majorité dès le début de la crise, avons été réactifs, nous avons déclenché une cellule de veille, canicule et personnes âgées inscrites aux festivités de fin d’année. Aides, orientations, écoutes afin de répondre à leurs besoins. Nous avons été aux côtés des associations ; Restos du Cœur, Secours Populaire qui n’ont jamais cessé de délivrer des aides alimentaires. D’autres associations ont organisé des distributions de colis alimentaires, d’autres ont fait des dons au Secours Populaire. Même si nous savons que l’ADN de notre ville est la solidarité et bien nous étions sur le terrain un grand vent de solidarité a soufflé sur notre ville, solidarité entre amis entre voisins, d’habitants volontaires. C’est ce qui forge notre identité et la fierté d’être Vénissian.

La continuité des services publics a été assuré, les services sociaux du CCAS ont été renforcés avec le renfort d’agents municipaux……Nous avons continué à délivrer les aides alimentaires, le subsidiaire.

La ville a délivré une aide alimentaire aux familles bénéficiant des tarifs sociaux, afin d’aider les familles.

L’Etat a également aidé les familles sous forme d’une dotation de chèques services et ont chargé les CCAS pour la distribution de ces aides via nos partenaires sur notre commune. Depuis le mois de juillet nous constatons une hausse des demandes d’aides aux CCAS, la crise sociale s’accentue, c’est le même constat avec les associations.

Dès le 15 juillet, nous avons voté un fond d’aide aux associations afin d’aider les associations qui ont eut pour certains, une explosion de la demande sociale, et d’autres des pertes d’activités générant des recettes.

Dès le mois de septembre, nous avons réactivé la cellule de veille des personnes âgées. Nous sommes très attentifs et bienveillants envers nos résidents des résidences autonomies. Le portage de repas est proposé au vu des situations individuelles. Nous sommes en lien avec les 2 EHPADS de Vénissieux.

Nos craintes sont de voir encore plus de ménages basculer vers la précarité, même si l’Etat met en place des mesures, ce ne sont que des pansements.

Deux millions de personnes vivent avec moins de 700 euros par mois. Plus de 200000 vivent dans des logements indignes ou à la rue. La France est l’un des pays les plus riches au monde, mais il n’a pas éradiqué la misère, bien au contraire.

L’augmentation des minimas sociaux, l’ouverture du RSA aux moins de 25 ans, l’augmentation du SMIC, des salaires, des pensions, la suppression de la taxe sur les produits de première nécessité, le blocage des prix de l’eau, de l’énergie, tout cela pourrait freiner considérablement la pauvreté.

Concernant la santé en, 20 ans, ce sont plus de 100000 lits d’hôpitaux qui ont été fermés, des conditions de travail fortement dégradées. Et avec la première vague du virus, des personnels à bout de souffle qui aujourd’hui semble reprendre le même chemin avec cette 2e vague.

L’Etat doit agir efficacement et durablement sur tous ces domaines qui frappent notre pays, nous serons toujours aux côtés des habitants.