Après Robert Hue, Jean-Claude Gayssot…

les dirigeants qui ne croient plus au PCF en partent… les militants restent !
Décembre 2008

Jean-Claude Gayssot est obligé de dire enfin clairement qu’il ne croie plus au PCF. Il faut faire connaitre ses déclarations… Après Robert Hue, il tente de faire peur aux communistes qui ont massivement décidé de continuer le PCF. Mais il est normal qu’un dirigeant qui ne croie plus au communisme cherche d’autres voies. C’est une bonne nouvelle qu’il l’assume publiquement.

Que les dirigeants qui ne veulent plus de PCF se retrouvent pour faire une « nouvelle force métamorphosée »… les communistes pourront enfin faire un congrès efficace et rassembleur..


article de associated press A un peu plus d’une semaine du 34e congrès du PCF (11-14 décembre), Jean-Claude Gayssot, ancien ministre communiste des Transports de Lionel Jospin, a affiché mardi soir sa volonté de voir naître « une nouvelle force politique de gauche, qui soit à la fois contestataire, unitaire, indépendante du PS et constructive ».

Cette force politique irait « du nouveau parti de Jean-Luc Mélenchon à la LCR, en passant par les syndicalistes, les altermondialistes et les Verts et les communistes », a expliqué le vice-président de la région Languedoc-Roussillon à l’Associated Press.

Jean-Claude Gayssot veut voir le PCF impulser la démarche. « C’est ce que je dirai lorsque le congrès se présentera. En tant que PCF, le parti n’a plus d’avenir », a-t-il estimé. « Si on n’engage pas une nouvelle démarche, on ne va plus exister, avec la bipolarisation qui est en marche…déjà qu’on est réduits à la petite portion ! Le parti unique et la dictature du prolétariat nous ont fait du tort et du mal. Si on ne se transforme pas, on dépérira », a-t-il ajouté. « Pour moi, la seule visée communiste qui vaille, c’est l’émancipation humaine ».

Le nouveau parti de Jean-Luc Mélenchon deviendrait « l’interlocuteur privilégié de cette construction », souhaite Jean-Claude Gayssot qui « ne désespère pas que ce nouvel ensemble politique soit majoritaire à gauche ».

L’ex-ministre prend pour modèle le parti Die Linke « créé par les communistes et le socialiste dissident Oskar Lafontaine ». Et il réfute tout doublon avec le Nouveau Parti Anticapitaliste d’Olivier Besancenot, « qui n’est que dans la contestation du système capitaliste ».

L’ancien cheminot n’envisage pas de quitter le Parti communiste. J’ai (ma carte) depuis l’année de mon mariage…Ca fait 45 ans !". AP

Vos réactions

  • Pierre K 7 décembre 2008 11:42

    La situation actuelle au PCF à la veille de son 34e congrès est assez paradoxale !

    Le PCF a éliminé il y a quelques années, plus précisément au 30e Congrès de Martigues en 2000, le centralisme démocratique.

    C’est un concept précisé par Lénine, qui correspond à un mode de fonctionnement idéal, donc jamais atteint.

    Toute organisation, qu’il s’agisse d’un parti communiste ou d’une entreprise capitaliste se situe quelque part entre d’un côté une « démocrassouille » anarchisante, (La tolérance, il y a des maisons pour cela" disait le poète catholique Paul Claudel) et, à l’autre extrême, une dictature brutale.

    Dans le cas du PCF, depuis la « mutation » entamée par Robert Hue, la tendance lourde est à l’anarchie, au sens banal du mot. Quand des dirigeants nationaux du PCF mènent la campagne de José Bové aux denières élections présidentielles contre Marie-George Buffet, la secrétaire générale de leur propre parti, on se demande où on va !

    Il faut donc remettre un peu d’ordre dans la cabane !