Vénissieux : la réflexion des communistes contre les dérives fascistes fait réagir

3 février

L’opposition a déserté le conseil municipal. Cette attitude est dans la droite ligne de ce qu’elle démontre depuis de nombreuses années. Créer le buzz, faire des coups plutôt que d’affronter le vrai débat démocratique, notamment sur les questions touchant réellement la vie des vénissians.

Cette fois ils prennent prétexte d’un propos de Michèle Picard faisant référence aux pratiques pouvant s’apparenter au fascisme de certains de nos opposants. Propos tenu lors d’un débat en visioconférence sur la nécessité pour les habitants des quartiers et villes populaires de se réapproprier le débat et le choix politique. Débat organisé par les sections PCF de Vénissieux et Vaulx-en-Velin.

C’est à mettre en parallèle avec cette courte vidéo de quelques secondes, diffusée quelques jours avant le deuxième tour des municipales. Elle était extraite là encore d’un débat plus large auquel Mme Picard avait participé et voulait faire croire qu’elle était opposée à la pratique religieuse.

L’anathème lancé par les groupes de l’opposition n’est pas acceptable. Extraire une phrase de son contexte pour se victimiser et tenter de créer une nouvelle polémique en ignorant le contenu du débat lui même, démontre leur volonté de contribuer activement au pourrissement et à la régression de la vie politique plutôt que de s’engager dans le débat démocratique et républicain dont les habitants ont besoin.

Cette évolution du fait politique sur notre ville comme en France s’apparente à ce qui se passe aux USA autour de Trump. Mais aussi dans bon nombre de pays Européens, comme en Italie ou le mouvement « 5 étoiles » doit sa progression au rejet des forces politiques traditionnelles, se dit ni de droite ni de gauche et a gouverné pendant 18 mois l’Italie en faisant une alliance avec l’extrême droite.

Le" tous pourris" si facile à utiliser participe à la fracture politique et est une porte d’entrée vers le fascisme, le RN.

Lors des dernières élections municipales dans plusieurs communes nous avons assisté à des procédés discutables. Depuis les électeurs covoiturés en taxi, jusqu’aux promesses qui n’engagent que celui qui y croit, allant de l’appartement désiré jusqu’au boulot, transformant le geste d’engagement politique qu’est le vote en un geste de soumission au plus riche, au plus fort, au meilleur chef ou patron, tuant le débat d’idées.

Cela peut participer à une dérive fasciste dans notre pays. En tout cas cela mérite discussion car dans toute force fasciste, il y a appui sur un socle social.

Nous communistes ne craignons pas ce débat. Et nous proposons à ceux qui voudraient nous donner des leçons sur le fascisme de balayer devant leur porte.

Ainsi le groupe "Nous Vénissieux" s’est-il excusé d’avoir accepté sur sa liste un candidat qui avait été élu précédemment conseiller communautaire avec les voix des élus FN ce qui lui avait d’ailleurs valu une sanction de son parti ? Nous n’avons rien entendu.

Ce même groupe n’est-il pas gêné par ce colistier qui représentait le maire et les élus en tenues et animaux divers, visant à les ridiculiser et les humilier ? Le même multipliait les mots, photos, visant à assimiler tous les communistes à des ivrognes, sans compter le caractère largement sexiste de sa représentation des femmes.

Comment faut-il qualifier ce genre de méthodes ? A chacun d’y réfléchir mais l’attaque personnelle visant à rabaisser son adversaire ne fait pas grandir le débat politique et a des antécédents dans l’histoire peu recommandable pour qui se place du côté de la démocratie.

Les tentatives de rapprochements, de rencontres entre la tête de liste de "La République partout pour tous" et le "Rassemblement National" n’ont ils pas été évoqués ? C’est en tous cas ce qu’affirmait le leader du RN à Vénissieux et celui de la droite a admis avoir rencontré le responsable départemental du Rassemblement national et avoir écrit personnellement aux colistiers du RN.

Quant à nous, nous sommes inquiets de la place prise par l’extrême-droite en France et pas seulement comme force politique organisée, mais aussi par les idées qu’elle propage. Nous considérons que ses idées et ses pratiques dégradent la vie politique bien au delà de ses rangs !

Et c’est un débat que nous avons l’intention de poursuivre !

La section PCF de Vénissieux ne se laisse d’ailleurs pas impressionner par toute cette agitation bien loin des préoccupations des habitants. Et nous pouvons annoncer que nous tiendrons, avec la section de Vaulx-en-Velin, un nouveau débat en mars consacré cette fois aux questions de sécurité.

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