Les vénissians se retrouvent dans les assemblées des conseils de quartier !

16 octobre

Au début de cette année, en sortant lentement de ce confinement qui avait figé nos vies sociales, nous ne savions pas comment reprendre les relations citoyennes. Il fallait trouver comment réélire nos délégués de quartier, comment reprendre les rencontres et visites de quartier.

Nous avons du organiser des élections de délégués principalement numériques, et la première bonne nouvelle a été le grande nombre de nouveaux candidats, y compris de nouveaux habitants. Cela a permis de désigner 139 délégués, la plupart nouveaux, et nous ils ont commencé à se rencontrer, à découvrir ce que la ville met à disposition…

Mais nous ne savions pas encore comme les Vénissians allaient participer ou pas à ces nouveaux conseils de quartier

C’est pourquoi tout le monde attendait les premières assemblées générales pour juger de la participation citoyenne à Vénissieux. Le 6 octobre dans le centre a donné une première réponse… La salle était pleine, il a fallu rajouter des chaises et il y avait des dizaines d’habitants qui voulaient poser une question, faire une proposition ou donner un avis.. La soirée a été très riche et les nouveaux délégués ont pu se rendre compte qu’il y avait un potentiel fantastique de participation à Vénissieux.

Le lendemain à Gabriel Péri, même chose. C’est un plus petit quartier ou parfois la participation était limitée. Cette année, une salle pleine et plein de questions.

La semaine suivante à Parilly puis Jules Guesdes a confirmé que les Vénissians voulaient participer, avaient des choses à dire et que les conseils de quartier à la vénissiance avaient bien redémarré après la crise, faisant vivre une relation directe entre élu et habitant.

Cette relation directe est une relation en toute franchise. Tout le monde connait les sujets qui fâchent, ceux qui provoquent l’exaspération de nombreux habitants, l’insécurité, les incivilités, la propreté, le stationnement… En général, la presse évoque ces sujets en n’évoquant que la colère des habitants et pas la colère… du maire et des élus !

Pourtant, c’est bien l’originalité plus forte cette année de cette relation habitant-élu. Sur l’insécurité avec le maire ou sur le stationnement ou la propreté avec l’adjoint, la discussion part du réel, des faits rapportés par des habitants et le plus souvent précisés et commentés par le maire ou l’adjoint, de l’exaspération devant les comportements inacceptables que tout le monde constate, exaspération conjointe de tous les participants.

Quand le commandant de police donne de nombreux détails sur l’ampleur de son travail, donne des chiffres sur le nombre d’interventions de tout type, et quand il laisse parler sa colère en disant "quand on passe des centaines d’heures à intervenir contre des incivilités, on n’assure pas forcément votre sécurité. Ce n’est pas l’action de la police qui va réduire les comportements inciviques de ceux qui croient que tout est permis et qui ne respectent plus aucune règle de vie collective.

Oui, c’est la belle nouvelle de ces assemblés générales de conseil de quartier, dans la diversité des opinions politiques de chacun, il y a un espace de rencontre commun pour parler de notre ville, du quotidien comme des projets.

Vive les conseils de quartier Vénissian !