LE PCF POUR ROMPRE AVEC LE CAPITALISME

, par  Marie-Christine Burricand , popularité : 9%

La crise a mis en lumière la
cruelle réalité du capitalisme :
l’enrichissement sans limite de
quelques-uns ne peut se faire
qu’en achetant toujours moins
cher le travail des autres !
Le capital opère un véritable racket
sur les salaires.

Dans le même temps, le gouvernement
s’attaque violemment aux services
publics pour libérer de nouvelles
possibilités de faire du profit car tout
ce qui échappe à sa loi lui est insupportable.
Au travers de la réforme annoncée
des collectivités territoriales, c’est le
socle même de la république qui est
menacé. Sous couvert de simplifier
les institutions, il s’agit d’éloigner un
peu plus les citoyens des décisions,
de substituer aux élus locaux des élites
technocratiques intouchables, de
priver les collectivités locales de
moyens d’intervention au service des
habitants.

Si la colère et l’action ont été largement
présentes ces derniers mois,
elles n’ont pas permis de faire reculer
le gouvernement.

Et la victoire en trompe l’oeil du parti
de Sarkozy aux européennes laisse un
sentiment amer. Des millions d’électeurs
du Non se sont abstenus, faute
de trouver l’offre politique correspondant
à leur colère et à leur rejet de la
construction européenne.

Alors que les élections régionales
approchent, il est plus que temps que
le PCF se libère d’une vision par trop
institutionnelle qui nous éloigne des
préoccupations populaires.
Le choix n’est pas entre la reconduction
d’une alliance obligée avec le PS
ou l’enfermement dans la gauche de
la gauche, qui plus est en deçà de
notre représentativité réelle.

Sur l’emploi, la formation, l’industrie,
les transports, la santé, les collectivités
locales, les services publics... portons
une bataille communiste avec
des propositions de transformation
sociale qui rompent avec le capitalisme.
Prenons l’initiative d’une liste de
large rassemblement conduite par un
communiste. Faisons des élections
régionales un grand moment de rassemblement,
de résistance au patronat
et à la droite, d’expression de la
colère populaire, de volonté d’une
politique au service du peuple.

L’expérience de la constitution de la
liste aux dernières européennes
comme le calendrier annoncé font
craindre le pire quant à la possibilité
réelle que les communistes décident
de leur liste et des unions éventuelles,
du contenu de la bataille, des femmes
et hommes qui porteront leurs couleurs.
Cela ne se construit pas dans
les accords de sommet ! Ne nous laissons
pas voler cette bataille des régionales,
exigeons d’avoir le dernier mot !
Dans le Rhône, une assemblée la plus
large possible de communistes s’impose.

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