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Boisements urbains

Conseil municipal du 10 octobre 2022
Mercredi 26 octobre 2022

Comme nous l’évoquions à propos de la délibération du plateau fertile, notre ville a une longue histoire de lien avec la nature, les jardins, les espaces verts avec un service espace vert dont les compétences sont reconnues jusqu’au niveau national.

Ceux qui ont eu le privilège de participer à plusieurs fleuralies connaissent l’incroyable créativité paysagère et artistique de nos agents que nous tenons à remercier et valoriser dans ce conseil. Il faut les écouter expliquer avec passion et pédagogie leurs activités et leurs réalisations lors des visites des serres municipales pour comprendre que nous sommes engagés depuis longtemps dans la démarche que cette délibération illustre de la place de la nature en ville qui est loin d’une simple décoration, d’un simple fleurissement, mais qui est une démarche paysagère autant artisanale que scientifique et culturelle pour chercher une place nouvelle à la nature en ville.

Nous avons été parmi les premiers à supprimer les pesticides il y a plus de 20 ans, et à expérimenter toutes les techniques de luttes biologiques, à base d’auxiliaires comme les coccinelles bien sûr, mais pas seulement. André Gerin avait été à l’initiative de la création du syndicat intercommunal des grandes terres qui organisait chaque année des plantations de haies diversifiées avec les écoles qui ont joué un rôle important au service de la biodiversité du site qui est passé de 3 à 43 espèces d’oiseaux nicheuses en dix ans.

La 4e fleur a consacré nos efforts progressifs pour diversifier nos plantations, prendre de la hauteur, rechercher des essences indigènes, mais aussi plus résistantes la sécheresse, en faisant découvrir des plantations qui ont parfois fait discuter avec des habitants surpris devant des fougères, des plantes moins florales, moins d’annuelles et le développement de vivaces.

Depuis longtemps, nous travaillons pour planter plus d’arbres que nous ne devons en abattre, sachant que comme toutes les communes, nous faisons face ces dernières années à une forte mortalité des arbres, dues à la sécheresse, aux contraintes de l’arrosage et à des maladies comme ces champignons qui ont conduit la métropole à abattre les tilleuls de l’allée bien connue au parc de Parilly. Nous travaillons aussi à la biodiversité des arbres avec ce résultat extraordinaire que la cartographie métropolitaine reconnait le parc des minguettes comme une lieu de biodiversité.

L’expérience de ces forêts urbaines sera intéressante à suivre pour évaluer sa capacité à augmenter la résistance des arbres. Le principe étant d’ailleurs qu’il y aura bien sûr une assez forte mortalité dans la concurrence organisée par une plantation très dense, mais que cela doit conduire à conserver des arbres plus résistants.

Il y a de nombreux débats autour de cette approche dite Miyawaki qui cherche à retrouver une nature indigène mieux adaptée à l’environnement local. On sait que cet environnement change au fil de l’histoire, encore plus avec le changement climatique. On sait aussi que la notion de plante indigène est complexe puisque la nature elle-même propage des espèces entre continents, et que l’humanité bien sûr a accéléré ces migrations de plantes. Nous considérons aujourd’hui la tomate comme méditerranéenne alors qu’elle est d’Amérique. Quels sont les arbres qui résisteront mieux dans 30 ans à Vénissieux est une question complexe. Mais nous savons que nos espaces verts et leur remarquable directeur Philippe Laurent travaillent pour maintenir la qualité et la biodiversité de nos espaces verts.

L’adresse originale de cet article est http://gec.venissieux.org/Boisement...