Compte rendu du 48 e congres de la CGT ! Enregistrer au format PDF

En direct d’un délégué CGT CELM !
Mai 2006

Cet article relate le compte rendu d’un délégué CGT CELM , mandaté par sa fédération ! Cet article résume ces impressions , son récit du déroulement du congres et ces conclusions personnelles !

CELM COUDON BPL ETM La CGT

Site du SYNDICAT CGT CELM Méditerranée www.cgtcelm.com/

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Dimanche 7 mai 06 Compte rendu de 48e congrès CGT à LILLE. Vu et vécu par votre délégué CELM !

Dimanche 23 avril, veille du 48e congrès, se tenait à LILLE un forum international à l’initiative de la confédération CGT accueillant plus de 80 représentants de tous les continents pour plancher sur deux sujets majeurs et brûlants : Le nouvel internationalisme syndical et quelle nouvelle organisation syndicale pour y faire face ? « Face à la globalisation : Un seul but : rassembler les syndicats du Monde ! « L’unification du syndicalisme à l’échelle mondiale est d’une absolue nécessité «  Bernard THIBAUD en ouverture de ce forum ! Mais restent encore à définir à la fin de ce forum des questions majeures et en particulier : « Quels contours précis de la future organisation mondiale, quels statuts, quels membres fondateurs, pour quelles chartes et quelles combativités ?  » « Comment ne pas reproduire au sein de la future centrale les inégalités Nord SUD entre syndicats riches qui peuvent largement contribuer financièrement et d’autres sans moyens et incapables de payer ? Autant de questions qui devront être réglées d’ici le début novembre et la convocation d’un congres mondial ! D’ici – là , la CGT devra entériner ou pas son adhésion à cette future structure et la aussi le débat promet d’être vigoureux dans la CGT ? Première séance : lundi 24 avril 2006 ! Grand Palais LILLE ! L’ouverture du 48e congrès de la CGT eut lieu à 15 H 30 dans la salle du grand palais de LILLE : Elle débuta sur le vote de la présidence de séance et l’intervention du secrétaire général sortant Bernard THIBAUD. L’introduction aux débats porta sur les points suivants qui sont à noter :
- Tout d’abord, salutations à tous les congressistes, aux invités et à l’UD Nord pour leur implication dans la préparation de ce congrès.

  • Le congrès, c’est celui des syndiqués CGT aux travers de leurs délégués réunis ces jours-ci.
  • Rappel sur l’actualité du CPE et la victoire. Ensemble nous avons bien travaillé patiemment l’unité des salariés quels que soient leurs âges, leurs natures, leurs métiers, rassemblant hommes, femmes, jeunes et moins jeunes dans l’unité.
    - La cohésion et la convergence revendicative des salariés, le progrès social forment le ciment de la CGT
  • Nous avons besoin d’avancer et de combattre le CNE frère du CPE.
  • Rappel historique des batailles passées pour les retraites, la sécurité sociale et le CPE afin d’affirmer nos faiblesses et notre force.
  • Besoin de travailler toutes les dimensions unitaires.
  • Notre pays a besoin de réformes, mais pas celles d’essence libérale.
  • La CGT doit être à la hauteur de l’espoir des salariés.
  • Construction d’une organisation ouverte à tous sans exclusive et qui doit se fixer pour objectifs les droits sociaux, le progrès social, la démocratie, la paix et doit contribuer à la lutte contre la mondialisation capitalistique.
  • La sécurité sociale professionnelle : un enjeu exclusivement CGT sans contrefaà§on politique pour mieux l’édulcorer.
  • Poursuite de l’engagement de la CGT au travers d’une internationale syndicale mondiale.
  • L’entreprise est un terrain économique et idéologique que nous devons disputer au patronat qui en use et aux actionnaires qui abusent.
    - Â« Comment faire pour que les luttes des uns deviennent les luttes de tous « 
  • Comprendre pour mieux agir dans le nouveau salariat au travers de nouvelles situations : site syndical ou syndicaux locaux, adaptation au lieu géographique.
  • Syndicalisation accrue de la CGT : « Il faut être partout et fort partout.
  • Besoin d’ouverture de la CGT (forum, réseau, associations, politique, etc.)
  • Besoin d’une nouvelle cotisation syndicale au travers du COGITIEL, outil d’efficacité financière, de transparence et d’équité. Conclusion du SG Bernard THIBAUD :
  • Si nous voulons être forts, nous devons unir le salariat en respectant les revendications et les approches de chacune des catégories de salariés.
  • Syndicalisme égale dévouement, échanges, expérience, compréhension et détermination.
  • Faisons en sorte d’être en prise avec la société dans tous les domaines, de promouvoir les rapports de force débouchant sur des succès revendicatifs pour les salariés.
  • Ayons confiance, bougeons avec comme force syndicale et outil efficace une CGT plus proche, plus solidaire, plus efficace. La fin de la première journée du 48e congrès était consacrée aux votes des commissions suivantes :
  • Commission des mandats
  • Commission du document d’orientation
  • Commission de résolution du nouveau système de répartition des cotisations. Enfin hommage à toutes celles et à tous ceux qui nous ont quittés (décès) depuis le 47e congrès de la CGT. Pour finir une longue journée ( transport délégués(e ) s ) l’élection de la présidence du mardi matin a été effectuée.

Deuxième séance (matin) et troisième séance (après-midi) : mardi 25 avril 2006 Beau temps, pluie en soirée, 8°C A 8h30 pour l’ouverture, accueil des organisations étudiantes et lycéennes victorieuses sur le CPE : Bruno JULLIARD UNEF Tristan ROUQUIER FIDL Karl STOECKEL UNL Jérôme VERITE jeune secrétaire CGT TRANSPORT, coordinateur de l’unité avec les étudiants et les lycéens auprès de la Confédération CGT. Le congrès leur laissa la parole à chacun d’eux afin de donner leurs sentiments sur la situation issue de la victoire contre le CPE et aussi sur la CGT. Tous, tour à tour prennent la parole BRUNO, TRISTAN, KARL. Ils remercient à plusieurs reprises la CGT de les avoir invités à son congres .La formule ne relève pas que de la politesse. Ils (UNEF, FIDL, UNL) apprécient les aides que lui ont apporté la confédération CGT, et d’abord de les avoir respecté, de les avoir considérés à part entière du mouvement social. C’est aussi l’histoire d’une rencontre de la jeunesse étudiante, lycéenne, collégienne et du monde du travail et de la disponibilité d’une organisation syndicale CGT soucieuse d’indépendance , de convergence et de rassemblements et surtout de doubles unités : étudiants /salariés , actifs /retraités , femmes /hommes, jeunes /chômeurs, etc. ; ! Apres une longue ovation après les différentes interventions des étudiants et des jeunes, la discussion se portait sur le document d’activité et le débat interactif qui s’ensuivit, appréciation des uns, amendements des autres, précisions des uns et des autres, formulation négative ou complémentaire d’une partie de la salle. Puis vint le moment du vote du document d’activité. Il fut adopté par plus de 82 % des exprimés à main levée. Abstentions 28207 soit 6,3 % Exprimes 416857 soit 93,7 % POUR : 341 862 voix, soit 82 % CONTRE : 74 995 voix, soit 18 % Ensuite vint le moment d’analyse afin de mieux cerner la vision que se font les salariés de la CGT. (Enquête CSA) C’est Stéphane ROZES du CSA qui fit les commentaires suivants : « Une CGT mieux perà§ue par la jeunesse, une CGT en grand progrès dans l’opinion publique mais qui a encore des progrès à faire en terme de propositions crédibles et d’amélioration de sa démarche unitaire et de rassemblement  » « la CGT est le syndicat qui a la meilleure image auprès des jeunes salariés .Mais ce n’est pas facile de passer de ce constat à la syndicalisation « Stéphane ROZES

Puis vint le débat sur l’état de nos finances confédérales avec les différents tableaux financiers et la problématique des reversements et des déficits structurants CGT. Présentation du bilan financier depuis le 47e congrès (2003) La commission de contrôle financier donna son avis ; pour résumer voici les réserves suivantes :

  • frein et obstacle de nos finances : mauvais reversement dans toutes les structures de la CGT !
  • Besoin de changer de système de cotisation pour être plus efficace et pour mieux confédérer ! Conclusion de la CFC (Commission de Contrôle Financier) : il faut accélérer la syndicalisation, les politiques financières confédéralisées, avoir un nouveau système de cotisations plus solidaires qui assure l’équité de tous et la solidarité continuelle, tout cela pour donner à la CGT les moyens de son action et de peser sur les choix sociaux ! Le vote du rapport financier 2003/2006 fut fait à mains levées : Abstentions : 50 délégués Exprimés : 934 délégués Pour : 767 délégués Contre : 147 délégués Le rapport est adopté. Puis vint le moment de l’intervention du maire de LILLE Martine AUBRY et de John MONS secrétaire général CES. Le travaux du 48 e congres reprit son cours … Document d’orientation Séance de travail Préambule + Chapitres 1, 2, 3 et vote final. Vote à mains levées pour les chapitres et électroniques pour le vote final. La discussion reprit sur la discussion du préambule du document d’orientation à la fin de la matinée. Intervention de Maryse Dumas sur les choix qui ont traduit à instruire ce préambule. Quelques idées fortes à retenir : 1. Placer la solidarité et le rassemblement au cœur des objectifs de la CGT et des pratiques syndicales concrètes. 2 Thématiques stratégiques qui sont développées dans ce document : a) la solidarité b) l’exigence de reconnaissance individuelle. 3 être respecté et compter pour un le rapport de l’individu au collectif 4 La démarche syndicale nouvelle et la syndicalisation à affirmer et à développer. 5 La place de la négociation et les rôles à lui donner. 6 Le label CGT : Objectif : progrès social pour les salariés. Moyens : rapport de force et convergences syndicales. Finalité : la démocratie. Ce sont ces orientations que la direction sortante propose au débat dans le préambule du document d’orientation.

Les différents intervenants ont engagé le débat sur ce préambule et plus particulièrement sur l’aspect de la lutte. *A noter l’intervention de notre camarade Marie CUVELIER Assistante sociale UD VAR CGT sur : Extraits « le nombre de femmes syndiqué (e) s CGT, c’est un enjeux décisif comme la précarité des femmes. La bataille pour la titularisation (105 passage conseil généra 83 l) et création de section syndicale femmes au Conseil général sont des succès «  Apres un long débat interactif assuré par Philippe LATTARD, secrétaire général CGT UD OISE, et au nom de la commission d’orientation, le texte du préambule amendé par cette commission fut adopté par la majorité du congrès à mains levées. Les principes de la charte d’Amiens furent rappelé : la charte d’Amiens en 1906 affirma la séparation de la CGT avec les partis politiques à une très forte majorité. Aujourd’hui cela fait toujours partie de nos statuts CGT. La journée était terminée ; place au spectacle au ZENITH de LILLE ! L’ensemble de la délégation de l’UD CGT Var avec les deux Varois de la fédération des travailleurs de l’état s’est rendu à cette soirée faite de danses et de musique. (Orchestre régional de LILLE)

Quatrième et cinquième séances : mercredi 26 avril 2006 Beau temps : 10°C le matin et 18°C l’après-midi L’ouverture de la matinée se fit avec les débats de la partie n°1 du document d’orientation. Introduction au débat de Philippe TEXIER UD Côte d’Or avec l’explication des amendements retenus. Apres un court débat interactif, le congrès a adopté le chapitre n°1 du document d’orientation par un vote à mains levées de manière indicative. Document d’orientation : partie n°2 Idées proposées : la démocratie au cœur des enjeux de transformation du travail et de la société. Introduction au débat par la camarade Agnès LE BOT, membre de la CE confédérale. Thèmes retenus en priorité pour introduire le débat interactif :

  • L’idée de la démocratie. Quel contenu ?
  • Le droit syndical et de transformation sociale.
  • Le droit fondamental du travail, qu’est-ce que c’est ? Le travail pour la CGT : garantie collective, affrontement avec le patronat.
  • Le nouveau statut du travail salarié, dépassement du lien de subordination avec l’employeur.
  • La sécurité sociale professionnelle visée émancipatrice.
  • La place et le rôle des services publics : à conquérir et à améliorer.

Le débat général et interactif se déroula ensuite sur ces questions ! * A noter l’intervention de notre camarade JP BRAT ( GIAT) sur les questions essentielles non portées sur le document d’orientation concernant les questions sur la paix, le désarmement et le pôle public de Défense. Puis ce fut l’intervention de JL Le DUIGOU au nom de la commission du document d’orientation afin de repréciser la méthode de travail sur ce long document d’orientation visant à discuter sur l’ensemble des chapitres. Les idées maîtresses qui ont constitué la trame de ce document sont les suivantes : 1. Conquérir et se défendre 2. La sécurité professionnelle et sociale 3. Droit d’interventions des salariés 4. Droits aux logements, démocratie, racisme, refus de l’apprentissage des enfants et homophobie 5. Notion de citoyenneté, de solidarité et de service public 6. Pôle financier et responsabilité sociale des entreprises. Le débat interactif sur ces chapitres-là se déroula durant une partie de la matinée. Le vote indicatif à mains levées a permis d’adopter la deuxième partie du document après une multitude d’interventions. C’est par souci de volonté de clarification du débat et du nombre important d’amendements proposés à la commission d’orientation par le syndicat et une petite partie seulement qui fut approuvée multipliant ainsi les explications et les interrogations qui forcèrent la commission à décortiquer les paragraphes dans un souci de transparence et de meilleure lisibilité ! Suite à ce vote, John BAKER, président de l’OIT (Organisme International du Travail), intervenait sur les responsabilités syndicales d’aujourd’hui, la globalisation et les marchés financiers, la victoire historique du CPE en France, la valeur montante de la solidarité syndicale Fin de matinée.

Document d’orientation : chapitre n°3 Développer l’organisation CGT confédérée. Introduction au débat par Alain GUINOT, secrétaire CGT. Le sens de son intervention fut de traiter les questions liées aux notions de confédéralisation, des questions de vie collective et de vie démocratique, des questions liant mode de vie, fédéralisme, relation entre organisations CGT, coopération CGT, complémentarité, prise d’intérêts communs à l’ensemble des salariés. Nos modes de vie et d’organisation doivent être mieux appréhendés, mieux réfléchis pour une meilleure efficacité :

  • Création de syndicats de site, de syndicats multi professionnels.
  • Seuil de création d’un syndicat repère syndical.
  • Les évolutions structurelles CGT doivent permettre une meilleure efficacité en terme d’objectifs syndicaux CGT.
  • Développer l’outil syndical, l’organisation syndicale confédérée devient un véritable défi.
  • Répondre à l’éclatement du salariat par des structures et des syndicats qui aident à unifier, à rassembler favorisant les convergences de luttes. CONCLUSION : Les transformations, les modifications, les évolutions sont toujours sujettes à des débats passionnés à la CGT ! Il faut respecter l’organisation confédéré permettant à la fois de garantir le développement CGT afin de répondre aux exigences sociales des salariés. La discussion de la partie Chapitre 3 était lancée à partir de ces orientations comme perspective de transformation sociale et syndicale. Les conclusions de la commission du document d’orientation du chapitre 3 furent reprécisées par Caroline AUBRY, membre de la commission du document d’orientation amandée. Suite aux amendements retenus, les idées maîtresses sont les suivantes :
  • Seuil de 20 syndiqués non retenu
  • Union locale : réaffirmation de leur priorité
  • Champs territoriaux à redéfinir et à préciser
  • Réaffirmation que le syndicat est la base de la CGT
  • Réaffirmation de la charte de la vie syndicale du 47e congrès : un bien pour tous !
  • Tenir compte des réalités PME/PMI, développement de la CGT
  • Pérennisation de l’adhésion CGT et gagner une intensité syndicale au travers de la carte permanente CGT
  • Réaffirmation de la notion de collectifs de syndicat, collectif jeunes, syndicat multi professionnels, etc. Le vote sur le document d’orientation dans sa globalité pouvait commencer (préambule + 3 chapitres)

Résultat des votes. DOCUMENT D’ORIENTION, vote électronique global. Nombre total de voix : 448 662 Délégués en voix ayant participé aux votes : 443 442 Abstentions : 20 363 voix, soit 4 6 % Exprimés : 423 079 voix soit 95,4 % POUR : 339 953 voix, soit 80,4 % CONTRE : 83 126 voix, soit 19,6 % Le document d’orientation était largement approuvé !

Sixième et septième séances : jeudi 27 avril 2006 Beau temps, températures identiques Début de discussion du nouveau système de cotisations. Introduction aux débats par Denis BAUDEQUIN, président de la CFC (Commission de Contrôle Financier) Les idées essentielles développées sont :

  • Construire un nouveau système de répartitions de cotisations, c’est assurer concrètement la solidarité, esprit du syndicalisme.
  • Historique et phase de réflexion émanant à cette nouvelle résolution en matière de répartition de cotisations syndicales.
  • Travaux du 46e congrès passage au pourcentage, intentions. Travaux du 47e congrès finalisant les seuils et le lancement du débat sur les nouvelles cotisations syndicales.
  • Intégration d’un journal CGT à tous les syndiqués avec la nouvelle cotisation syndicale plus solidaire.
  • Part de la modulation de 4 à 3 % retenue afin de développer la presse confédérale à tous les syndiqués sur l’année (sauf Options, Vie Nouvelle retraités et Le Peuple ). Proposition de 3 % à discuter.
  • INDECOSA et Avenir social financés par le FNI.
  • Proposition de fixer le champ professionnel (FD) à 29 %, à 4% près.
  • Proposition de garder sur le FNI pour les syndicats 33 %.
  • Champ territorial professionnel : 29 %, à 4% près.
  • Proposition que les syndicats réunis en congrès ou assemblée générale peuvent statuer sur cette partie modulable.
  • Principe de reversement global des syndicats à un organisme national de suivi COGETIS sous la responsabilité duquel s’effectuera la ventilation des sommes reà§ues ; l’outil technique : un seul compte bancaire.
  • Le circuit de redistribution est géré par un organisme, propriété des syndicats et des organismes bénéficiaires avec un comité de gestion élu par le 48e congrès pour trois ans. Il comprend des représentants des syndicats, des fédérations, des UD et de la confédération. CONCLUSION DE LA COMMISSION DE CONTROLE FINANCIER Il n’y a aucune volonté de corseter le débat, ni de mettre à mal l’indépendance des organisations CGT, voire de remettre en cause le fédéralisme. Il faut faire de ce débat, le débat de la sérénité et non celui de la persistance des difficultés. Par rapport aux systèmes actuels et les multiples reversements disparates que les syndicats sont censés opérer, cela constitue une simplification de travail :
  • Exigence de la réaffirmation du rôle et de la place des UL.
  • Critère retenu pour la proposition des camarades aux conseils de gestion COGETIS : parité, âge, profession, disponibilité. C’est le CCN qui a approuvé cette liste de candidats à une très large majorité.

Début du débat inter actif sur les candidatures au COGETIS. * A noter : intervention de notre camarade de la FNTE Yvan VELY sur les nouvelles cotisations : (un extrait) « Le système futur devrait tendre, sinon à faire disparaître ou tout au moins à atténuer, les défauts majeurs du système actuel  » Intervention ensuite de Michel DONEDU pour la commission de résolution sur le nouveau système de cotisations. Idées principales développées :

  • 159 amendements émanant de 57 syndicats ont été classés par thèmes.
  • 8 thèmes de travail ont été retenus afin d’éclairer le débat et les problématiques, mais tout d’abord il nous faut répondre à deux questions majeures : 1. maintien ou pas du nouveau système de cotisations soumis au débat. 2. Différer ce débat est contraire à nos statuts (article 28) et donc voir cela au prochain 49e congrès CGT. Question 1. Vote à main levée sur le principe du nouveau système de cotisation : accord large du congrès. Question 2. Deuxième vote à main levée sur le vote non statutaire décidé par une partie du congrès (article 28 des statuts soit disant bafoué) Le congrès vote largement pour que le débat se poursuive sur le nouveau système de cotisations. Le débat sur le nouveau système de cotisation s’engage alors et différents camarades expriment leur totale inquiétude sur la transparence des reversements du système des nouvelles cotisations dans la CGT. Enfin le vote a lieu à bulletin secret et par voie électronique. Le nouveau système de cotisations est approuvé. Résultat du vote :

Abstentions : 19 201 voix, soit 4,3 % Exprimés : 427 270 voix, soit 95,7 % POUR : 270 201 voix, soit 63 2 % CONTRE : 157 070, soit 36,8 %

Jeudi 27 avril, il est 18H00 La présentation des candidatures à la future direction confédérale a lieu. Plus de 108 camarades candidats proposés et seulement 54 candidats retenus après plus de huit mois de débats, trois réunions de la CE confédérale, quatre réunions du CCN sortant, des centaines de rencontres avec tous les candidats et un compte-rendu dans Le Peuple de tout ce travail constitutif de candidatures.

  • Présentation des critères retenus pour les futurs candidats à la CE confédérale : parité, jeunesse, disponibilité, répartition entre UD, FD et syndicats, comité de chômeurs, UGICT, UCR, etc.
  • 61 camarades n’ont pas été retenus, non pour leur incapacité ou leur crédibilité mais parce qu’ils ne correspondaient pas aux critères définis et qu’il n’en fallait que 54 et non pas 108.

Le vote par procédure électronique afin d’élire les candidats à la commission exécutive confédérale a permis l’élection des 54 candidats avec des scores allant de 80 et 95 %. A noter, le meilleur score, Yannick MALENFANT FNTE (97,63 %) et le plus mauvais, JL LE DUIGOU (83,69 %)

Huitième séance : vendredi 28 avril 2006 matin Beau temps mais plus frais.

Cette matinée commenà§ait par la présentation de toutes et tous les candidats retenus par le congrès, présentation longue et individuelle des camarades féminins et masculins avec leur place et leur rôle dans leurs syndicats. Vint ensuite la nomination du bureau confédéral :

Onze membres, dont BLANCHE Francine, DONEDU Michel, DUMAS Maryse, DUPONT Frédérique, GUINOT Alain, LASSALLE Maïté, LE DUIGOU Christophe, RABHI Mourad, LOVERA Graziella, NATON Agnès, SANCHEZ Daniel (trois nouveaux promus) !

Réunion de la commission exécutive confédérale pour élire son secrétaire général.

Reprise après la pause avec l’élection pour un troisième mandat de Bernard THIBAUD, nouveau et ancien secrétaire général CGT sous les tonnerres d’applaudissements.

La CGT s’est enfin retrouvée entre les pros et les anti. Enfin, le discours de clôture de Bernard THIBAUD secrétaire général de la CGT autour des thèmes suivants (Discours de cheminot) :

Nous allons remettre la CGT à l’heure du TGV et il y a de la place pour tout le monde ! Personne après ce congrès ne sera laissé sur le quai ! S’il manque des voitures pour embarquer dans le train de la CGT, nous mettrons en place des navettes et les jeunes pourront monter en marche ! Nous croiserons des voyageurs qui ne parlent pas notre langue et qui veulent aller dans la même direction syndicale ! Nous sommes forts de l’enthousiasme que vous avez dégagé, forts des décisions que vous avez prises lors de ce congrès ! La confiance est dans le camp de ceux qui se rassemblent et qui luttent ! La gare de départ sera celle du 1er mai et la destination « gare des nouvelles victoires syndicales  » ! Merci à tous. La clôture du congrès s’avanà§ait à grand pas. Il est 11H00. Discours de clôture officielle par Eric AUBIN, membre de la CE confédérale CGT. Idées maîtresse soulevées :

  • Il faut s’ouvrir à cette jeunesse qui a un autre regard sur la CGT après le CPE !
  • Les organisations de jeunes et d’étudiants nous ont lancé un défi : continuer à faire tourner le moteur du syndicalisme rassemblé, le moteur de l’unité syndicale !
  • L’UNEF nous a proposé d’engager un travail en commun afin que l’unité persiste et que les propositions pour les futures revendications aboutissent de manière commune !
  • Le 1er mai doit être l’occasion de réaffirmer cette union entre les jeunes et le reste des salariés enfin retrouvée !
  • « Qui dit négociations dit mobilisations et rapport de force !  »
  • Les libertés syndicales : un combat quotidien !
  • Vous avez voté les orientations de la CGT, elles sont précises, claires et nous devons tout faire pour qu’elles s’appliquent !
  • « Si les accords d’entreprise s’appuient sur la mobilisation et la négociation, alors le compromis n’est pas la compromission !  »
  • 7 ans de réflexion pour les nouvelles cotisations syndicales, c’est un nouveau départ dans la solidarité, l’esprit du syndicalisme CGT !
  • Le gong a sonné, à§a signifie, la rue est à nous que la joie vienne, mais oui le congrès est fini (BOUTADE) !

- Le 1er mai, dans les rues : les défiles doivent être placés sous le signe de la victoire contre le CPE !

Vive le 48e congrès, vive la CGT !

Le 48e congrès est enfin terminé après plus de 4 jours et demi de travaux dépassant ainsi les 35 heures par semaine !

Mais quand on est militant, on ne compte pas !

L’apéro était enfin ouvert avant le repas fraternel avec la musique d’un orchestre venu de DUNKERQUE ! La folie militante, la joie débordante d’un après congrès envahissait l’espace Grand Palais de LILLE !

Plus de 1 300 convives allaient se presser dans le grand réfectoire afin d’aller se restaurer au grand buffet servi par plus 100 personnels détachés à cet effet !

Moment de joie, de bonheur, moment d’émotions de militant ayant accompli un long travail syndical pour un grande cause : celle du monde du travail !

CONCLUSION personnelle : Quelques idées fortes dans ce congrès :

- Tout d’abord un congrès souverain où chacun a pu s’exprimer même si parfois les échanges étaient plus que vigoureux !

  • Congrès difficile sur les choix à opérer tant les différences étaient immenses entre tous les congressistes !
  • Des idées fermement défendues, souvent âprement discutées, parfois des dérapages comme ce congressiste baissant son pantalon parce que le micro lui avait été refusé faute de temps et qui le lendemain, venait s’excuser !
  • La CGT reste un lieu conflictuel du débat syndical et citoyen, ce congrès n’a pas dérogé à la règle !
  • Une grande partie des camarades auraient souhaité une autre orientation, plus ancrée sur des orientations de luttes de classe et réaffirmation qu’un syndicat CGT est aussi un syndicat de masse, voire révolutionnaire ! Malheureusement le congrès ne les a pas entendus de manière majoritaire !
  • Deux orientations se sont exprimées tout le long de ce 48e congrès :

a) L’une de la direction confédérale approuvé majoritairement par le 48 e congres , sur le syndicalisme rassemblé et le nouveau système de cotisation, plus ouverte, voire plus réformiste d’après les autres ( anarcho-syndicaliste ) !

b) L’autre plus révolutionnaire et ancrée sur la notion de classe et la réactivation des fondamentaux de la charte d’Amiens et donc anarcho-syndicaliste plus que syndicaliste rassemblé et ouvert !

C’est aussi cela la démocratie, débattre, essayer de convaincre âprement l’autre et décider ensemble des suites !

  • Seul à l’aube de l’expérience du temps et des défis qui nous attendent, nous pourrons mesurer si les orientations tracées par ce congrès auront trouvés les bons chemins des futurs succès comme celle du CPE !
  • Ce congrès se termine, le travail commence pour tous les majoritaires CGT comme les minoritaires.

La CGT a besoin de tous les siens pour relever les défis de l’affrontement avec le patronat et le gouvernement libéral !

Une certitude au moment de la fin du 48e congrès, toutes et tous les camarades se sont retrouvés dans un repas fraternel en oubliant les querelles sémantiques, les affrontements et les batailles d’idées !

  • la CGT était unie fraternelle, solide !

La confédération CGT est marche pour défendre encore pour longtemps le monde du travail. Le besoin d’unité, de fraternité, du tous ensemble a vaincu en cette fin de congrès.

Il est temps de rentrer à la maison, les délégués de l’UD VAR comme ceux de la FNTE VAR !

Vraiment, un bon congrès CGT, une belle ville que la ville de LILLE !

Il est temps de mettre en application toutes ces décisions, il est temps d‘aller conquérir de nouvelles victoires syndicales, il est temps que le monde du travail relève la tête !

Ils ont un outil aiguisé par le 48e congrès, il s’appelle la CGT

Au revoir LILLE, Bonjour TOULON !

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Vos réactions

  • Pascal Brula 23 mai 2006 17:34

    Cette analyse me semble inacceptable, surtout pour un site comme celui-ci qui a pris délibérément partie pour le Travail contre le Capital et dont les articles me semblent généralement porteurs d’un véritable caractère de classe.

    C’est pourquoi je propose cette contre analyse pertinente qui a été faite par les camarades retraités de la ville de Créteil et qui me semblent résumer les enjeux de ce congrès :

    1 °- La direction sortante ne dresse aucun bilan de son activité depuis le 47e congrès. Or l’année 2003 fut celle de la démolition du système de retraites en application des décisions du sommet de Barcelone entérinées par Chirac et Jospin, notamment l’augmentation des annuités de cotisation et l’allongement de cinq ans de l’âge ouvrant droit à la retraite. Pour être efficace, la riposte exigeait la convergence dans l’action des secteurs public et privé que le pouvoir s’efforà§ait d’opposer. Elle n’a pas même été ébauchée. L’échec était donc assuré. La direction de la CGT porte une lourde part de responsabilité dans cette défaite. La CGT accepte en 2004 « le diagnostic partagé » (entre le pouvoir, le patronat et les syndicats), typique de la collaboration de classes et elle accepte de gérer la pénurie, ce que Douste-Blazy appelle « la gouvernance ». Ici encore refus de la CGT de faire converger les luttes. A une très forte majorité le Comité fédéral de la CGT se prononce pour le Non au référendum sur la constitution européenne, le Bureau confédéral, son secrétaire général en tête n’en tient aucun compte et ne tire aucun enseignement de la victoire massive du Non qui désavoue ses atermoiements.

    2° Le constat de la situation des salariés et de leurs familles ne reflète pas la gravité extrême de leurs souffrances. Les jeunes savent qu’ils vivront plus mal que leurs parents, toute perspective de construire leur vie leur est déniée, d’où leur révolte. Le chômage, la précarité, les bas salaires, la dégradation constante des secteurs publics de santé, d’éducation, de la Sécurité sociale en général, les privatisations, s’inscrivent dans une stratégie de la résignation que s’efforce de mettre en œuvre le gouvernement et à laquelle souscrivent trop souvent des organisations syndicales en particulier par la priorité donnée à la négociation sur les luttes. Telles sont les raisons majeures de la désaffection des travailleurs à l’égard du syndicalisme. Il n’est plus une arme pour eux. Il est un peu court de dire avec une sérénité (1-29) : « Alors que le chômage s’installe, que la précarité progresse, et que les inégalités se renforcent, le travail subit d’importants changements ». Les travailleurs souffrent de plus en plus de la malfaisance galopante du capitalisme. Le dénoncer c’est pointer du doigt l’adversaire à combattre. Le taire c’est au mieux se résoudre à de précaires aménagements.

    3° Le document d’orientation est essentiellement axé sur des problèmes organisationnels qui ne sont pas essentiels et n’expliquent en rien la « crise  » de recrutement du syndicalisme. Le caractère descriptif du document d’orientation vise à éluder le dilemme de fond : Syndicalisme de lutte ou syndicalisme de collaboration de classes. Il rompt avec ce qui constitue la raison d’être historique et toujours actuelle du syndicalisme CGT : la contradiction inconciliable entre les intérêts du patronat, des actionnaires, bref ceux du capital et ceux des salariés. La lutte des classes qui devrait être le fil rouge de ce document est évacuée. S’agissant du renforcement de la CGT (1-59) il est fait silence sur sa mission fondamentale : être l’écho et le moteur des revendications sociales. Il ne s’agit pas de « peser sur les directions des groupes » (1-97) mais de les combattre. Ce n’est pas la voie prise. Le document se prononce (11-151) pour des « entreprises socialement responsables », c’est un voeu pieu ! Comme s’il était dans le souci du capitalisme d’assurer des responsabilités sociales et non de faire du profit, toujours plus de profit et de satisfaire la voracité de dividendes des actionnaires sans se préoccuper de leur nature ni de leur poids. Cet appétit de profits qui se nourrit de l’exploitation du monde du travail est plus que jamais une réalité vécue. Les producteurs de richesses voient leur part de plus en plus réduite pendant que s’accroît celle de leurs exploiteurs. Alors que se déchaîne sur le monde la déferlante du capital, ce qui importe c’est de rassembler le monde du travail dans une lutte sans concession contre les exploiteurs.

    4° Certes le document d’orientation fait une description assez exacte de la réalité mais il n’en fait presque jamais l’analyse qui est cependant le fondement de toute stratégie. Il se rallie à une union syndicale européenne (CES) sans la moindre critique de ses positions cogestionnaires et réformistes et il envisage même une fédération mondiale sans donner les conditions anticapitalistes et de classe de sa réalisation. Or l’union n’est pas un but, une fin en soi, elle n’est qu’un moyen. Sur la définition du but, libérer le travail de son exploitation, le document est tout à fait muet.

    Pour toutes ces raisons, le document d’orientation ne répond pas aux aspirations et aux besoins du monde du travail, Il n’est ni rassembleur ni combatif. II ouvre même la voie à un syndicalisme de partenariat avec le Capital.


    Je tiens à rappeler également que les délégués à ce congrès ont été filtrés selon une méthode particulièrement antidémocratique : des camarades normalement élus délégués ont même été empêchés d’y participer selon des critères que seule la direction nationale connaissait (tiens, cela me rappelle un autre congrès qui s’est tenu récemment…). Les résultats des votes sont donc conformes à ce trucage. Tout cela traduit simplement une volonté délibérée de la direction nationale, parallèlement à celle du PCF, de mener la CGT sur les chemins du réformisme ou de la collaboration de classe : à savoir que la lutte contre le capitalisme n’est plus à l’ordre du jour… L’outil CGT est donc particulièrement émoussé !

    A ce propos, il est bien de rappeler les termes combatifs de la Charte d’Amiens (1906) :

    "La C.G.T. groupe, en dehors de toute école politique, tous les travailleurs conscients de la lutte à mener pour la disparition du salariat et du patronat. Le Congrès considère que cette déclaration est une reconnaissance de la lutte des classes qui oppose, sur le terrain économique, les travailleurs en révolte contre toutes les formes d’exploitation et d’oppression, tant matérielles que morales, mises en œuvre par la classe capitaliste contre la classe ouvrière. Le Congrès précise sur les points suivants cette affirmation théorique : Dans l’œuvre revendicatrice quotidienne, le syndicalisme poursuit la coordination des efforts ouvriers, l’accroissement du mieux-être des travailleurs par la réalisation d’améliorations immédiates, telles que la diminution des heures de travail, l’augmentation des salaires etc. Mais cette besogne n’est qu’un côté de l’œuvre du syndicalisme ; il prépare l’émancipation intégrale, qui ne peut se réaliser que par l’expropriation capitaliste ; il préconise comme moyen d’action la grève générale et il considère que le syndicat, aujourd’hui groupement de résistance, sera, dans l’avenir, le groupement de production et de répartition, base de réorganisation sociale. Le Congrès déclare que cette double besogne, quotidienne et d’avenir, découle de la situation des salariés qui pèse sur la classe ouvrière et qui fait à tous les travailleurs, quelles que soient leurs opinions ou leurs tendances politiques ou philosophiques, un devoir d’appartenir au groupement essentiel qu’est le syndicat".

    Pour un bon résumé du congrès, voir le site ouvalacgt : http://ouvalacgt.over-blog.com/

    Pascal Brula

    • Compte rendu du 48 e congres de la CGT ! 23 mai 2006 21:14, par BARLO Christian

      Bonjour à tous ! propos tenus par Pascal BRULA en réponse à mon compte rendu ! « Cette analyse me semble inacceptable, surtout pour un site comme celui-ci qui a pris délibérément partie pour le Travail contre le Capital et dont les articles me semblent généralement porteurs d’un véritable caractère de classe. »

      Déclaration de BARLO rédacteur de ce compte rendu en toute amitié !

      « comment peut-on appeler quelqu’un qui déclare inacceptable une vue des autres et trouvent que certains propos inscrits sur ce site ne sont pas conformes à ce site ! »

      c’est déjà la négation de l’autre !

      Je tenais a dire à mon camarade Pascal BRULA , que j’ai assisté au 48 e congres et que « tout ce qui salit est petit ! » Mais que je respecte sa critique ! Et que son compte rendu ( remarque acerbe) n’est pas celui du 48 e congres dont j’ai vécu la génése et la fin ! Je n’ai pas ressenti les mêmes choses ,ni les mêmes observations ou critiques qu’ils semblent dénoncer ! On peut être en désaccord sans pour celà interdire la parole aux autres ! Ce congres sera certainement un grand congres si chacun prend part à la cause du monde du travail et ne cherche pas des boucs émissaires dans la CGT à toutes nos diffilcultés ! Même si parfois des erreurs ont été commises , mais qui ne doivent pas faire oublier l’essentiel de notre combat syndical de rassemblement , d’écoute et de rapport de force ! TOUS ENSEMBLE ! c’est déjà assez compliqué à mener les batailles syndicales , n’essayons pas de compliquer à outrance les évenements pour se faire plaisir ou … ! Je n’ai jamais été un délégué « filtré » , mais j’ai observé de la part de celles et ceux qui étaient toujours en contradiction avec les orientations soumises au débat , beaucoup d’invectives , beaucoup d’arguments ou insultes contre les hommes et au dela « de l’affirmation du role de classe et de masse » sans aucune autre proposition succeptible d’ouvrir d’autres discussions ou propositions constructives ! Le débat a eu lieu , il a été serieux , parfois vif mais toujours ouvert ! N’en déplaise à toutes celles et ceux qui cherchent à compliquer les congres au seul souhait de leur volonté constestataire ! Nous avons tous à mettre en application ces orientations bien plus qu’ a chercher toujours et encore des disputes stériles !

      L’adversaire n’est pas dans la CGT , mais à le chercher dans le camps du patronat et du gouvernement et en nous même tous les jours pour mener une activité cGT toujours plus conquérante et offensive !

      Je suis tolérant à l’avis des autres à condition que les autres le soient autant que moi ! Mon avis ne comptent que pour un , mais il est a respecter ! Si ce site m’avait censuré alors, il ne serait plus communiste comme je le conà§ois ! Cordialement Et salutations fraternelles à mon camarade Pascal BRULA que je ne connais pas et mais que je respecte profondemment !

      BARLO Christian Communiste et responsable de syndicat CGT ! NOn filtré , Non soumis et parfaitement épris de notion de classe et de masse dans le seul but commun d’émancipation du monde du travail ! « Personne n’a le monopole de la défense du monde du travail , mais tout le monde au PCF comme à la CGT cherche le meilleur moyen d’y souscrire ! »

      • Compte rendu du 48 e congres de la CGT ! 24 mai 2006 17:25, par Pascal Brula

        Pourquoi j’ai utilisé ce terme "inacceptable" qui peut sembler effectivement un peu fort ?

        Tout simplement parce que ton discours est le discours dominant de la direction social-démocrate de la CGT et de Bernard Thibaud ou de Le Duigou et qu’on peut le retrouver dans toute la presse CGT ou sur le site CGT, voire même dans l’Humanité, alors que l’analyse que je soutiens est au contraire censurée et n’a que des lieux comme celui-ci pour s’exprimer.

        Je trouve donc un peu fort de café que tu nous resserves ici ce discours lénifiant, alors que ce site essaye de faire vivre le discours communiste, discours censuré, bien sûr par les médias dominants, mais aussi par les directions de la CGT et du PCF (au passage, alors que certains prétendent à l’indépendance du syndicat, il y a au contraire comme une sorte de convergence de vues entre les deux directions nationales de la CGT et du PCF, convergence qui pourrait être risible si elle n’était pas inquiétante ; d’ailleurs au vu de ce qui se passe actuellement, je pense que ni l’une ni l’autre ne cherchent le meilleur moyen de "souscrire à la défense du monde du travail").

        Bien sûr, en tant que délégué, tu n’as pas été filtré !! puisque tu soutiens la transformation de la CGT en syndicat réformiste !! Mais dans ta réponse, tu continues d’avoir un discours creux qui ne reprend aucune des questions qui sont posées par mon texte. Tu prétends que les opposants sont sans prise sur la réalité, maniant les insultes et les invectives : faux ! Relis mon texte (à moins que tu ressentes le mot de réformiste comme une insulte : dans ce cas, je pense que ton cas n’est pas désespéré).

        Tu sembles bardé de certitudes. C’est ton droit. Mais comment peux-tu accepter que la direction nationale soit pour le traité constitutionnel de l’UE alors que le droit à la retraite ne faisait même pas partie de la soi-disant "Charte des droits fondamentaux" ? Comment interpréter le fait que la direction nationale ait saboté la campagne du Non ? qu’elle ait saboté la lutte des travailleurs de la RTM, de la SNCM (qu’a échangé Thibaud avec De Villepin lors de la scandaleuse "négociation" au plus fort de la lutte…), d’EDF-GDF, etc… Cela ne te pose aucun problème ?

        La posture que tu adopte est classiquement utilisée par la pensée unique. Selon elle, il y aurait une conception de la "modernité" qui serait opposée au "conservatisme", conception qui voudrait qu’il y ait d’un côté les modernes qui font des propositions et de l’autre les anciens qui "insultent" et ne croient qu’à la lutte des classes. Cette vision réductrice est l’argument principal des apôtres du capitalisme qui applaudissent aux évolutions actuelles de la CGT. Cela fait quand même mal au cœur de voir B.Thibaud acclamé par le congrès du PS… Et n’est-ce pas le Figaro qui titrait au soir du 48e congrès : « Bernard Thibault sort vainqueur pour conduire son syndicat sur la voie de la négociation  ». C’est ce qu’on appelle le syndicalisme rassemblé, celui qui négocie plus vite que son ombre…

        Personnellement, ma conception du syndicalisme est celui de la lutte, car la négociation sans la lutte n’est qu’une démission réformiste, et plus particulièrement lorsqu’on ne veut plus entendre parle de lutte des classes, c’est-à -dire de la contradiction entre le Capital et le Travail : cela signifie tout simplement que l’on accepte pour toujours la domination du Capital et donc l’exploitation de l’homme par l’homme.

        Pascal Brula