Le peuple grec en résistance : un exemple pour les peuples européens ! Enregistrer au format PDF

Solidarité avec le mouvement social grec
Mars 2010

Déclaration de la section de Vénissieux du PCF transmise au camarade Nikos Seretakis du KKE présent aux rencontres internationalistes de Vénissieux en Octobre 2009


L’Islande, l’Espagne, le Portugal, la Grèce….la liste est longue des pays que les rentiers de la finance capitaliste tentent de piller à travers les manipulations monétaires. La France peut elle aussi être visée si les dirigeants de l’Union Européenne autorisent les attaques des fonds spéculatifs anglo-saxons.

Et ces états voudraient se renflouer sur le dos des contribuables pour le plus grand profit des investisseurs qui bénéficiaient des intérêts des dettes ou qui pariaient sur la faillite d’un de ces pays.

Les médias nous parlent de la Grèce comme d’un mauvais élève, d’un pays immature qui aurait triché et qui doit maintenant payer. Mais ils ne disent pas qui a endetté ce pays et dans l’intérêt de qui ! C’est bien pour maintenir les taux de profits records qui alimentent les revenus des actionnaires que les services publics sont démantelés, que les usines sont délocalisées, que les salaires et les retraites décrochent de l’évolution du coût de la vie, que la santé ou l’école sont privatisées. Et tout cela se fait en même temps que l’explosion des dépenses militaires, des dépenses pour les riches, des dépenses de « soutien » aux entreprises. Comme le disait Marx, seul l’état socialiste peut être réellement rigoureux !

Tout cela ne peut plus durer. Les hommes vivant dans un monde qui produit toujours plus de richesses ont le droit à une vide digne, à un avenir meilleur ! Pour rouvrir cette perspective, il faut que des hommes courageux se lèvent en disant non aux spéculateurs, s’affranchissent de la peur que leur impose les dirigeants de l’Europe capitaliste, se libèrent du carcan idéologique de l’Euro et de l’Union Européenne.

Le parti communiste grec a donné l’exemple en refusant de se plier au diktat des argentiers, en impulsant un puissant mouvement social qui peut bousculer les plans européens. C’est la voie que doivent suivre dans tous les pays les forces progressistes affirmant qu’un autre monde est possible. C’est un exemple notamment pour les partis communistes et ouvriers qui doivent assumer leur responsabilité dans les luttes de classes.

La section de Vénissieux du PCF remercie les camarades grecs du KKE pour leur mobilisation et l’exemple qui est donné aux forces progressistes en Europe. Elle les assure de la solidarité des travailleurs de France et fera connaitre dans la ville de Vénissieux les luttes en Grèce.

fraternellement

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  • déclaration traduite en grec par notre camarade Eleni,


    Î Ï Î¿Ï‚ τον ÏƒÏ Î½Ï„Ï Î¿Ï†Î¿ Πίκο Î£ÎµÏ ÎµÏ„Î¬ÎºÎ·

    ΓΙΑ ΤΟ ΚΟΜΜΟΥΠΙΣΤΙΚΟ ΚΟΜΜΑ ΕΛΛΑΔΑΣ - ÎœÎ¬Ï Ï„Î¹Î¿Ï‚ 2010

    Η ΙσΠ»Î±Î½Î´Î¯Î±, η Ισπανία, η Î Î¿Ï Ï„Î¿Î³Î±Î »Î »Î¯Î±, η ΕΠ»Î »Î¬Î´Î±… Î¼Î±ÎºÏ Î±Î¯Î½ÎµÎ¹ η Π»Î¯ÏƒÏ„α των Ï‡Ï‰Ï ÏŽÎ½ που οι ÎºÎµÏ Î´Î¿ÏƒÎºÏŒÏ€Î¿Î¹ της καπιταΠ»Î¹ÏƒÏ„ικής κεφαΠ»Î±Î¹Î¿ÎºÏ ατίας ÎµÏ€Î¹Ï‡ÎµÎ¹Ï Î¿Ï Î½ να καταΠ»Î·ÏƒÏ„ÎµÏ ÏƒÎ¿Ï…Î½ με Î½Î¿Î¼Î¹ÏƒÎ¼Î±Ï„Î¹ÎºÎ¿Ï Ï‚ Ï‡ÎµÎ¹Ï Î¹ÏƒÎ¼Î¿Ï Ï‚.

    Το ÏƒÏ„ÏŒÏ‡Î±ÏƒÏ„Ï Î¿ θα ÏƒÏ„Ï Î±Ï†ÎµÎ¯ και Ï€Ï Î¿Ï‚ την ΓαΠ»Î »Î¯Î±, φτάνει οι ηγέτες της Î•Ï…Ï Ï‰Ï€Î±ÏŠÎºÎ®Ï‚ Ένωσης να ÎµÏ€Î¹Ï„Ï Î­ÏˆÎ¿Ï…Î½ την επίθεση του αγγΠ»Î¿ÏƒÎ±Î¾Ï‰Î½Î¹ÎºÎ¿Ï ÎºÎµÏ Î´Î¿ÏƒÎºÎ¿Ï€Î¹ÎºÎ¿Ï ÎºÎµÏ†Î±Î »Î±Î¯Î¿Ï….

    Αυτές οι Ï‡ÏŽÏ ÎµÏ‚ κοιτάνε να αυξήσουν το ÎºÎ­Ï Î´Î¿Ï‚ των επενδυτών και του κεφαΠ»Î±Î¯Î¿Ï…, χτυπώντας τα κοινωνικά δικαιώματα των ÎµÏ Î³Î±Î¶Î¿Î¼Î­Î½Ï‰Î½. Γιά τους επενδυτές η Π»Ï ση Î­Ï Ï‡ÎµÏ„Î±Î¹ είτε από το ÎºÎ­Ï Î´Î¿Ï‚ που Ï€Ï Î¿Î­Ï Ï‡ÎµÏ„Î±Î¹ από τους τόκους του Ï‡Ï Î­Î¿Ï…Ï‚, είτε στοιχηματίζοντας στην Ï‡Ï ÎµÏ‰ÎºÎ¿Ï€Î¯Î± μιάς απ’αυτών των Ï‡Ï‰Ï ÏŽÎ½.

    Τα μέσα μαζικής επικοινωνίας μας δείχνουν μιά εικόνα της ΕΠ»Î »Î¬Î´Î±Ï‚, αυτή, του ÎºÎ±ÎºÎ¿Ï Î¼Î±Î¸Î·Ï„Î®. Μιάς Ï‡ÏŽÏ Î±Ï‚ Î±Î½ÏŽÏ Î¹Î¼Î·Ï‚ που έκΠ»ÎµÏˆÎµ στα Ï‡Î±Ï Ï„Î¹Î¬ και Ï„ÏŽÏ Î± Ï€Ï Î­Ï€ÎµÎ¹ να πΠ»Î·Ï ώσει. Δεν Î±Î½Î±Ï†Î­Ï Î¿Ï…Î½ όμως ποιός οδήγησε την Ï‡ÏŽÏ Î± στην Ï‡Ï ÎµÏ‰ÎºÎ¿Ï€Î¯Î±, και σε τίνος το ÏƒÏ…Î¼Ï†Î­Ï Î¿Î½. Γιά να ÎºÏ Î±Ï„Î·Î¸Î¿Ï Î½ τα ÎºÎ­Ï Î´Î· των ιδιωτών επενδυτών στα Ï ÏˆÎ·, έγινε ο διαμεΠ»Î¹ÏƒÎ¼ÏŒÏ‚ του δημοσίου, οι Î¼ÎµÏ„Î±Ï†Î¿Ï Î­Ï‚ των ÎµÏ Î³Î¿ÏƒÏ„Î±ÏƒÎ¯Ï‰Î½. Οι μισθοί και οι συντάξεις έχουν τεΠ»ÎµÎ¯Ï‰Ï‚ Î¾ÎµÏ†Ï Î³ÎµÎ¹ από τον Ï Ï…Î¸Î¼ÏŒ εξέΠ»Î¹Î¾Î·Ï‚ του κόστους ζωής. Η υγεία και η εκπαίδευση Î¹Î´Î¹Ï‰Ï„Î¹ÎºÎ¿Ï€Î¿Î¹Î¿Ï Î½Ï„Î±Î¹.

    Και Ï€Î±Ï Î¬Î »Î »Î·Î »Î± με όΠ»Î± αυτά, αυξάνονται οι ÏƒÏ„Ï Î±Ï„Î¹Ï‰Ï„Î¹ÎºÎ­Ï‚ δαπάνες, οι δαπάνες γιά την πΠ»Î¿Ï…Ï„Î¿ÎºÏ Î±Ï„Î¯Î±, οι δαπάνες για την « Ï…Ï€Î¿ÏƒÏ„Î®Ï Î¹Î¾Î·Â » των ÎµÏ€Î¹Ï‡ÎµÎ¹Ï Î®ÏƒÎµÏ‰Î½.

    Κατά τον ÎœÎ¬Ï Î¾, μόνο ένα σοσιαΠ»Î¹ÏƒÏ„ικό ÎºÏ Î¬Ï„Î¿Ï‚ Î¼Ï€Î¿Ï ÎµÎ¯ να είναι αΠ»Î·Î¸Î¹Î½Î¬ Î±Ï€Î±Ï Î­Î³ÎºÎ »Î¹Ï„ο !

    Αυτή η κατάσταση δεν Î¼Ï€Î¿Ï ÎµÎ¯ άΠ»Î »Î¿ πιά να ÎºÏ Î±Ï„Î®ÏƒÎµÎ¹. Î–Î¿Ï Î¼Îµ σ’ένα κόσμο που Ï€Î±Ï Î¬Î³ÎµÎ¹ όΠ»Î¿ και Ï€ÎµÏ Î¹ÏƒÏƒÏŒÏ„ÎµÏ Î¿ πΠ»Î¿Ï το και αυτό θά Î­Ï€Ï ÎµÏ€Îµ να δίνει την εΠ»Ï€Î¯Î´Î± για μιά ζωή Î±Î¾Î¹Î¿Ï€Ï ÎµÏ€Î®, γιά ένα καΠ»Ï Ï„ÎµÏ Î¿ μέΠ»Î »Î¿Î½ !

    Γιά να βαδίσουμε σ’αυτή την Ï€Ï Î¿Î¿Ï€Ï„Î¹ÎºÎ®, Ï€Ï Î­Ï€ÎµÎ¹ Î¬Î½Î¸Ï Ï‰Ï€Î¿Î¹ του αγώνα να υψώσουν το ανάστημα και να φωνάξουν όχι στους ÎºÎµÏ Î´Î¿ÏƒÎºÏŒÏ€Î¿Ï…Ï‚, να Î±Î½Ï„Î¹ÏƒÏ„Î±Î¸Î¿Ï Î½ στον φόβο που τους επιβάΠ»Î¿Ï…ν οι Î¬Ï Ï‡Î¿Î½Ï„ÎµÏ‚ της καπιταΠ»Î¹ÏƒÏ„ικής Î•Ï…Ï ÏŽÏ€Î·Ï‚, να απεΠ»ÎµÏ…Î¸ÎµÏ Ï‰Î¸Î¿Ï Î½ από την ιδεοΠ»Î¿Î³Î¹ÎºÎ® υποταγή στο ÎµÏ…Ï ÏŽ και στην Î•Ï…Ï Ï‰Ï€Î±ÏŠÎºÎ® Ένωση.

    Το κομμουνιστικό κόμμα ΕΠ»Î »Î¬Î´Î±Ï‚ έδωσε το Ï€Î±Ï Î¬Î´ÎµÎ¹Î³Î¼Î± με την Î¬Ï Î½Î·ÏƒÎ® του να Ï…Ï€Î¿ÎºÏ ÏˆÎµÎ¹ στις εντοΠ»Î­Ï‚ των Î±Ï Î³Ï…Ï Î¿Ï‡ÏŒÏ‰Î½, Ï€Ï Î¿Ï‰Î¸ÏŽÎ½Ï„Î±Ï‚ ένα δυναμικό κοινωνικό κίνημα που Î¼Ï€Î¿Ï ÎµÎ¯ να Ï„Î±Ï Î¬Î¾ÎµÎ¹ τα ÎµÏ…Ï Ï‰Ï€Î±ÏŠÎºÎ¬ σχέδια.

    Κι αυτήν την Ï€Î¿Ï ÎµÎ¯Î± Ï€Ï Î­Ï€ÎµÎ¹ να ακοΠ»Î¿Ï…θήσουν οι Ï€Ï Î¿Î¿Î´ÎµÏ…Ï„Î¹ÎºÎ­Ï‚ δυνάμεις όΠ»Ï‰Î½ των Ï‡Ï‰Ï ÏŽÎ½, βάζοντας την Ï€Ï Î¿Î¿Ï€Ï„Î¹ÎºÎ® για μια Î´Î¹Î±Ï†Î¿Ï ÎµÏ„Î¹ÎºÎ® ζωή. Όπως και σεις, τα κομμουνιστικά και ÎµÏ Î³Î±Ï„Î¹ÎºÎ¬ κόμματα θα Ï€Ï Î­Ï€ÎµÎ¹ να αναΠ»Î¬Î²Î¿Ï…ν τις ÎµÏ…Î¸Ï Î½ÎµÏ‚ τους, για τον ταξικό αγώνα.

    Η κομματική Î¿Ï Î³Î¬Î½Ï‰ÏƒÎ· Vénissieux του ÎšÎ¿Î¼Î¼Î¿Ï…Î½Î¹ÏƒÏ„Î¹ÎºÎ¿Ï ÎšÏŒÎ¼Î¼Î±Ï„Î¿Ï‚ ΓαΠ»Î »Î¯Î±Ï‚, ÎµÏ…Ï‡Î±Ï Î¹ÏƒÏ„ÎµÎ¯ τους ΈΠ»Î »Î·Î½ÎµÏ‚ ÏƒÏ…Î½Ï„Ï ÏŒÏ†Î¿Ï…Ï‚ για την κινητοποίησή τους και το Ï€Î±Ï Î¬Î´ÎµÎ¹Î³Î¼Î± που δίνουν στις Ï€Ï Î¿Î¿Î´ÎµÏ…Ï„Î¹ÎºÎ­Ï‚ δυνάμεις της Î•Ï…Ï ÏŽÏ€Î·Ï‚.

    ΣτέΠ»Î½ÎµÎ¹ μήνυμα αΠ»Î »Î·Î »ÎµÎ³Î³Ï ης των ÎµÏ Î³Î±Î¶Î¿Î¼Î­Î½Ï‰Î½ της ΓαΠ»Î »Î¯Î±Ï‚, και ÎµÎ½Î·Î¼ÎµÏ ÏŽÎ½ÎµÎ¹ τους δημότες του, για τους αγώνες στην ΕΠ»Î »Î¬Î´Î±.

    Με ÏƒÏ…Î½Ï„Ï Î¿Ï†Î¹ÎºÎ¿Ï Ï‚ Ï‡Î±Î¹Ï ÎµÏ„Î¹ÏƒÎ¼Î¿Ï Ï‚ Συντονιστική ÎµÏ€Î¹Ï„Ï Î¿Ï€Î® της κομματικής Î¿Ï Î³Î¬Î½Ï‰ÏƒÎ·Ï‚ Vénissieux του ΚΚΓ

  • Il EXISTE UNE AUTRE VOIE !

    De Dimitris Konstantakopoulos

    Sous la pression des grandes banques américaines, de la Commission et des gouvernements européens, le gouvernement grec vient d’adopter, bon gré mal gré, des mesures qui ne conduisent qu’à l’approfondissement de la crise à laquelle fait face aujourd’hui la Grèce, une des plus graves et plus dangereuses que le pays ait connue depuis son indépendance, il y a deux siècles.

    Ces mesures conduisent à une mort lente l’économie et la société grecques, mettent en danger l’avenir et l’indépendance de la Grèce, sa capacité de se défendre contre les visées turques en Thrace, en mer Égée, en Chypre. L’injustice sociale est si profonde qu’elle marquera de faà§on permanente l’âme de notre nation et minera, du point de vue moral et politique, toute réforme future et tout effort de redressement.

    Ceux qui sont appelés à supporter le poids de la crise, ce ne sont pas les couches qui sont responsables de la situation désastreuse dans laquelle nous nous trouvons, qui ont systématiquement pillé la richesse publique et refusent de payer des impôts, mais les salariés et les retraités. C’est le triomphe politique du « Magouillistan » grec. Cette politique annule les rêves des jeunes et empoisonne l’âme des retraités. Elle bafoue de faà§on flagrante toute idée de souveraineté populaire. Aucun mandat n’a été donné pour l’adoption d’une telle politique. Si le gouvernement veut l’appliquer, le recours à un référendum s’impose.

    Les forces internationales qui imposent ces mesures n’agissent pas dans le sens de la relance de l’économie grecque. Elles agissent afin de garantir les profits du capital financier mondial. Elles veulent faire de la Grèce un exemple de passage à la barbarie sociale, du modèle qu’elles promeuvent dans toute l’Europe. Leur politique fait écho aux projets géopolitiques de Washington dans notre région et aux projets géoéconomiques de l’Europe des banquiers. Elles nous prescrivent un avenir d’asservissement désastreux. Loin de pouvoir rembourser la dette, nous plongerons de plus en plus dans son carcan.

    Il est fort étonnant que le gouvernement qui s’est hâté de nous précipiter dans cet abîme social, n’ait fait aucun effort afin de percevoir de ressources ordinaires et extraordinaires (imposition d’une amende permettant la régularisation de certaines pratiques dans le secteur du bâtiment, imposition exceptionnelle des surprofits des banques et de certaines entreprises, consommation de produits de luxe, fortune de l’église, pour n’en citer que quelques exemples). Pourquoi justement il n’impose pas une contribution exceptionnelle aux professions libérales prospères qui se déclarent pauvres vis-à -vis du fisc ? Quelle loi de l’assujettissement grec nous oblige à maintenir des troupes en Afghanistan, au moment même où les plus grandes banques de nos « alliés » misent sur la faillite de la Grèce ? George Papandréou serait pris plus au sérieux par eux, s’il retirait immédiatement les forces grecques au lieu de visiter les USA. Pour quelle raison le gouvernement d’un pays menacé d’effondrement n’a pas encore nommé, cinq mois après son ascension au pouvoir, des administrations dans les organismes publics ? Pour quelle raison le gouvernement ne défend pas le pays contre les attaques internationales, mais le laisse exposé sans arrêt aux diffamations ? On se rit en Allemagne et chez Goldman Sachs de nos autocritiques internationales sur notre corruption, puisque ce sont eux qui payaient les deux partis au pouvoir (Pasok et Nd) et nos hauts fonctionnaires.

    Dans des situations exceptionnelles, lorsque la survie d’un peuple et d’une nation est en danger, on doit recourir à tous les moyens possibles. On s’adresse aux Grecs de l’étranger. On réclame enfin expressément l’indemnisation des dommages de guerre (de la part de l’Allemagne). On élargit ses sources d’emprunt vers la Chine et la Russie. On menace, si nécessaire, de cessation des paiements et de restructuration de la dette. Pour ses dépenses de défense nationale on se tourne vers ceux qui sont solidaires envers le pays, et non pas ceux qui minent son économie et on les convertit en un atout de croissance. On négocie, enfin, l’immense valeur géopolitique du terrain « Grèce ». C’est ici que s’étaient réunies les troupes de l’OTAN qui se sont préparées contre la Yougoslavie. C’est de l’aéroport de Souda, en Crète, qu’avait décollé pour l’Irak le plus grand nombre de bombardiers. Si la Grèce n’était pas un allié aussi consentant, il ne serait en aucun cas possible aux divers centres de décision de l’empire de donner le feu vert à leurs banques d’attaquer la Grèce. En deux mots, un gouvernement qui serait conscient du moment historique, fait tout, mais ne laisse pas le pays se ruiner, cédant paniqué sous la pression des Protecteurs et des intérêts des « Magouilleurs ». Si le gouvernement et le premier ministre persistent dans cette voie, ils risquent d’être tenus pour responsables d’une parmi les plus grandes catastrophes dans l’histoire de la Grèce.

    konstantakopoulosd chez yahoo.gr konstantakopoulos.blogspot.com

    Cet article a ete publie au journal grec “Epikaira†, le 4.3.2010.