rencontres internationalistes de Vénissieux

Manifestation à Lisbonne le 20 novembre : « Oui à la Paix ; Non à l’OTAN »

Intervention de André Gerin
Novembre 2010

Deux rencontres majeures se tiennent à Lisbonne les 20 et 21 novembre.

=> Le sommet UE et USA mis en place en 2008 sans élus, composé des grands groupes capitalistes (ex : Coca-Cola, Siemens)

=> L’Otan, 28 pays représentant le seul impérialisme militaire existe depuis 1949, après le plan Marshall créé 1947 et devenu la matrice de la construction européenne.

Nous assistons à une offensive globale et multiforme (ex : l’accord avec la GB) et le maintien, le développement de l’arme nucléaire : son usage est à nouveau évoqué.

Contrairement au discours ambiant USA et UE sont d’accord sur l’essentiel.

Comme le dit Lénine « l’impérialisme, stade suprême du capitalisme  » est au cœur de l’actualité. La situation s’accélère (après la crise systémique de septembre 2008), une nouvelle stratégie militaire de guerre impérialiste au niveau mondial se met en place.

Des dépenses militaires atteignent un niveau record aux USA et en Europe avec un maillage mondial des bases militaires USA et pays de l’OTAN.

Nous répondons à l’appel du Parti communiste Portugais et de 13 partis communistes pour une manifestation samedi 20 novembre « pour la paix, non à l’OTAN  ». 62 partis communistes et partis ouvriers ont signé cet appel dont la France, qui sera seulement présente à titre d’observateur.

L’OTAN joue un rôle central dans la militarisation des relations internationales dans la course aux armements en faisant allusion à de « nouvelles menaces globales  ». Avant, il y avait la « menace communiste  », aujourd’hui, c’est la lutte contre le terrorisme… avec une escalade belliciste et militaire à grande échelle dont la guerre en Afghanistan est un élément clé.

Le sommet de Lisbonne est un nouveau et dangereux saut qualificatif avec pour l’OTAN une mission élargie : le bras armé des USA marqué par le discours trompeur d’Obama.

=> Réaffirmation du bloc militaire nucléaire

=> Développement de complexes militaires industriels

=> Recherche militaire développée, le droit d’ingérence avec l’instrumentalisation de l’ONU

L’impérialisme déploie des moyens colossaux pour s’opposer à la lutte progressiste et révolutionnaire des peuples (on le voit avec le G20, une faà§ade craquelée du capitalisme du désastre).

Les peuples reprennent les choses en main, leurs droits, leur souveraineté, l’indépendance des pays. Les stratégies de domination impérialiste sont mises en échec (ex : Cuba ; Amérique du Sud). L’appel montre qu’il est possible de mettre en échec l’OTAN : une résistance anti-impérialiste se développe. Aujourd’hui, c’est le « rideau de fer  » de l’impérialisme qu’il faut faire tomber pour construire un avenir de paix, de progrès et de justice sociale.

La lutte pour le socialisme est plus que jamais à l’ordre du jour. Non, le capitalisme n’est pas la fin de l’histoire. Nous participerons activement à cette manifestation de Lisbonne. Une quarantaine de militants sont là pour honorer la présence du PCF, d’une direction nationale absente, représentée seulement à titre consultatif.

Nous avons :

=> Une banderole PCF faucille et marteau

=> Des gilets fluo orange avec le mot d’ordre « OTAN GO HOME  »

Plus que jamais, nous devons être partie prenante, comme communiste franà§ais, dans les luttes de classes mondiales.

NB : Une rencontre internationale des PC et des Partis ouvriers se tiendra à Johannesburg en Afrique du Sud début décembre 2010. Les dirigeants du PCF seront absents et seulement représentés à titre d’observateurs. Ainsi va la dérive, avec la préparation du congrès du Parti de gauche européen avec un contenu social-démocrate. Nous voulons le renouveau du PCF et pour nous le combat du changement de société, c’est le combat du socialisme et du communisme.

Vos réactions

  • Mireille Popelin 23 novembre 2010 10:42

    Pour que tous les communistes s’emparent du sujet, il faut que tous soient informés de ce qui s’est passé . André Gerin a bien posé le problème. Maintenant que faire ? Il faut à mon avis que le plus grand nombre possible de citoyens s’emparent du problème posé par notre nouvelle appartenance à l’Otan . C’est un sujet au moins aussi important que le TCE , et le peuple avait dit NON ( même lsi ’UMPS avait allègrement transformé ce NON en oui ) On pourrait proposer un double référendum sur l’Otan et l’UE . Car nos luttes pour les retraites, pour l’emploi, pour le maintien de nos acquis etc. sont liées aux décisions de Bruxelles. On pourrait s’inspirer de cette proposition de référendum proposée par « Bastille République Nation »

    " La France est membre de l’Otan ainsi que de l’Union européenne depuis la fondation de ces deux organisations, respectivement en 1949 et 1958. Si celles-ci n’ont pas officiellement le même objet, elles ont cependant en commun leur inspiration-et leurs inspirateurs-issue du contexte historique de la guerre froide. La participation à l’une comme à l’autre entraîne incontestablement des contraintes et des disciplines : acceptation de décisions communes, interdiction de certains choix politiques. pourtant le peuple franà§ais n’a jamais été consulté sur ce double engagement initial aux conséquences considérables. En 1966, le général DE Gaulle claquait la porte de la structure militaire de l’Alliance atlantique, arguant que notre pays ne saurait rester soumis au Pentagone. Pendant un quart de siècle, aucune force politique n’a osé remettre en cause ce choix. Puis les gouvernants de droite comme de gauche ont discrètement opéré un rapprochement, jusqu’à ce que Nicolas Sarkozy décide, en 2009, d’une réintégration formelle au sein de l’OTAN-une décision qu’il s’était gardé d’évoquer durant sa campagne électorale. Une nouvelle fois, ni notre peuple, ni même ses représentants n’ont été consultés. Un demi-siècle après l’intégration au sein de ce qui est souvent nommé les « structures euro-atlantiques » est-il déraisonnable d’établir un bilan ? Et est-il inutile de réfléchir à ce que pourrait impliquer la poursuite de cet engagement ? sans parti-pris_mais sans tabou. La question n’a rien d’abstrait. Parmi de nombreux autres, deux exemples peuvent être évoqués. Le cœur de l’UE est la monnaie unique ? Celle-ci a-t-elle tenu les promesses qui étaient mises en avant lors de son lancement : protection de notre économie, contribution à la croissance et à l’emploi ? Le durcissement des restrictions budgétaires à travers le Pacte de stabilité renforcé est-il de bon augure pour la période qui s’ouvre ? D’autre part, la réintégration de la France au sein de l’OTAN a normalisé, et peut-être pérennisé la présence de soldats tricolores en Afghanistan. Or les forces étrangères dans ce pays apparaissent de plus en plus comme des forces d’occupation, qui entendent mener une guerre contre ceux qu’ils baptisent des« insurgés » . Uns guerre qui provoque régulièrement ce que l’on nomme pudiquement des « bavures ». Où est l’intérêt de la France à participer à une aventure déclenchée unilatéralement en 2001, par Washington-et qui s’enlise chaque jour un peu plus ? La moindre des choses ne serait-elle pas que s’ouvre un large débat tant sur l’UE que sur l’OTAN ? On sait par expérience que la perspective d’une consultation populaire est de nature à créer les conditions d’un débat-comme ce fut le cas en 2005. Si, à la lumière de l’expérience des citoyens, les avantages tant de « l’aventure européenne » que de la « solidarité atlantique » sont évidents et indiscutables, leurs partisans n’ont rien d’une telle consultation. Ils devraient au contraire en sortir renforcés. S’ils considèrent au contraire que le verdict populaire risque d’être négatif, est-il légitime et acceptable de continuer vers une« union toujours plus étroite » pour laquelle l’assentiment populaire fait défaut ? Je me prononce pour l’organisation d’un double référendum sur l’appartenance de la France à l’UE et à l’OTAN