Mélanger les riches et les pauvres ?

Le Vénissian de mars 2021
20 mars

Ce ne sont pas nos quartiers qui sont la cause de la pauvreté, des trafics de stupéfiants, de l’intégrisme…

Dans toute la France, depuis 30 ans, le revenu moyen des locataires a baissé de 11% alors que celui des propriétaires a augmenté de 39% ! Cette fracture sociale grandissante n’est pas une maladie des quartiers populaires, mais des entreprises, de la société qui accepte les inégalités, des gouvernements successifs qui préfèrent les premiers de cordées de la richesse à la solidarité et au service public !

Pourquoi y-a-t-il concentration de personnes pauvres et de difficultés dans les mêmes quartiers ?

Il manque de logement social dans la moitié de la métropole ! Il n’y a de logement très social que dans les quartiers prioritaires ! Tant que le gouvernement ne décidera pas de financer des baisses de loyers dans les quartiers aisés, de financer la construction de milliers de logements à très bas loyers partout, les quartiers dits prioritaires seront les seuls capables d’accueillir les plus pauvres.

Ce sont les quartiers populaires qui refusent d’accueillir des riches ou ceux des riches qui refusent les autres ?

Ceux qui en parlent sont surtout inquiets que ces quartiers ne deviennent des lieux de solidarité, de luttes, de défense des droits de tous les « premiers de corvées »

Ils ont toujours eu peur de la force d’un peuple uni. En 1604, un conseiller de Henri IV disait :

« C’est une malheureuse idée de bâtir des quartiers à usage exclusif d’artisans et d’ouvriers. Dans une capitale où se trouve le souverain, il ne faut pas que les petits soient d’un côté et les gros et les dodus de l’autre. »

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