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Ukraine

La lettre des élus communistes et apparentés de Vénissieux N° 67 - avril 2022
Vendredi 15 avril 2022

Au regard de l’actualité internationale, j’ai souhaité permettre aux différents groupes politiques de s’exprimer en ouverture du conseil municipal du 4 avril 2022.

La condamnation de l’invasion de l’Ukraine par le régime de Vladimir Poutine est unanime et sans équivoque possible. C’est un état souverain qui est agressé, des villes assiégées, voire rayées de la carte, et les populations civiles, prises pour cibles, vivent dans l’angoisse et la peur, sous le bruit des bombes et de l’artillerie de l’armée russe.

L’ONU estime à presque 6,5 millions le nombre de déplacés à l’intérieur du pays. Près de 4 millions d’Ukrainiens ont quitté leur pays, trouvant refuge dans les pays limitrophes. La Pologne accueille sur son sol plus de 2 millions de personnes, la Moldavie, pays le plus pauvre d’Europe, compte près de 400 000 réfugiés. Quelque 90 % de ceux qui ont fui l’Ukraine sont des femmes et des enfants. Selon l’Unicef, plus de 1,5 million d’enfants sont concernés.

Notre Ville a toujours œuvré pour la paix et refusé le fracas des armes, en Ukraine aujourd’hui comme en Syrie, lors de l’invasion de l’Irak, et partout dans le monde. Œuvrer pour un monde de paix, c’est aussi dénoncer les marchands d’armes et tous ceux qui s’enrichissent au prix du sang et des drames pour les civils.

Ne hiérarchisons pas les conflits entre eux, ce serait être aveugle et stupide car toute guerre est par principe terrible, toute guerre est un cauchemar, pour les hommes, les femmes, les enfants, dont le quotidien bascule du jour au lendemain dans l’horreur, l’angoisse et l’effroi.

Il n’y a jamais eu et il n’y aura jamais de « guerre propre », contrairement à la rhétorique militaire des années 90. De même pour l’accueil des réfugiés, la solidarité nationale ne doit pas être à géométrie variable.

Souvenons-nous de l’exode de 1940 en France pour recevoir dignement et faire preuve de générosité à l’égard de populations meurtries, aujourd’hui en 2022. Notre pays et l’Union Européenne en ont les capacités. Un réfugié, quel que soit le conflit qu’il fuit, reste un être humain, un homme, une femme, un enfant, au destin brisé.

En matière de solidarité, je tiens à remercier les Vénissians qui se sont mobilisés en nombre et avec force lors de la collecte de produits de première nécessité organisée en partenariat avec la Protection Civile du Rhône. Notre ville et ses habitants savent venir en aide aux populations, en France comme à l’étranger, lors d’une catastrophe naturelle comme lors d’un conflit, ou encore lorsque nous avons accueilli des migrants et réfugiés après le démantèlement de « la jungle de Calais ».

Vénissieux ne serait plus Vénissieux sans son sens aigu du partage, de l’entraide et de la solidarité. Ces valeurs nous définissent, aujourd’hui plus que jamais.

L’adresse originale de cet article est http://gec.venissieux.org/article946