dans la revue « Capital »…

Vive la crise ! Les patrons se portent bien

Les vrais faux sacrifices des patrons…
Mai 2009

Après les centaines de milliards d’euros attribués par Sarkozy aux banques, aux entreprises, après les cadeaux de plus en plus importants faits aux entreprises : réduction des cotisations sociales- suppression de la taxe professionnelle, primes pour embaucher des précaires…, les scandales des parachutes dorés etc… il fallait bien donner l’illusion que les patrons consentaient à  abandonner quelques avantages du genre bonus etc…

La revue économique « Capital  », publie trois pages,

sous le titre :

SALAIRES, BONUS, STOCK-OPTIONS…

« Les vrais faux sacrifices des patrons  ».

Elle explique que ce qu’ils lâchent d’une main, ils le récupèrent de l’autre. La technique la plus répandue consiste à  faire le plein de stocks-options, mais il y a aussi les actions gratuites, les salaires et indemnités augmentés et aussi les dividendes qui s’envolent. « Les entreprises refusent de sacrifier les dividendes pendant la crise  » écrit le journal « Les Echos  ». Les groupes du CAC verseront 35,5 milliards d’euros à leurs actionnaires.

  • Ben Verwayen nouveau PDG d’Alcatel-Lucenta renonce aux 525000 euros de bonus qu’il devait toucher pour 3 mois de travail mais il a reà§u en mars dernier un million de stock-options Alcatel à 2 euros l’unité. Si ce cours remonte, ne serait-ce qu’au niveau de 2008 à 5 euros, le gain sera de 3 millions.
  • Jean Franà§ois Roverato PDG d’Eiffage, troisième groupe franà§ais de BTP, a réduit sa rémunération de176000 euros, mais il a reà§u des actions d’une valeur de 4,6 millions.
  • Denis Kessler, PDG de Scor, a vu son bonus baisser de 200.000 euros mais son fixe a augmenté de… 200.000 euros.
  • Henri de Castries PDG d’Axa a vu son bonus diminuer de 800000 euros mais il a touché 1,2 million d’euros de stock-options.
  • Alain Dinin, PDG de Nexiti, a abandonné une prime de 1 million d’euros, mais il empoche 3 millions de dividendes.
  • Jean Pascal Truicoire, PDG de Schneider Electric, a reà§u 6750 actions gratuites pour 2008. Elles sont valorisées 489000 euros soit le double de ce qu’il a perdu en bonus.
  • Franà§ois-Henri Pinault, PDG de PPR, a abandonné ses stock-options en 2008 car « les résultats ont été mauvais  ». La holding familiale Pinault contrôle plusieurs entreprises dont PPR, elle va toucher 207 millions de dividendes.

Crise ou pas les salaires fixes et variables de l’ensemble des patrons des entreprises du CAC 40 restent très confortables :

  • Lindsay Owen Jones de l’Oréal : 3 millions d’euros – Jean-Franà§ois Dehecq de Sanofi-Aventis : 2,2 millions d’euros – Desmarest de Total : 2 millions d’euros – Yves Thibault de Silgny de Vinci : 1, 6 millions d’euros.

Ceux dont Capital dit qu’ils se serrent la ceinture ne s’en tirent pas mal :

  • Carlos Ghosn de Renault : 1,2 millions d’euros – Michel Rollier de Michelin : 2,4 millions d’euros.

Moraliser le capitalisme ? Partager les richesses ?

On veut nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Le capitalisme c’est toujours la richesse à un pôle la pauvreté à l’autre. Le capitalisme ne peut pas se moraliser, il vit de l’exploitation. Les exploiteurs d’un côté, les exploités de l’autre, leurs intérêts ne peuvent pas se rencontrer.

Les salariés n’ont qu’une arme pour faire reculer le capitalisme, arracher leurs revendications : leur lutte. Quelle arme quand ils s’en servent tous ensemble de plus en plus fort ! L’histoire de notre pays en est témoin.

communistes…. 7/5/2009

reà§u de bernard