Annie Steiner Un livre contre l’oubli

, par  pamillet , popularité : 3%

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Après avoir écrit en 2001, Sahara Occidental, que veut l’ONU ? la journaliste écrivaine, Hafida Ameyar, vient de publier un autre livre de 187 pages sur la militante algérienne Annie Fiorio-Steiner. Edité par l’association Les amis de Abdelhamid Benzine, ce livre entretien est intitulé : La Moudjahida Annie Fiorio-Steiner. Une vie pour l’Algérie.

Tout est dans le titre pour dire le combat de cette résistante. L’idée d’écrire ce livre, pour la mémoire, paru à l’occasion du 16e Salon du livre d’Alger, remonte à mars 2011. Au bout de trois rencontres entre la journaliste et l’ancien agent de liaison du FLN, à Alger, Annie Fiorio-Steiner se prête volontiers à la confidence. Elle déroule ainsi le film de ses souvenirs d’enfance, le processus de prise de conscience politique, la déchirure dans les relations familiales, son militantisme au sein du FLN et la violence de l’univers carcéral pour avoir été arrêtée en octobre 1957. « Dans son récit, elle nous fait découvrir une vie de femme inséparable des luttes du peuple algérien », écrit l’auteur dans l’avant-propos. Le témoignage d’Annie Steiner, ajoute la journaliste, « nous livre une part de vérité de notre histoire et apporte donc un éclairage salutaire sur une période si mal connue en Algérie, ainsi que sur les luttes menées par les moudjahidate ».

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Il nous donne également l’occasion de faire connaissance avec ces « Français de France » qui se sont engagés aux côtés du FLN durant la guerre de libération, qui ont dénoncé la torture pratiquée par l’armée coloniale ou qui, par leur humanisme, ont participé à la création de passerelles de paix et d’amitiés. » Pour l’auteur, cet ouvrage s’adresse « particulièrement aux générations qui n’ont pas participé à la guerre de Libération nationale ou qui n’ont pas connu cet période. »

Née le 7 février 1928 à Hadjout (ex-Marengo) à Tipasa, Annie Steiner s’est distinguée pour son engagement patriotique pour l’indépendance de l’Algérie à travers ses activités à Alger.

Arrêtée le 15 octobre 1956, elle est condamnée en mars 1957 par le tribunal des forces armées d’Alger à cinq ans de réclusion. Incarcérée à la prison de Barberousse, elle a été libérée en 1961.

A l’indépendance, cette femme d’exception opte pour la nationalité algérienne. Annie n’a jamais quitté son pays de toujours, où elle réside encore.


Hocine Lamriben

Le 10.10.11

Voir en ligne : sur le site du journal Alger Républicain

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