Déclaration du PADS pour le 1 Mai

, par  Jean Zunino , popularité : 3%

PARTI ALGERIEN POUR LA DEMOCRATIE ET LE SOCIALISME
PREMIER MAI 2011 :
RENFORCER LES LUTTES CONTRE L’EXPLOITATION CAPITALISTE ET
METTRE EN ECHEC LES DANGEREUSES MENEES DE L’IMPERIALISME
La crise internationale du capitalisme rend les
oligarchies financières et militaro-industrielles plus
autoritaires, plus dangereuses, plus belliqueuses et
agressives dans leur course pour hausser de façon
illimitée leurs scandaleux profits et étendre leurs
sphères d’influence, d’exploitation et de domination.
La lutte opposant les travailleurs et les peuples aux
capitalistes, aux monarques et aux despotes au
service des impérialistes s’exacerbe. Par millions, les
travailleurs défendent leurs conquêtes sociales,
malgré la désinformation, les mensonges diffusés à
l’échelle planétaire et l’absence totale de vrais débats
contradictoires dans les grands médias contrôlés par
une poignée d’oligarques enrichis par l’exploitation
effrénée de la classe ouvrière. Malgré aussi la
trahison des dirigeants de grandes centrales
syndicales ralliés au capitalisme, refusant de
coordonner les luttes des travailleurs et d’organiser
les solidarités interprofessionnelles, hostiles aux
grèves générales sous le honteux prétexte de ne pas
desservir la situation des travailleurs en paralysant
l’économie. La sociale-démocratie participe
activement à la défense du système capitaliste, à
l’application des politiques d’austérité édictées pour
faire supporter par les travailleurs et les peuples des
pays économiquement dominés le coût du sauvetage
des banques et de leurs gros actionnaires. Elle a
délégué ses personnalités les plus illustres à la tête du
FMI, de l’OMC et de la Confédération syndicale
internationale, héritière de la CISL créée par la CIA,
pour cogérer le système impérialiste mondial, faire
rentrer dans les rangs les peuples attachés à leur
indépendance de décision.
En Europe occidentale, de la Grande-Bretagne à la
Grèce en passant par le Portugal et l’Espagne, partout
dans le monde où la bourgeoisie écrase les
travailleurs sous son "talon de fer", les hommes du
Capital appliquent la même feuille de route :
poursuivre leur attaque générale contre les conquêtes
sociales arrachées au long de décennies de luttes et
de sacrifices ininterrompues, faire payer par les
travailleurs les centaines de milliards de dollars ou
d’euros offerts aux gros banquiers afin de les sauver
de la faillite, pressurer les travailleurs pour verser aux
plus riches les intérêts dus par l’Etat capitaliste au
titre de la dette publique artificiellement créée suite
aux cadeaux fiscaux généreusement accordés à ces
mêmes privilégiés.
Dans les anciens pays socialistes, les travailleurs
vivent l’enfer sur terre. Le chômage inconnu du
temps du socialisme bat tous les records. Les
nouvelles couches moyennes créées par les régimes
contre-révolutionnaires pour défendre le nouvel ordre
social vivent sous perfusion. Les crédits colossaux
contractés auprès des pays capitalistes font planer la
menace permanente d’un krach. Les promesses d’un
monde meilleur dont les contre-révolutionnaires à la
solde de l’impérialisme les avaient gavés se sont
avérées de purs mensonges. Les illusions cruellement
déçues cèdent la place à la prise de conscience et à la
lutte. La majorité des travailleurs de ces pays regrette
aujourd’hui de s’être laissés berner et d’avoir perdu un
système politique et social qui, malgré des
insuffisances surmontables, leur assurait une
existence digne et explorait les voies inédites d’une
société débarrassée de l’exploitation et des injustices.
Les peuples tiennent tête à l’impérialisme
En Amérique latine, les régimes progressistes
antiimpérialistes consolident leur solidarité face aux
complots incessants des USA et de ses alliés dans ces
pays. Cuba tient tête aux impérialistes qui enragent
de ne pouvoir placer un régime fantoche.
En Afrique, les forces révolutionnaires s’organisent,
se concertent de plus en plus et animent des luttes
politiques et syndicales pour se débarrasser des
chaînes néo-colonialistes de la Françafrique. Celle-ci
vient de marquer sa présence de triste façon en
imposant avec les USA une marionnette à la tête de
la Côte d’Ivoire après avoir chassé Gbagbo du
pouvoir par la force. Les néo-colonialistes n’ont pas
toléré qu’il tente de résister à leur diktat et mette fin
aux privilèges scandaleux dont jouissaient les grands
groupes financiers dans ce pays, groupes soutenus à
fond par Sarkozy comme Bouygues, Bolloré,
TotalFina. En Tunisie et en Egypte, les peuples ont
obtenu une première grande victoire démocratique en
chassant leurs dictateurs Benali et Moubarak. La lutte
ne fait que commencer pour les travailleurs afin de
remplacer le système social actuel représentant les
intérêts de la bourgeoisie compradore et exploiteuse
par un régime au service des travailleurs, des paysans
pauvres et de la jeunesse qui n’a que sa force de
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travail manuelle et intellectuelle pour vivre. En
Libye, où la situation est plus complexe, les Etats
impérialistes veulent imposer à coup de missiles un
régime à leurs bottes qui rétablirait la toute-puissance
qu’ils détenaient sur le pétrole et le gaz avant leur
nationalisation dans les années 1970. Leur but est de
mettre la main sur tout le pétrole de l’Afrique du
Nord et sur les richesses potentielles du Sahel. Ils
soutiennent un mouvement de révolte dont de
nombreux chefs sont des intégristes sortis
opportunément de la prison de Guantanamo et des
monarchistes. Ils ont exploité le mécontentement
suscité par des méthodes despotiques de
gouvernement devenues insupportables pour toutes
les couches sociales et les conséquences d’une
politique ultra-libérale de paupérisation qu’ils ont
eux-mêmes imposée depuis 2006 au régime libyen en
échange de la levée d’un blocus criminel qui a
durement frappé ce pays pendant 20 ans. Au Maroc
le combat de masse pour abolir la monarchie
soutenue par les puissances impérialistes en est à ses
débuts. En Algérie les luttes démocratiques se
poursuivent depuis l’explosion d’Octobre 1988.
Salutations des communistes algériens à tous
ceux qui se battent contre la bourgeoisie
Salutations aux luttes des travailleurs des cinq
continents et aux communistes qui accomplissent un
travail d’arrache pieds pour organiser et orienter ces
luttes contre le capitalisme, pour le socialisme.
Salutations au récent congrès de la Fédération
syndicale mondiale, tenu à Athènes du 6 au 10 avril.
Ses décisions vont stimuler la combativité des
travailleurs résolus à défendre leurs conquêtes
sociales et à se préparer pour les combats de classe
décisifs contre le capitalisme. Les communistes
algériens invitent la classe ouvrière algérienne à
renforcer ses liens avec la FSM, instrument fiable de
coordination internationale des luttes ouvrières dans
le monde, de solidarité prolétarienne, d’union pour
mettre en échec les plans de l’impérialisme.
Ils expriment leurs sentiments de solidarité avec tous
les travailleurs et les peuples engagés dans la lutte
pour la démocratie, le progrès social et la défense de
l’indépendance de leur pays face aux convoitises des
multinationales et des Etats impérialistes, notamment
dans les pays arabes.
Salutations aux travailleurs algériens qui vivent dans
l’immigration en France, particulièrement en cette
période où, pour casser la résistance de la classe
ouvrière aux opérations de démantèlement des acquis
sociaux, la bourgeoisie française a recours aux
diversions et aux méthodes de division les plus
répugnantes. Des campagnes sont orchestrées pour
transformer les différences religieuses en sources de
conflits. Des facilités sont accordées aux forces
d’extrême droite pour déverser leur haine de
l’étranger et leur racisme à partir des chaînes de TV.
Les communistes algériens exhortent les travailleurs
d’origine algérienne, comme tous les autres
travailleurs immigrés, à renforcer leurs liens avec
leurs camarades français, à lutter ensemble contre
l’exploitation capitaliste, à mettre en échec les plans
anti-ouvriers de la bourgeoisie française, à prendre
part aux combats pour construire de véritables
organisations politiques et syndicales de classe
dirigeant leurs luttes pour l’abolition du capitalisme,
pour le socialisme.
Les luttes politiques et sociales
s’intensifient en Algérie
Dans notre pays, les luttes se sont intensifiées depuis
le début de l’année pour une plus juste redistribution
du revenu national. Des grèves, des marches, des
occupations de la voie publique d’une ampleur sans
précédent secouent le pays. Les travailleurs
n’acceptent plus que les ressources pétrolières ne
profitent qu’à une minorité de riches, de trafiquants et
de responsables corrompus. Toutes les corporations
de la fonction publique ont fait entendre leur voix
pour arracher des augmentations de salaires. Les
jeunes étudiants rejettent les décisions engageant leur
avenir qui ont été prises en application de directives
dictées par l’Union européenne sans qu’ils ne soient
consultés. Ils ont mené des luttes admirables, malgré
les bastonnades, pour contraindre les autorités au
dialogue. Le Parti Algérien pour la Démocratie et le
Socialisme salue les luttes des travailleurs, des
jeunes, des chômeurs, des étudiants. Il salue les
gardes communaux et les groupes de légitime
défense - grâce auxquels les menées des islamistes
armés ont été mises en échec - dans leurs luttes pour
la reconnaissance de leurs droits légitimes. Leur
détermination et leur unité ont eu raison des
intimidations du ministre de l’Intérieur.
Le Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme
déplore que les travailleurs des secteurs productifs
soient dans leur très grande majorité les plus mal
payés, dans le secteur privé comme dans le secteur
public. Les capitalistes abusent des contrats à durée
déterminée pour entretenir la résignation et la terreur
sociale. Les syndicats ne sont pas tolérés et les
syndicalistes sont impitoyablement pourchassés. De
très nombreux travailleurs perçoivent un salaire
inférieur au SNMG ou ne sont pas déclarés à la
sécurité sociale. Dans le secteur public, les dirigeants
opposent systématiquement aux revendications des
travailleurs le chantage à la menace de fermeture de
leurs usines. Les grèves des travailleurs de la zone
industrielle de Rouiba de l’an dernier ont été suivies
d’opérations sournoises de répression avec la
complicité de l’UGTA.
Il n’y a pas d’autre voie pour améliorer les conditions
de vie de la classe ouvrière et changer la situation
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(permanisation des journaliers et des "contractuels",
augmentation des salaires, réhabilitation de la
médecine du travail, formation continue, relance des
cantines, etc.) en dehors de la création de véritables
coordinations combatives qui préparent le terrain à la
construction, dans les luttes quotidiennes, de
syndicats de classe, de masse, démocratiques,
unitaires, patriotiques et internationalistes, de
syndicats de rupture avec le capitalisme.
Faire front face aux intrigues de
l’impérialisme et aux actions trompeuses
de l’opposition ultra-libérale
La montée du mécontentement populaire, l’exigence
largement partagée au sein des masses populaires
d’en finir avec les inégalités sociales, de mettre fin à
la mainmise d’une minorité sur les richesses du pays,
d’orienter l’utilisation des recettes pétrolières vers un
développement véritable, d’arracher les libertés
démocratiques bridées depuis 20 ans au nom de la
lutte contre le terrorisme islamiste, de porter à la tête
des institutions des représentants démocratiquement
élus des aspirations des travailleurs, tout cela inquiète
fortement les différents clans de la bourgeoisie
compradore, affairiste et exploiteuse et
l’impérialisme. Ces forces ont engagé une lutte pour
éliminer les personnalités discréditées du régime afin
d’empêcher la transformation de ce mécontentement
général en une révolution démocratique populaire qui
confisquerait les fortunes acquises par la corruption
et l’accaparement des biens de la nation et
s’attaquerait aux privilèges accumulés par une
minorité d’oligarques depuis le tournant déclaré vers
le capitalisme à la fin des années 1980. Les
puissances impérialistes cherchent à exploiter ce
mécontentement pour accentuer leur influence sur
l’Algérie, s’emparer de ses richesses pétrolières, y
installer des bases militaires à partir desquelles elles
pérenniseront leur mainmise sur l’Algérie et
contrôleront de vastes zones de l’Afrique.
Une alliance antinationale de fait s’est tissée entre
l’impérialisme, l’opposition bourgeoise ultra-libérale
et des fractions importantes du régime prêtes à toutes
les compromissions pour conserver leurs privilèges.
L’agression de la Libye par les pays impérialistes
s’inscrit dans un plan de recolonisation des Etats
disposant de richesses naturelles et pétrolières
importantes. Elle prépare le terrain à une attaque
contre l’Algérie sous divers prétextes. Par sa
politique anti-populaire, par ses méthodes
antidémocratiques, par ses compromissions avec les
courants obscurantistes, par ses concessions aux
exigences de l’impérialisme - ajustements structurels,
accord de partenariat avec l’Union européenne,
complaisance devant les ingérences ouvertes des
puissances impérialistes et de leurs ambassadeurs,
etc. - le régime algérien a créé toutes les conditions
favorables à une intervention étrangère dans les luttes
internes.
Ce plan qui plongera le pays dans une misère
indicible doit être déjoué par la mobilisation
populaire la plus large.
Les travailleurs qui ont le plus à perdre dans ces
manoeuvres doivent s’organiser et se battre pour
assumer un rôle essentiel dans sa mise en échec.
La question est : révolution en vue d’instaurer un Etat
démocratique populaire, patriotique et
antiimpérialiste ou contre-révolution bourgeoise,
antinationale, inféodée à l’impérialisme et au néocolonialisme ?
Il appartiendra aux travailleurs de jouer un rôle non
seulement moteur mais dirigeant dans cette bataille
cruciale, dans l’alliance indispensable avec la
paysannerie laborieuse et les couches intermédiaires
qui vivent de leur travail manuel et intellectuel, sans
quoi les couches sociales instables n’hésiteront pas à
marchander l’indépendance du pays et à plonger les
populations laborieuses dans une détresse sociale
plus grande.
Ce rôle dirigeant ne peut être assumé que par le
renforcement du parti des communistes, le PADS,
par les ouvriers les plus combatifs et les plus
conscients, les intellectuels et la jeunesse
révolutionnaires. C’est à cette condition qu’un front
patriotique et antiimpérialiste se construira et pourra
opposer aux plans impérialistes une barrière
indestructible.
A bas le capitalisme !
Vive l’internationalisme prolétarien !
Front face aux menées de l’impérialisme et de
ses alliés intérieurs !
PADS
29 avril 2011

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