Fier(e)s d’être communistes VIII - FIÈR(E)S D’ÊTRE COMMUNISTES

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Le Parti communiste français a été fondé, en 1920, sur la volonté de rompre avec le capitalisme et l’engagement de construire un parti capable de défendre les intérêts de la classe ouvrière, capable en toutes circonstances de faire entendre sa voix indépendante. Les communistes se sont donné l’objectif de rassembler toutes les forces indispensables à la libération humaine.

Le Parti communiste français s’est enraciné dans l’histoire des luttes révolutionnaires et nationales auxquelles nous devons donner des prolongements nouveaux et des développements inédits, d’ici 2020, quand nous fêterons son centenaire.

Le communisme a marqué profondément l’histoire du XXe siècle. Les contextes différents dans lesquels il
s’est développé, les investissements militants multiples, les contradictions qui le caractérisent sont source d’une extraordinaire diversité et d’une richesse par trop méconnue. Participant aux luttes de libération, offrant aux classes populaires des voies d’accès à la vie politique, il a émergé sous de multiples formes. En France, l’empreinte originale de la « passion française du communisme » caractérise l’histoire du PCF. Loin de s’être écroulée avec le mur de Berlin, l’idée communiste désormais libérée des lourdes hypothèques qui pesaient sur elle peut prendre un nouvel essor. L’idéal communiste retrouve la fraîcheur de ses origines, dans les premières solidarités humaines, dans un mouvement communaliste de partage, de solidarité, de mutualité. Les mots : commun, commune, communisme ont les mêmes racines. Nous estimons que la démocratie autogestionnaire qui associe la solidarité collective et la responsabilité individuelle doit devenir le coeur de la vie économique et sociale, à la fois but et moyen de notre stratégie. La question se pose, du même coup, pour le Parti communiste français lui-même.

Le 33e congrès doit confirmer la mise en oeuvre et l’enrichissement de la stratégie autogestionnaire en reconnaissant que le mouvement populaire est la clé de toute avancée. Cette reconnaissance établit le lien décisif entre la perspective politique, la place et le rôle du Parti communiste français comme force politique dans la France d’aujourd’hui et son mode de vie démocratique, il existe au sein du parti des divergences sur son orientation et les lignes de force de son action, notamment depuis le congrès de Martigues. Nous proposons pour ce 33e congrès une autre base commune que le projet adopté par le conseil national, les 9 et 10 décembre. La manière de traiter de telles divergences relève d’une responsabilité collective et individuelle.

Il faut que les dirigeants, le conseil national, les directions départementales favorisent et acceptent le débat, un débat sérieux et transparent, un débat dans le respect mutuel des personnes avec le souci de la clarté, sans rechercher l’affrontement pour l’affrontement ou l’amalgame, encore moins la suspicion et l’étiquetage.
Quittons les cercles restreints d’initiés. Fuyons les pratiques du secret, du confidentiel, les stratégies obscures ou multifacettes qui ne peuvent aboutir qu’à l’échec et contribuer à la division.

L’indispensable unité des communistes doit être conçue comme une unité vivante fondée sur des objectifs et des actions partagés. La discussion, cartes sur table, doit rechercher le plus grand dénominateur commun et dédramatiser les désaccords, les oppositions. C’est la seule façon d’éviter que les positions se figent et que chacun s’enferme dans son point de vue. Il n’y a qu’un préalable : admettre que personne n’a raison tout seul et surtout combattre l’idée qu’il y aurait des communistes porteurs de la vérité absolue. Il est fondamental que le militant, l’adhérent ait le dernier mot.

Pour être conformes avec nous-mêmes, créons les conditions d’un débat au grand jour de façon à ce que les communistes puissent l’autogérer. Ces conditions sont essentielles pour permettre un débat loyal et vigoureux et aider chaque communiste, à la mesure de son expérience, d’être pleinement co-auteur et co-acteur de la politique communiste. C’est bien dans les contradictions, les possibilités et les enjeux du monde réel que le Parti communiste français doit inscrire à la fois son existence, sa stratégie, son mode d’organisation et son activité militante en toute indépendance.

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