Après avoir battu Le Pen, adhérez au parti communiste pour vous donner de la force face à Macron !

Idir Boumertit se lache en fin de conseil…

conseil municipal de Vénissieux du 20 avril 2026
Jeudi 23 avril 2026

Le premier conseil municipal après la mise en place de l’équipe de Idir Boumertit se tenait ce lundi et on commence à découvrir la personnalité du maire, très discret jusqu’alors, comme la composition politique de sa majorité, mise à jour sur le site de la ville. 27 élus LFI [1], 2 macronistes, 3 écologistes versatiles [2]

Ce conseil pose une question à tous les Vénissians. La gauche peut-elle surmonter sa division, et comment ne pas laisser les droites en profiter ?

En début de séance, comme pour le premier conseil, Idir Boumertit ne répond pas aux questions du groupe de l’opposition de gauche sur leur participation aux structures extérieures de la ville, régie de la restauration, régie d’expression, APASEV, SACOVIV.

Yann Roustan [3] fait une intervention forte sur l’importance du journal expressions pour les Vénissians, la longue bataille juridique contre ceux qui ont voulu l’interdire, dont certains élus de la nouvelle majorité, bataille qui a été gagnée à chaque étape par Michèle Picard en justice et qui permet d’affirmer aujourd’hui que expressions est un service public administratif local, que son financement est légal, et que c’est bien un organe de presse indépendant et légitime… Silence du maire…

Il commence à bouger en proposant d’associer un élu du groupe Unir, Résister, Agir au CA de l’APASEV dans un prochain conseil. Il aurait pu modifier la délibération en séance, mais il renvoie à plus tard, à suivre car en fin de conseil, il semblera considérer que le recours électoral suspend toute relation avec le groupe de Michèle Picard .

Il avait préparé une intervention très politique sur les tarifs de restauration et du périscolaire. C’était son grand temps politique, il a communiqué avant, et défend son "faire mieux". Il répondra pour la première fois à une question précise de Véronique Forestier sur les moyens financiers, techniques et humains nécessaires. Il reconnait que ses questions sont pertinentes, mais affirme qu’elles seront prises en compte avec sérieux. Donc Véronique Forestier n’avait pas tort de dire que cela aurait mérité une concertation avec les partenaires. Le groupe Unir, Résister, Agir votera pour cette baisse de tarif tout en répétant qu’il faudra donc trouver un million d’euros d’économies ailleurs, ce qui n’est pas rien. On verra dans le budget 2027.

Rappelons que les tarifs de Vénissieux étaient déjà les plus bas pour tous. Le prix complet d’un repas approche les 10€ pour la ville, et le prix le plus élevé était de 4€10, il sera désormais de 2€80. La ville finançait la restauration scolaire pour 2 millions, ce sera désormais pour 3 millions, pas sûr que ce soit indispensable pour tous, et notamment le quart des revenus le plus élevés.

Il y a eu l’intervention de Nacer Khamla sur l’espace aquatique Delaune qui va ouvrir en juin, une des extraordinaires réalisation du mandat précédent que le maire va bien être obligé de reconnaitre… Et celle de Samira Mesbahi… le groupe Unir, Résiter, Agir pour Vénissieux n’est pas là pour faire de la figuration.

Le maire commence à s’énerver quand le public applaudit les interventions de l’opposition de gauche. Il demande à Michèle Picard d’intervenir. Un comble, c’est quand même le maire qui a la police de l’assemblée et peut demander le silence, ce que Michèle Picard a fait dans le passé. Hommage du débutant à l’expérience ?

La tension est plus forte quand Michèle Picard lui fait remarquer que sa présentation d’économies sur le secrétariat du maire permettant de financer la création de 5 postes de policiers est une manipulation. Elle montre qu’il confond cabinet du maire et secrétariat de la direction de la ville, direction générale des services, premier adjoint, et maire, en charge notamment du courrier. Il est vrai que Michèle Picard visait tous les courriers en orientant les réponses. Le bruit court que Idir Boumertit délègue le courrier, évidemment volumineux pour une ville comme Vénissieux. Par contre, il reconnait lui même qu’il créé un « cabinet politique » qui n’existait pas, ce qui pour lui était une anomalie… Bref, il redéploie des fonctions administratives nécessaires qui étaient attachés au secrétariat de la direction de la ville, cela ne fait aucune économie, sauf à réduire beaucoup le temps consacré aux réponses aux habitants. Et par contre, il met en place un pilotage très politique, avec un directeur de cabinet ancien vice-président de la métropole… L’avenir dira ce qu’il en est…

A un moment, le maire dénonce le "fan-club" de l’opposition de gauche. Quand on est théoriquement un insoumis, partisan d’une révolution citoyenne, on ne devrait pas confondre des militants avec un fanclub. Ce qui l’énerve sans doute, c’est les militants de la campagne de Michèle Picard sont très mobilisés. Il faut le dire, pour nous, le combat pour Vénissieux continue !

On arrive aux voeux avec deux propositions sur le même sujet, la défense du 1er mai comme journée de lutte des travailleurs. On ne comprend pas tout des échanges confus et hachés. Visiblement, le maire n’apprécie pas que Aurélien Scandolara, évoquant l’enjeu des luttes du monde du travail, dénonce les propos de Jean-Luc Mélenchon disant que ce n’est pas aux portes des usines que se joue le changement… Finalement, un accord est trouvé pour avoir un texte commun… qui n’est pas lu en séance.. à suivre.

En fin de conseil, dans une violence verbale qui surprend tout le monde, il accuse l’équipe sortante de vieilles manières de travailler, affirmant « Il y a un fonctionnement qui est devenu quasi obsolète et on va y remédier », comme s’il n’était pas coresponsable d’un bilan auquel il a participé pendant 25 ans… Il reproche à Michèle Picard d’avoir « malmené les oppositions »… .Mais il parle de la droite ? Il affirme « Jamais un moment vous avez ouvert la porte à l’opposition ». C’est peut-être l’influence de Lotfi Benkhelifa qui était dans l’opposition macroniste ? Il pense qu’il fallait ouvrir la porte à l’opposition macroniste ? Si c’était des pratiques aussi déshonorables, pourquoi n’a-t-il rien dit pendant 25 ans ? Il aurait pu rejoindre en 2014 Lotfi Ben Khelifa candidat du PS en voie de macronisme, ou en 2020 avec tous ceux qui voulaient faire tomber Michèle Picard, droite et macroniste compris.

En tout cas, personne ne lui demande « d’ouvrir la porte à la droite », même si en pratique, c’est ce qu’il a fait en prenant des macronistes. Mais non, ce n’est pas une méthode moderne de vie politique ! On lui demande juste de reconnaitre qu’il a une opposition de gauche !

On peut comprendre qu’il ne sache pas comment faire avec son opposition de gauche. C’est une situation inédite à Vénissieux. Mais pour notre part, nous n’oublierons jamais que la droite est la grande gagnante de ces élections dans la métropole, qu’il y a plus d’élus métropolitains vénissians de droite que de gauche, qu’il y a deux élus RN de plus au conseil municipal de Vénissieux…

Visiblement, il ne se contrôle plus à la fin, divaguant sur le thème qu’il ne veut pas se retrouver devant un procureur à cause d’opérateurs extérieurs en difficulté. Mais de quoi parle-t-il ? Il a dit que l’APASEV était une réussite, que la service de restauration était une réussite… Alors quoi ? C’est le journal expressions qui le gène ? Il sait que ce journal a été attaqué pendant dix ans notamment par son colistier macroniste, mais aussi par la droite et que ces batailles juridiques ont toutes été gagnées par Michèle Picard. Mais c’est le journal des vénissians, pas du maire, que ce soit Michèle Picard ou Idir Boumertit. C’est un choix fait il y a longtemps par ces maires successifs contre qui il dit avoir des comptes à régler. C’est un mauvais calcul s’il se laisse aller à être un maire contre l’histoire vénissiane, oubliant les droites, oubliant la situation nationale très difficile de toute la gauche.

[1enfin on suppose car le titre général de la liste était « faisons mieux », mais sur le site de la ville, il y a 13 élus présentés comme « La France Insoumise » et 14 présentés uniquement comme « Faisons mieux », peut-être deux tendances ?

[2qui changent d’avis facilement, il avaient défendu la ZFE pendant tout le mandat, malgré l’opposition du maire et des communistes…

[3élu écologiste du groupe Unir, Résiter, Agir qui avait été exclu en 2020 par ceux des écologistes qui hésitaient sur l’union à gauche..

Revenir en haut