L’élection présidentielle en Algérie PARTI ALGERIEN POUR LA DEMOCRATIE ET LE SOCIALISME

, par  pamillet , popularité : 5%

FACE AU VERROUILLAGE POLITIQUE DU POUVOIR

RENFORCONS NOS LUTTES POUR :
- ARRACHER LES LIBERTES DEMOCRATIQUES
- DENONCER LE PLEBISCITE DU 9 AVRIL
- REJETER LE CANDIDAT DE LA BOURGEOISIE COMPRADORE ET SES ALLIES
VOTER NUL POUR 
- FAVORISER LA MOBILISATION DES TRAVAILLEURS, DES PROGRESSISTES ET DÉMOCRATES AUTHENTIQUES EN LUTTE POUR UNE ALTERNATIVE DE RÉELLE DE DÉMOCRATIE, DE PROGRÈS SOCIAL ET DE LIBERTÉ.

Dans moins de 2 mois les Citoyens sont appelés aux urnes pour « élire » le Président de la république. Tout a été fait pour que cette consultation soit dépourvue de tout intérêt aux yeux de nombreux Algériens.

Le pouvoir prépare en fait un véritable plébiscite et personne n’attend aucune surprise quant au nom du futur Président.

Ce constat amer incite de nombreux électeurs à envisager l’abstention massive comme seule réponse susceptible de mettre en échec une telle opération. S’il est évident qu’un refus massif de se rendre aux urnes sera interprété comme un ras le bol des Algériens, las de participer à des consultations électorales préfabriquées avec toujours des résultats connus à l’avance, une telle attitude ne permettra aucune avancée vers la solution des graves problèmes que nous connaissons depuis de nombreuses années.

Les travailleurs, les forces progressistes et toutes celles qui exigent une démocratie véritable ne doivent pas oublier que plusieurs fractions de la bourgeoisie poussent les électeurs à boycotter l’élection présidentielle après avoir vainement quémander le soutien des puissances impérialistes avec l’espoir illusoire que leur désertion permettrait l’ouverture d’une crise qui obligerait des « décideurs », tombés du ciel, à les aider à s’installer aux commandes.

Ces forces de la bourgeoisie ne luttent pas pour l’abolition de toutes les lois anti-démocratiques

Ces forces de la bourgeoisie sont opposées certes au pouvoir actuel mais n’ont nullement l’intention de changer la politique économique et sociale actuelle et ne veulent pas non plus s’engager dans une lutte réelle pour que les travailleurs, les paysans, les masses populaires ou les jeunes obtiennent la satisfaction de leurs revendications ou reconnaître leurs droits à s’organiser librement dans leurs syndicats, leurs partis, ou leurs diverses associations.

Ces forces ne se sont jamais prononcées clairement pour l’abolition de toutes les lois anti-démocratiques. Nous ne mettons évidemment pas dans le même sac tous ceux qui, gagnés par le défaitisme et la résignation, ne comprennent pas encore qu’ils doivent mettre à profit cette période pour populariser encore plus leurs revendications, combattre aux côtés des travailleurs pour expliquer autour d’eux combien la politique du pouvoir mène à la ruine. Si les travailleurs et les forces progressistes n’attirent pas l’attention sur les projets néfastes du pouvoir, sur sa volonté de ne tenir aucun compte de la crise économique internationale et ses conséquences sur l’Algérie, qui le fera ?

DENONCER LA VOLONTE DU POUVOIR D’EMPÊCHER LA PRESENCE DE TOUT CANDIDAT PORTEUR DES ASPIRATIONS POPULAIRES

Si les travailleurs et tous les progressistes ne dénoncent pas quotidiennement autour d’eux la volonté persistante des couches dirigeantes d’empêcher dans les faits tout candidat porteur de leurs aspirations à solliciter librement les suffrages des électeurs personne ne le fera à leurs places. Ce n’est pas la candidature d’une Louisa Hanoun, qui fera toutes les critiques possibles et imaginables, pour finir par nous expliquer …que le Président Bouteflika n’est pas responsable de nos difficultés. Cette candidate ne représente en aucun cas les travailleurs lesquels n’ont même pas le droit de s’organiser librement dans leurs organisations de classe et opposer leurs solutions à celles de la Bourgeoisie.

Le pouvoir et l’UGTA vont jusqu’à exiger de tous les syndicalistes, quels qu’ils soient des signatures en faveur de Bouteflika. Les travailleurs doivent naturellement rejeter ces pressions scandaleuses mais rejeter aussi tous les candidats fantaisistes et exiger d’eux qu’ils se prononcent sur leurs revendications et leurs aspirations.

En l’absence de tout candidat capable de proposer une véritable alternative le candidat du pouvoir sera déclaré « élu » mais l’essentiel aujourd’hui c’est de ne pas se croiser les bras et tomber dans un désespoir quelconque. Continuer les luttes et les développer pour exiger les augmentations de salaires, pour la reconnaissance des syndicats que se sont donnés librement les fonctionnaires, rassembler toutes les victimes de la politique économique désastreuse du pouvoir tout en dénonçant fermement le plébiscite et la démocratie de façade permettrait aux travailleurs et aux progressistes de marquer des points dans la longue lutte pour créer les conditions du changement profond attendu par la majorité de notre peuple.

Ce changement signifie de nouvelles orientations au plan économique et social, une résistance réelle aux plans des multinationales décidées à nous faire payer la crise de leur système capitaliste. Ce changement signifierait aussi la possibilité pour toutes les couches laborieuses de défendre leurs revendications dans tous les domaines y compris leur droit de s’organiser, s’exprimer, manifester…

Ce changement signifierait l’abolition de toutes les lois antidémocratiques.

Il signifierait enfin que notre peuple pourra exprimer librement sa volonté de présenter et élire à travers des élections démocratiques des maires, des députés ou le Président de la république. En attendant ce changement salutaire, impossible à arracher sans lutte, et pour refuser de voter pour Bouteflika, Louisa Hanoun ou tout autre candidat, présent pour donner un semblant de démocratie au plébiscite, les travailleurs les progressistes et les démocrates authentiques glisseront dans l’urne un bulletin nul le 9 avril. Ils seront présents lors du dépouillement pour s’opposer aux trucages et dénoncer toutes les irrégularités.

PADS LE 24 FEVRIER 2009

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