L’issue à la crise : rompre avec le capitalisme tract du réseau à la fête

, par  pamillet , popularité : 6%

En cette rentrée 2009 les avis se multiplient sur la fin ou la
prolongation de la crise. Mais de quelle crise s’agit-il exactement ?
Qui en sont les véritables victimes ?

Sûrement pas le capitalisme qui continue d’accumuler des profits.

Lorsque la crise enrichit les riches...

Alstom revendique un bénéfice net en
hausse de 30%. Vivendi annonce pour
2009 "la distribution aux actionnaires d’un
dividende élevé". Trente groupes du CAC
40 étalent leurs bénéfices.

Les banques de leur côté affichent sans
vergogne une santé insolente, grâce
notamment aux 23 milliards d’euros
accordés par l’Etat. BNP Paribas se vante
d’un bénéfice presque triplé. La Société
générale, malgré les scandales, empoche
avec délectation 65,9% d’ augmentation
"générée par ses activités de marché".
Boostées elles aussi par l’injection de 27
millions d’euros de fonds publics avec la
prime à la casse gouvernementale, les
entreprises automobiles jubilent : les
ventes de PSA (Peugeot/Citroën)
ont grimpé de 17%, celles de Renault de 11,1%.

Lorsque la crise appauvrit les pauvres...

Dans le même temps, comme une grande
partie de la population, les salariés sont à la
peine.

L’été a vu se poursuivre à tour de bras
licenciements et fermetures d’entreprises.
Les spécialistes évoquent la bagatelle de
700 000 emplois supprimés en 2009. A
Béziers la multinationale américaine
Cameron (industrie pétrolière et gazière) qui
prévoit 31 millions d’euros de bénéfices veut
licencier 142 salariés. En Vendée le groupe
suédois SKF (70 millions d’euros de
bénéfices en six mois) supprime 380
emplois. Rien de surprenant si l’INSEE
annonce que le taux de chômage, qui a
fortement augmenté en juillet (9,8% contre
9,6% en juin), pourrait d’ici peu dépasser
10%.

Alors que le pouvoir d’achat stagne ou
régresse, que ceux qui travaillent sont
nombreux parmi les 7 millions de pauvres
que compte le pays, les tenants du système
capitaliste considèrent aujourd’hui comme
"une bonne nouvelle" la possibilité de
recourir ... à l’inflation. Histoire d’aggraver les
difficultés de la majorité de la population et
d’enrichir toujours plus ceux qui exploitent
salariés et chômeurs.

Que faire ?

L’expérience prouve que toutes les
mesures "d’aménagement" du système en
place non seulement ne règlent rien, mais
conduisent au même résultat : toujours
moins pour les salariés, toujours plus pour
le patronat et le monde de la finance.

Répondre aux besoins des travailleurs et
de la population implique de rompre avec le
capitalisme. Une condition essentielle de
cette rupture était affirmée dès 1944 par le
Conseil National de la Résistance : "le
retour à la nation des grands moyens de
production monopolisée, fruits du travail
commun, des sources d’énergie, des
richesses du sous-sol, des compagnies
d’assurances et des grandes banques".

Nous proposons de faire grandir les
convergences de luttes et d’action pour :
- La défense de la Sécurité sociale, de la
retraite solidaire, de l’hôpital public ; la
suppression des exonérations de
cotisations sociales ; l’abrogation de la
loi Bachelot, la suppression de la
taification à l’activité dans les hôpitaux .
- La défense et la reconquête des grands
services publics : cela passe par le
refus d’appliquer les directives
européennes ; le maintien et la
reconquête des monopoles publics
gagnés à la Libération et des
renationalisations ; le refus de
privatisation de la Poste ou de la
filialisation du fret SNCF.
- Le refus du démantèlement de
l’économie, notamment dans l’industrie
et des licenciements : il faut défendre
les filières industrielles, exiger
l’intervention publique jusqu’à la
nationalisation démocratique des
grandes entreprises
- La justice sociale : revalorisation des
salaires et des retraites avec le Smig à
1600 euros pour les travaux pénibles,
maintien des annuités supplémentaires
pour les femmes, interdiction des plans
de licenciements.
- La suppression du bouclier fiscal
- Le départ des troupes françaises
d’Afghanistan et retrait de la France de
l’OTAN.

Comment ?

Depuis le début de l’année ce ne sont pas
les luttes sociales qui ont manqué.
Journées nationales de grève et de
manifestations impressionnantes ; actions
dans des dizaines d’entreprises aux quatre
coins du pays contre les licenciements
massifs ; mobilisations pour l’hôpital public
et contre la privatisation de la Poste :
autant de signes du refus de subir la loi
dévastatrice du capitalisme.

Résister chacun de son côté ne suffit pas.
Les luttes doivent se fixer l’objectif de
bousculer l’ordre établi, de modifier le
rapport de forces en contestant les idées
dominantes.

La rupture avec le capitalisme, l’amorce
d’une nouvelle période révolutionnaire sont
plus que jamais d’actualité. Mais rien ne se
fera spontanément. Démontrer le lien qui
existe entre les enjeux locaux et la politique
nationale, européenne ou internationale,
défendre les intérêts du monde du travail
nécessitent l’existence d’une organisation
politique révolutionnaire.

L’histoire le prouve : c’est lorsqu’il était fort
du soutien et de l’engagement des
exploités que le Parti communiste, outil de
la lutte des classes, a réussi à peser sur
l’évolution positive de la société.
Un Parti communiste organisé et influent
est indispensable pour construire une
société de justice sociale, réellement
démocratique, qui implique la rupture avec
le capitalisme.

Le temps est venu d’inventer un nouveau
chemin vers le socialisme.

Création d’un réseau pour faire vivre et renforcer le PCF.

Le 21 mars 2009 s’est constitué à Malakoff, dans le
respect des statuts du PCF, un réseau dont le but
clairement revendiqué -au moment où le danger de
voir disparaître le PCF est plus que jamais
d’actualité- est de "Faire vivre et renforcer le PCF".
Pour ce faire, il se propose notamment de :
- réaffirmer l’actualité des fondamentaux
théoriques et marxistes du PCF ainsi que
l’importance cruciale de l’organisation communiste
dans la lutte des classes ;
- redonner un nom à la perspective que doit porter
notre parti, à savoir le socialisme. Une question à
laquelle la crise actuelle donne tout son sens ;
- favoriser l’échange d’expériences et
d’expressions militantes entre organisations du
PCF, aider à leur renforcement, à la revitalisation
de cellules, de sections, notamment à l’entreprise ;
- promouvoir l’adhésion au PCF.
Autant d’engagements qui prennent tout leur sens
avec les risques aggravées d’effacement du PCF
générés par la création du "Front de gauche",
accompagnée de la tentative d’une recomposition
politique « à gauche » éliminant, dans les faits, le
Parti communiste de la donne politique.

Nous n’avons pas accepté, nous n’acceptons pas
et nous n’accepterons pas l’abandon de l’identité
du Parti communiste. Le PCF est un outil politique
indispensable pour dégager une perspective de
rupture avec la politique du capital.

Contacts et nouvelles du réseau

Bourg-en-Bresse, Morbihan, Bas-Rhin

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