1944 : Vénissieux dans la tourmente
L’année 1944 fut terrible : victimes civiles des bombardements alliés, affrontements avec les soldats allemands et leurs collaborateurs. Le 18 août, cinq exécutions ont lieu devant le garage Renault, route de Vienne. Le 23 août, les cheminots se mettent en grève insurrectionnelle ; des combats éclatent à l’Arsenal, devant Berliet, partout où les communistes sont organisés. Le lendemain encore, les combats se poursuivent. Enfin, le 2 septembre, le comité de Libération destitue le maire nommé par Vichy. Marguerite Carlet, au nom du Comité, place le drapeau tricolore sur le fronton de la mairie. Elle deviendra la première femme première adjointe de Vénissieux.
La résistance, une leçon d’unité et d’action
Les communistes ont tiré de l’énergie de la Résistance une leçon essentielle : celle de l’unité des militants, qui ont su chasser les fascistes et reconquérir leur pays autour du programme du Conseil national de la Résistance, pour une République sociale et démocratique. La bataille contre le fascisme ne se mène pas d’abord sur le terrain idéologique, mais dans l’action concrète, au travail comme dans les quartiers. Si les maquis marquent les mémoires, c’est la résistance du quotidien — déraillements, affiches sauvages, tracts diffusés sous le manteau — qui a permis de construire l’unité populaire.
Un combat toujours d’actualité
Aujourd’hui, les communistes œuvrent à l’unité populaire dans les solidarités, les luttes sociales, la bataille pour l’emploi et les salaires. Mais lle RN a capté, en vingt ans, des millions de voix populaires en exploitant les divisions. Pendant des décennies, gouvernements de gauche comme de droite ont entretenu la confusion : dénonçant l’extrême droite pour ses valeurs « non démocratiques », tout en reprenant son discours sur l’immigration ou la sécurité, et en affaiblissant les services publics et les droits sociaux.
Les leçons de la résistance restent essentielles pour surmonter la fracture de notre peuple dans la crise actuelle — économique, sociale, mais aussi médiatique et politique. Macron incarne l’élite des « premiers de cordée », dont la fortune explose alors que la France perd son industrie, sa souveraineté et son modèle social. La bourgeoisie mondialisée qu’il représente est incapable de construire une majorité populaire pour la France, incapable de proposer un projet de justice et d’efficacité pour tous.
Mais l’extrême droite, dont les origines plongent dans la collaboration contre la Résistance, apparaît dans trop de milieux populaires comme un rempart contre Macron. Pourtant, elle défend le même modèle économique : celui de la concurrence généralisée et du recul des droits. Pour les communistes, un principe s’impose : on ne fait pas reculer l’extrême droite sans faire reculer les divisions au sein du peuple. C’est le message porté ce 2 septembre à Vénissieux, avec le drapeau historique des communistes et celui de la CGT.
Face aux crises et aux risques fascistes, la rupture est le socialisme !
Comme il y a 82 ans, nous avons besoin d’actions de résistance pour défendre l’emploi, les salaires, les services publics. Mais aussi d’un projet qui unisse les Français autour d’un programme de rupture : celui des Jours heureux, de la paix et de la coopération, contre la guerre et la concurrence libre et non faussée. C’est le projet décidé par les communistes à leur 40e congrès, le socialisme comme alternative au capitalisme, une société où ceux qui travaillent décident, une société de coopération avec le sud contre l’impérialisme et la guerre.
