La jeunesse et les partis communites 18e Séminaire communiste international

, par  pamillet , popularité : 3%

Après la 10ème rencontre de Sao Paulo des partis communistes et ouvriers fin 2008, une nouvelle rencontre d’un groupe de travail sur la jeunesse avec 45 organisations réunies à Bruxelles.

On peut bien entendu ne pas être d’accord avec tout ce qui s’est dit à cette rencontre, mais l’absence du PCF à ces rencontres internationales est une grave erreur.

Quand tout exige, de Wall Street au Honduras, une plus grande solidarité internationaliste, les contacts avec les forces communistes dans tous les pays sont essentiels.

La JC qui envoie une forte délégation à Cuba cet été aura l’occasion d’en discuter avec les communistes cubains...


« La situation des jeunes, la responsabilité des Parti
communistes vis-à-vis de la jeunesse, le travail des
communistes parmi les jeunes et l’intégration de nouvelles
générations dans les partis communistes »

www.icsbrussels.org , ics@icsbrussels.org
Bruxelles 15-17 mai 2009

Conclusions générales

La situation de la jeunesse dans le monde capitaliste

Dans son immense majorité, la jeunesse est issue des
classes laborieuses. Elle est également directement membre
des classes laborieuses, en ce qui concerne les jeunes
travailleurs, ou destinée à rejoindre ces classes
laborieuses (après l’école et/ou l’enseignement supérieur).

Elle est, dans le monde entier, une des toutes premières
victimes du système capitaliste. Pas plus qu’aux
travailleurs en général, ce système en crise et en
décomposition n’a de futur à lui offrir.

La jeunesse est également un enjeu majeur pour la
bourgeoisie. Celle-ci cible constamment les valeurs et les
espoirs de la jeunesse pour la détourner de la lutte
politique organisée et de la lutte des classes. Pour elle,
il ne faut surtout pas que les jeunes prennent conscience
des intérêts de classe communs qui les lient à l’ensemble
des travailleurs.

Pendant que la jeunesse est sous le coup de nombreuses
attaques, une grande partie d’entre elle est très présente
sur le front de la résistance tandis qu’une autre partie
demeure sur une position de contradiction avec la lutte des
classes. La lutte pour orienter la jeunesse sur la voie de
la classe ouvrière ou sur la voie de la bourgeoisie est
permanente.

La jeunesse travailleuse première victime de la crise économique

Les jeunes travailleurs sont les premiers à payer une crise
dont ils ne sont pas responsables.

La bourgeoisie utilise les jeunes comme force de travail
d’appoint très bon marché et super flexible. A la sortie de
l’école, beaucoup de jeunes restent sans emploi ou sont
intégrés dans le marché de travail comme intérimaires, ou
avec un contrat à durée déterminée et/ou à temps partiel.

Ils sont les premiers à perdre leurs emplois pour aller
rejoindre les longues files de chômeurs. Ceci constitue un
gaspillage incroyable en force productive et en potentiel
humain. Les jeunes travailleurs, comme l’ensemble de la
classe ouvrière, sont sacrifiés sur l’autel du profit. Les
contradictions fondamentales du capitalisme s’expriment
entre autres dans cette absurdité : les jeunes ont
davantage de mal à trouver un emploi stable, alors que
l’âge de la retraite est porté de 60 à 65 ans, puis de 65 à
67 voire même 70 ans, ceci en application des plans
réactionnaires des USA, de l’Union européenne, du FMI et
d’autres forces impérialistes.

Cette précarisation de l’emploi fragilise la jeunesse,
l’empêche de s’émanciper du noyau familial et de construire
une vie indépendante et décente. Cette situation rend
également plus problématique l’intégration de la jeunesse
dans le mouvement ouvrier organisé et plus compliquée la
transmission des traditions de luttes et d’organisation.

Ce sacrifice de la jeunesse n’est pas sans conséquence pour
beaucoup de jeunes. Nombre d’entre eux sombrent dans la
délinquance et sont victimes de systèmes répressifs de plus
en plus brutaux. Cette situation n’est pas seulement le
résultat de la pauvreté et de l’impossibilité d’en sortir,
mais aussi - comme expliqué plus loin -, la conséquence de
l’offensive idéologique de la bourgeoisie sur le plan
moral.

La jeunes travailleurs sans emploi sont aussi les premiers
envoyés, comme chair à canon, dans les sales guerres de
l’impérialisme.

La jeunesse écolière et étudiante attaquée de toute part...

La jeunesse étudiante et écolière est également touchée.
Des plans de rationalisation, de privatisation et
d’austérité du monde de l’éducation apparaissent un peu
partout.

Dans la majorité des pays, les coûts des études ne cessent
d’augmenter. Cela rend l’accès à l’éducation davantage
onéreux pour les familles des classes laborieuses.

En application des directives patronales, les
gouvernements, qu’ils soient conservateurs ou
sociaux-démocrates, privatisent de plus en plus
d’institutions liées à l’éducation et à la recherche, dans
l’enseignement secondaire, supérieur ou universitaire. Cela
se fait notamment par l’introduction de partenariats
public-privé ou par l’intervention directe des grandes
entreprises capitalistes dans la gestion de l’enseignement
et de la recherche.

Partout dans le monde capitaliste, on assiste à une
élitisation, une « catégorisation » et une hiérarchisation
accrue de l’enseignement. Ce phénomène se développe avant
tout par une mise en concurrence toujours plus forte des
établissements d’enseignement, par une réduction croissante
du financement de l’enseignement public et par la
marchandisation de l’enseignement.

Il en résulte un accroissement de l’inégalité dans les
écoles et les universités, l’exclusion d’une section
importante des jeunes du système éducatif et le
renforcement des barrières de classes à l’accès à
l’enseignement. Cela génère une forme contemporaine
d’illettrisme.

Davantage de jeunes travailleurs diplômés sont sans emploi
ou surqualifiés pour leur emploi.

Dans les pays du tiers-monde

Dans les pays du tiers-monde, la jeunesse représente
souvent la grande majorité de la population.

Les jeunes des pays sous-développés souffrent depuis
longtemps des pires conditions économiques et sociales dans
le monde. Dans les conditions nouvelles générées par la
crise, les jeunes subissent plus que jamais des conditions
extrêmes de privation, d’exploitation et d’oppression.

La population des écoles et des universités diminue. Les
États réactionnaires ne sont pas en mesure de développer
davantage le système éducatif public ni de donner la
possibilité aux enfants des travailleurs et des paysans de
fréquenter l’école et l’enseignement supérieur.

Bien souvent, les familles appauvries souhaitent que leurs
enfants en âge de scolarité aillent travailler pour
accroître le revenu familial. Mais l’emploi s’est raréfié,
tant dans le circuit normal que dans le secteur informel de
l’économie.

La manipulation idéologique et culturelle de la jeunesse

Depuis le renversement du socialisme en Europe et en URSS,
la bourgeoisie a renforcé son offensive idéologique sur la
jeunesse. Elle met en branle toute la panoplie de moyens
dont elle dispose : l’exploitation et l’intimidation sur les
lieux de travail, à l’école et à l’université, les médias,
les jeux vidéo, certaines utilisations commerciales du
sport et de la culture, la répression, la drogue, la
militarisation, l’obscurantisme religieux

Les jeunes sont la cible particulière d’une forte campagne
idéologique visant à les manipuler et à leur faire éprouver
un sentiment d’impuissance (« rien ne pourra changer, les
classes dominantes sont invincibles »). Le radicalisme
embryonnaire qui caractérise les groupes d’âge inférieur
doit être étouffé.

A l’école, à l’université, dans de nombreux cours et
livres, le capitalisme est présenté comme système immuable
et l’histoire est révisée par la propagation de mensonges
anticommunistes. Le but est d’ancrer dans la jeunesse
l’idée qu’il n’y a pas d’alternative et de cacher que la
seule solution possible est la libération du joug de
l’impérialisme et le socialisme.

La bourgeoisie criminalise également les organisations,
comme la KSM (Jeunesse communiste de la République
tchèque), qui perpétuent et développent l’héritage
communiste au sein de la jeunesse.

Elle favorise l’individualisme, « l’esprit d’entreprendre »
- contre le collectivisme, la solidarité, l’organisation et
la lutte collective. Elle propage une culture abrutissante,
l’argent facile, la possibilité d’une vie de luxe. Ceci
pousse à l’endettement rapide des jeunes, ce qui constitue
un frein important à leur engagement dans la lutte tout en
favorisant les tendances objectives à la délinquance.

Les idées bourgeoises, petites bourgeoisies, racistes,
chauvines et obscurantistes trouvent un terrain favorable
dans une partie de la jeunesse à cause du caractère de
classe de l’enseignement.

Les campagnes de la bourgeoisie s’implantent d’autant plus
facilement dans une partie de la jeunesse que celle-ci a
grandi dans les conditions de la victoire de la
contre-révolution. Ceci est particulièrement vrai pour la
jeunesse des anciens pays socialistes, qui n’a pas connu
les acquis du socialisme.

les résistances de la jeunesse à la crise capitaliste

Face aux agressions que subit la jeunesse, les résistances
sont nombreuses et gagnent en ampleur. Dans plusieurs pays,
les jeunes travailleurs s’impliquent activement et
massivement dans les mouvements contre le rallongement des
carrières de travail. Ils posent une question simple :
pourquoi tuer nos parents au travail en les faisant
travailler plus longtemps alors qu’autant de jeunes sont à
la recherche d’un emploi ? Dans certains pays également, les
jeunes sont au front dans les mouvements contre les
licenciements et contre les intimidations du monde
patronal.

En Europe, les étudiants ont mené et continuent à mener une
lutte de longue haleine contre le processus de Bologne et
ses conséquences : l’augmentation du coût des études, la
privatisation, l’élitisation de l’enseignement et de la
recherche.

Ailleurs, ce sont les écoliers qui mènent des combats
analogues.

Ailleurs encore c’est l’ensemble de la jeunesse qui se
mobilise et lutte pour ses droits.

Dans de très nombreux pays (impérialistes et
sous-développés), la jeunesse prend une part très active
dans la lutte contre les guerres impérialistes, en
particulier les guerres d’agression en Irak et en
Afghanistan ou l’occupation de la Palestine.

Très souvent, la jeunesse communiste joue un rôle crucial
dans ces mobilisations et ces luttes. Elle est à
l’avant-garde des combats des jeunes contre le capitalisme.
Dans ces combats, elle s’est également attelée à convaincre
le plus de jeunes possible de la supériorité de notre
vision du monde et de la voie alternative que les
communistes proposent.

Les spécificités de la jeunesse

Si le communisme est l’avenir de l’humanité, l’avenir
appartient objectivement à la jeunesse.

Inévitablement les jeunes ont moins d’expérience politique
et sociale. Cela les rend plus vulnérables aux idéologies
bourgeoises et petites bourgeoises (anarchisme, gauchisme,
trotskisme), ce qui est exploité par la bourgeoisie pour
les manipuler.

Mais comme les jeunes abordent la vie avec beaucoup moins
de préjugés, il s’agit aussi d’une opportunité pour les
communistes.

Le système capitaliste limite drastiquement les choix
matériels de la jeunesse, dans l’emploi, le logement,
l’accès à l’enseignement et à la culture. Cependant, la
jeunesse est une période où les choix politiques et
idéologiques sont les moins fixés, les plus ouverts. Tout
reste à décider. C’est un combat entre la bourgeoisie et le
prolétariat pour orienter le choix des jeunes dans un sens
ou l’autre. En général, c’est bien avant 35 ans que l’on
forme, pour l’essentiel, sa conception du monde et la
conception de son engagement.

Les jeunes sont en général en meilleure santé physique et
mentale.

Ce sont les jeunes qui sont le plus en contact avec les
dernières technologies et avec les derniers progrès de la
société.

La responsabilité des partis communistes vis-à-vis de la jeunesse

Face à ces constats, tant sur le plan des attaques que
subit la jeunesse, que sur le plan de la résistance qu’elle
exprime ou sur le plan de l’avenir qu’elle constitue, les
partis communistes ont une grande responsabilité à assumer
mais aussi de nombreuses opportunités à saisir.

Les liens des partis communistes avec la partie jeune des
classes laborieuses et la qualité de leurs liens avec les
classes laborieuses dans leur ensemble dans une
perspective à long terme déterminent directement les
objectifs généraux des partis communistes et leur objectif
stratégique final du socialisme.

Les partis communistes ont la responsabilité de s’adresser
directement, comme parti, à la jeunesse, de faire leur les
luttes de la jeunesse et de leur donner des perspectives
révolutionnaires sur le plan politique et organisationnel.

Les partis communistes ont un rôle déterminant et
irremplaçable pour renforcer l’unité de la classe ouvrière.
Ceci se traduit par le renforcement de l’intégration des
luttes des jeunes travailleurs, des étudiants et des
écoliers au sein du mouvement d’ensemble de la classe
ouvrière. Par exemple, les luttes pour un enseignement
public et populaire, gratuit et de qualité, et contre sa
marchandisation, ne sont pas des luttes des seuls étudiants
mais des luttes qui concernent l’ensemble de la classe
ouvrière.

Ceci se traduit aussi par l’éducation de la jeunesse dans
le fait qu’il n’y a pas d’avenir pour la jeunesse si elle
ne suit pas les intérêts objectifs de la classe ouvrière.

Dans le travail de transmission des traditions de lutte et
d’organisation de la classe ouvrière au sein de la
jeunesse, les partis communistes ont une responsabilité de
promouvoir l’orientation de classe contre la collaboration
de classe.

Enfin, les partis ont une responsabilité particulière dans
l’éducation et l’encadrement des jeunes militants et
cadres. Ils ont une responsabilité dans la formation au
marxisme-léninisme, dans l’apprentissage de la lutte
politique et tactique.

La situation de la jeunesse dans les pays socialistes

Le socialisme encourage parmi les jeunes la participation
active et consciente dans la solution des problèmes
principaux qui les affectent, développe la responsabilité
collective et la solidarité.

Dans une société socialiste, les jeunes ont une idée
concrète de ce qu’ils défendent et construisent. La
jeunesse n’est pas victime du système comme sous le
capitalisme mais la principale bénéficiaire des
opportunités et des possibilités que le socialisme lui
offre.

De nouvelles perspectives s’ouvrent pour l’Amérique latine
où l’accès des jeunes à la santé, à l’éducation, à la
culture et la participation populaire augmentent. Ceci
grâce à des politique de socialisation appliquées comme
alternatives aux politiques néolibérales et capitalistes et
le plus souvent inspirées par l’action de Cuba socialiste.

Un défi pour les pays socialistes est la transmission de
l’héritage révolutionnaire aux nouvelles générations qui
n’ont pas connu la révolution et les sacrifices immenses
qu’elle a nécessités. Ceci est d’autant plus nécessaire
dans la continuation de l’accomplissement de la révolution
et les luttes et défis qu’elle soulève.

L’importance de la construction d’un mouvement des jeunes communistes fort

Lénine soulignait en son temps l’importance d’avoir une
organisation de la jeunesse communiste indépendante, qui
soit à la fois fermement liée idéologiquement et
politiquement au parti communiste.

Cela reste vrai aujourd’hui.

La construction d’un mouvement de jeunes fort permet de
recruter et de rassembler largement autour du parti les
jeunes et particulièrement ceux qui rejoignent les classes
laborieuses ou qui s’en rapprochent. Elle permet de
mobiliser et de toucher très largement l’ensemble de la
masse des jeunes et d’orienter leurs luttes au côté de la
classe ouvrière et du mouvement populaire contre
l’impérialisme et vers un autre monde, un monde socialiste.
Elle donne l’occasion à une partie importante de la
jeunesse de rompre avec l’idéologie capitaliste,
social-démocrate et petite bourgeoise. Elle favorise la
popularisation du marxisme-léninisme et du parti communiste
au sein de la jeunesse.

Les organisations de la jeunesse se concentrent surtout là
où les jeunes vivent, travaillent et/ou s’organisent.

Même si la dispersion et l’instabilité économique de la
jeunesse travailleuse rendent plus difficile son
organisation, il est d’une importance stratégique de
l’atteindre. Cela implique le travail organisé avec la
jeunesse dans les entreprises et les syndicats, avec les
étudiants contraints de travailler pour financer leurs
études, dans les quartiers populaires et les communautés.

Les écoles secondaires, les établissements d’enseignement
supérieur universitaires et non universitaires constituent
des endroits de très haute concentration et d’organisation
de la jeunesse. Dans de nombreux pays, le mouvement
étudiant et écolier a également une grande tradition de
lutte.

Dans toutes ces expériences, sur ces différents terrains,
le mouvement de jeunes communistes se joint pleinement aux
luttes des jeunes. Il part des préoccupations des jeunes
(l’emploi, l’enseignement, la paix et le droit à
l’intégrité physique, l’environnement). Il refuse le rôle
de commentateur à distance. Il prend activement part à ces
luttes pour les orienter dans une voie révolutionnaire, ce
qui nécessite de les détacher des influences libérales,
sociales-démocrates ou petites bourgeoises opportunistes.

L’organisation des jeunes communistes effectue un travail
de sensibilisation et de conscientisation, en révélant la
nature de classe de chaque lutte. Elle veille à développer
le niveau de la lutte en l’orientant dans le sens d’une
plus grande unité avec le reste du mouvement des
travailleurs.

Le mouvement de jeunes veille également à son renforcement
organisationnel et à celui du degré d’organisation de la
jeunesse. Les formes peuvent varier d’un pays à l’autre,
pourvu qu’elles soient adaptées à la jeunesse concernée.

Renforcer le degré d’organisation de la jeunesse se réalise
par l’élargissement des rangs du mouvement communiste de
jeunes mais aussi par le renforcement et l’élargissement
des organisations syndicales de classe et d’autres
organisations qui rassemblent des jeunes (emploi, paix,
antiracisme...).

En plus de participer activement à la lutte des jeunes, de
développer la conscience et de renforcer le degré
d’organisation des jeunes, le mouvement de jeunes assure un
certain nombre de tâches permanentes. Par exemple :

- La diffusion et la promotion du marxisme-léninisme au sein
de la jeunesse. C’est une nécessité pour la survie même du
mouvement de jeunes communistes mais également une très
grande opportunité. En effet, la bourgeoisie est incapable
d’offrir à la jeunesse une vision d’avenir cohérente qui
réponde aux besoins des jeunes, au contraire du
marxisme-léninisme qui offre cet outil, cette conception du
monde scientifique.

- La promotion d’une conscience de classe prolétarienne
parmi la jeunesse. Dans ce cadre, le mouvement des jeunes
communistes travaille à l’unité de classe entre les jeunes
et l’ensemble du monde du travail, de ses syndicats et de
son parti d’avant-garde. Il favorise les initiatives de
solidarité avec les classes laborieuses, soutient les
piquets de grèves et les luttes...

- La promotion de l’internationalisme prolétarien. Le
nationalisme bourgeois, le racisme, la xénophobie ou le
chauvinisme sont parmi les pires ennemis de la lutte de
classes et du communisme. C’est très tôt qu’il faut en
anéantir l’influence.

La promotion de l’internationalisme au sein de la jeunesse
et l’importance de la coordination internationale du
mouvement de jeunes communistes peut se réaliser à travers
des réunions internationales, des discussions et des
actions communes des organisations de jeunes communistes.
Ce genre de coopération entre jeunes communistes peut
encourager de manière décisive la contre-attaque politique
et idéologique du mouvement de jeunes contre
l’anti-communisme et pour la défense du socialisme comme
seule alternative à l’impérialisme. De plus, les
initiatives communes et les discussions entre les jeunes
communistes peuvent amener une perspective et une aide
politique significative au mouvement de jeunes
anti-impérialiste international.

La FMJD (Fédération Mondiale de laJeunesse Démocratique)
s’est ainsi renforcée et a réalisé des pas importants dans
l’approfondissement de son caractère de classe distinct.

- La promotion d’un système de valeurs qui s’oppose à celui
que le capitalisme impose. Le mouvement des jeunes propage
des valeurs de solidarité, d’honnêteté, l’optimisme, le
sens de l’action collective, la modestie, l’esprit de
travail solidaire, la curiosité et l’ouverture, l’esprit
critique et autocritique, le goût de la science et le rejet
de l’obscurantisme...

- Le combat contre la reproduction des discriminations de la
société au sein du mouvement de jeunes. Le mouvement des
jeunes communistes doit veiller à combattre en son sein les
discriminations qui touchent dans la société les jeunes
d’origine immigrée et les femmes en particulier. Souvent
les femmes et les travailleurs d’origine immigrée sont
(fortement) sous-représentés au sein des partis communistes
et du mouvement ouvrier organisé en général. Les mouvements
communistes de la jeunesse peuvent contribuer, dans une
importante mesure, à combler ce retard et à renforcer ainsi
l’unité de l’entièreté des classes laborieuses.

- L’intégration du mouvement de jeunes communistes dans
l’ensemble du mouvement de jeunes. Le mouvement des jeunes
communistes est le mouvement d’avant-garde dans la
jeunesse. Mais ceci ne veut pas dire qu’il en est un
mouvement détaché. Le mouvement des jeunes communistes
entretient des liens solides et dialogue avec l’ensemble
des mouvements de jeunes (associations syndicales,
culturelles, sportives, maisons de jeunes, associations
étudiantes, etc.).

Pour construire un tel mouvement de jeunes il faut avoir
des cadres bien formés qui parviennent à se lier en
profondeur avec les jeunes, leurs problèmes, leur manière
de penser, leur manière de pratiquer l’humour et la
culture. Un tel mouvement de jeunes a besoin de cadres qui
ont acquis suffisamment d’expériences de luttes et de
formation au marxisme-léninisme.

Le défi de l’intégration des jeunes militants et cadres dans le parti

La jeunesse constitue une priorité du parti car c’est d’un
bon travail avec elle que dépend la pérennité politique et
organisationnelle du parti. Cela permet également au parti
d’élargir en permanence son champ d’action.

Intégrer les jeunes dans le parti

La construction d’une organisation de jeunes solide permet
d’assurer la formation de jeunes militants et cadres
révolutionnaires. Ils pourront renforcer et élargir le
travail du parti.

Cela ne peut réussir que si ces jeunes militants et cadres
s’intègrent dans le parti à tous les niveaux, dans un souci
d’éducation à la tradition du parti, dans un souci
d’apprentissage des expériences passées. Ces jeunes
militants seront éduqués politiquement et idéologiquement
au marxisme-léninisme et à l’histoire des luttes de classe
des travailleurs du pays et du monde entier. Le parti doit
accorder une grande importance au travail d’intégration des
jeunes camarades et être à l’écoute des expériences et vues
des jeunes camarades.

Tout spontanéisme en la matière conduit au dépérissement du
parti.

Intégrer les jeunes cadres dans la direction du parti

Intégrer les jeunes militants dans le parti doit se faire à
tous les niveaux, également au sein de la direction du
parti. Les meilleurs camarades de chaque génération doivent
se familiariser assez tôt avec les enjeux et les fonctions
de la direction supérieure du parti.

La politique de cadres doit être très bien organisée et
dirigée. Elle se fait dans un équilibre entre
l’apprentissage auprès des cadres expérimentés, la prise de
responsabilité progressive, l’apprentissage autonome et
l’introduction éventuelle de nouvelles approches.


En conclusion, nous affirmons que les luttes des mouvements
de la jeunesse à travers le monde nous inspirent beaucoup.
Nous aiderons à leur consolidation. Nous travaillerons au
renforcement de leurs liens avec le mouvement des
travailleurs. Avec la classe ouvrière entière et en
alliance avec les couches pauvres et intermédiaires de la
société, les jeunes pourront accomplir la tâche historique
de la transformation profonde du pouvoir, du renversement
de l’impérialisme et du capitalisme, de la conquête du
socialisme.

Liste des signataires

- 1. Algeria, Parti Algérien pour la Démocratie et le
Socialisme (PADS)
- 2. Argentina, Partido de la Liberación
- 3. Armenia, Unified Progressive Communist Party of Armenia
- 4. Australia, Communist Party of Australia
- 5. Azerbaidjan, Communist Party of Azerbadjan
- 6. Belarus, For the Union and the Communist Party of the
Union
- 7. Belgium, Workers’ Party of Belgium
- 8. Brazil, Communist Party of Brazil (PcdoB)
- 9. Brazil, Partido Patria Livre
- 10. Colombia, Partido Comunista Colombiano
- 11. Croatia, Socialist Workers’ Party of Croatia
- 12. Cuba, Partido Comunista de Cuba
- 13. Denmark, Communist Party of Denmark
- 14. Denmark, Danish Communist Party
- 15. El Salvador, Partido Comunista de El Salvador (PCS)
- 16. Estonia, Communist Party of Estonia
- 17. France, PRCF - Pôle de Renaissance communiste en France
- 18. France, URCF - Union des Révolutionnaires-Communistes
de France
- 19. Georgia, Unified Communist Party of Georgia
- 20. Greece, Communist Party of Greece (KKE)
- 21. Hungary, Hungarian Communist Workers’ Party
- 22. Ireland, Communist Party of Ireland
- 23. Ireland, Workers’ Party of Ireland
- 24. Latvia, Socialist Party of Latvia
- 25. Lebanon, Parti Communiste Libanais
- 26. Luxembourg, Communist Party of Luxembourg
- 27. Malta, Communist Party of Malta
- 28. Morocco, Voie démocratique
- 29. Nepal, Communist Party of Nepal (Unified)
- 30. Netherlands, New Communist Party Netherlands (NCPN)
- 31. Pakistan, Communist Party of Pakistan
- 32. Palestine, Popular Front for the Liberation of
Palestine (PFLP)
- 33. Peru, Partido Comunista Peruano
- 34. Puerto Rico, Refundación Comunista de Puerto Rico
- 35. Russia, Communist Party of the Russian Federation
- 36. Russia, Russian Communist Workers’ Party -
Revolutionary Party of Communists
- 37. Russia, Communist Party of the Soviet Union (CPSU)
- 38. South Africa, South African Communist Party
- 39. Spain, Partido Comunista de España (marxista-leninista)
- 40. Spain, Partido Comunista de los Pueblos de España
- 41. Spain, Unión Proletaria
- 42. Sweden, Communist Party (KP)
- 43. Syria, Syrian Communist Party
- 44. Taiwan, Chinese Province of , Labour Party of Taiwan
- 45. Tunisia, Parti Communiste Ouvrier de Tunisie (PCOT)
- 46. Tunisia, Parti du Travail patriotique et démocratique
de Tunisie
- 47. Turkey, Communist Party of Turkey (TKP)
- 48. United Kingdom, Communist Party of Great Britain
(Marxist-Leninist)
- 49. United States, Freedom Road Socialist Organization
(FRSO)
- 50. United States, Party for Socialism and Liberation
- 51. Ukraine, Union of Communists
- 52. Venezuela, Partido Comunista de Venezuela
- 53. Vietnam, Socialist Republic of, Communist Party of
Vietnam

28 June 2009

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