Le Vénissian mars 2018 3 mars : industrie et emploi, 20 mars : droit au logement

, par  pamillet , popularité : 12%

Un nouveau numéro du journal le Vénissian sur les marchés ce week-end, préparant la rencontre du 3 mars sur l’industrie et l’emploi et le rassemblement du 20 mars sur le droit au logement...

Les capitalistes détruisent plus d’emplois qu’ils n’en créent… Pour l’emploi : quel rôle de l’état, des travailleurs ? Industrie, Emploi, Service Public, Nous sommes des millions, et si nous décidions nous-mêmes ?

Industrie, services publics, emploi, sont au cœur des préoccupations de beaucoup de français. Depuis des années, les gouvernements disent travailler à la relance de l’industrie. Sarkozy, Hollande, Montebourg, Macron, ont tous mis en place des plans pour l’industrie.

Tous ces plans ont eu comme base la baisse « du coût du travail » pour rendre les entreprises plus concurrentielles. Ils coûtent des milliards à l’état, donc aux Français, et non seulement, ils n’ont montré aucune efficacité, mais la désindustrialisation s’est toujours poursuivie ! Sous Sarkozy comme sous Hollande, des centaines de milliers d’emplois industriels ont été supprimés. Le début du quinquennat de Macron est dans la même veine, malgré la petite « reprise » annoncée.

Les services publics sont pour leur part attaqués de manière régulière avec par exemple dernièrement les annonces faites par Macron et son gouvernement de suppression de 120 000 emplois dans la fonction publique ou encore la remise en cause du statut des cheminots et de manière plus large de la SNCF.
Dans le cadre de la réflexion des communistes, en lien avec la préparation de notre congrès, nous organisons une rencontre pour débattre de ces questions :

- Que pourrait être une politique industrielle créatrice d’emploi ?

- Quel rôle de l’état ?

- Faut-il remettre sur la table la question des nationalisations pour faire quoi ? dans quel domaine ?

- Peut-on parler de politique industrielle sans poser la question de l’appropriation collective des moyens de production ?

- Peut-on parler de nouveau d’un développement de services publics, des transports, de l’énergie, des communications...

- Quels droits pour les salariés et leur représentants ?

- Comment combattre les diktats de l’Union européenne qui imposent la "concurrence libre et non faussée", la marchandisation de toute activité humaine ?

Le droit au logement pour tous !

Avec sa loi migrants, le gouvernement veut montrer qu’il est ferme tout en étant humaniste, mais il veut surtout nous faire croire que nous sommes tous en concurrence, migrants contre immigrés légaux, réfugiés économiques contre demandeurs d’asile, immigrés anciens contre immigrés récents. C’est l’ancien maire de Lyon devenu ministre de l’intérieur qui osait dire "il y a des délais d’attente pour le logement social à cause des demandeurs d’asile !"

C’est dans cette logique qu’il prépare une "loi logement" qui va restructurer le monde HLM à coup de hache. On parle de centaines de bailleurs sociaux en péril qui devront être vendus, fusionnés, intégrés dans ces quelques géants du logement qui répondent aux intérêts du patronat, du logement "moins social" pour les salariés et du logement "très social" réservé aux plus pauvres, aux publics dits "prioritaires"... Et tout serait centralisé au niveau des métropoles et des préfets...

Mais on peut être salarié pauvre, et avoir trouvé un logement de qualité avant de se retrouver au chômage à ne plus pouvoir payer ses loyers... Plus de 80% des Vénissians ont droit au logement social, et ils sont plus de 4000 en attente. Parmi eux, des centaines sont en dette de loyer et dépendent du travail social pour éviter les procédures d’expulsion.
Au lieu de mobiliser les moyens de l’état, des entreprises et des banques pour accélérer la construction et la rénovation des logements, le projet de loi reste dans l’esprit des lois précédentes du gouvernement "socialiste". L’état se désengage du logement social, réduit presque à rien l’aide à la pierre qui permettait de construire des logements à loyers réduits, et il fait payer aux bailleurs, c’est à dire aux locataires,la baisse des APL...
Pendant ce temps, les cadeaux pleuvent pour les grandes fortunes, les "premiers de cordées", les investisseurs...
C’est pour cela que des expulsions qui renvoient des personnes, des familles à la rue sont intolérables ! Le président avait promis "plus personne à la rue avant fin 2017 !" Ce sera l’objectif du rassemblement ce 20 mars avenue Jean Cagne à Vénissieux !

L’urgence pour l’école la réussite de nos enfants !

Pendant qu’on se passionne pour les rythmes scolaires, les réformes du gouvernement avancent. Et qu’est ce qui compte pour que nos enfants réussissent ?
La fatigue des enfants dépend-elle des rythmes scolaires ou plutôt des rythmes du travail et de cette société trépidante marquée par la télévision, les réseaux sociaux, la marchandisation et la publicité ?
Surtout que l’enfant a toutes les raisons de ne pas aimer une école qui semble ne plus ouvrir son avenir...

La réponse ne peut pas être "moins d’école", mais "mieux d’école" qui donne envie, qui sorte de la coupure entre connaissances et pratiques, entre connaissances scientifiques, littéraires, culturelles, sportives, techniques, qui valorise les pratiques expérimentales et les expériences collectives, une école avec les moyens de motiver, d’intéresser, de valoriser les élèves... Quand un enfant à envie, quand il se sent reconnu, il est capable de réussite !

Ce qui compte, ce qui permet la réussite scolaire du plus grand nombre d’enfants possible, ce sont les moyens pour le scolaire et le périscolaire, des moyens qui rendent l’école concurrentielle avec cette "société du désir" dans l’imaginaire de nos enfants. Ce devrait être la première préoccupation de tous ceux qui aiment l’école publique !

Le Congrès du PCF

La gauche avait promis de changer la vie, et les communistes pendant des décennies ont tout fait pour faire gagner la gauche, avant de se retrouver affaibli avec un parti socialiste menant une politique toujours plus à droite. Résultat, après Sarkozy puis Hollande, on se retrouve avec Macron qui se dit "de gauche et de droite", mais qui fait une politique au service des plus riches... Alors il faut reconstruire un parti de combat, de luttes, capable d’organiser les résistances, les solidarités, capable de faire peur aux oligarques pour les faire céder jusqu’à mettre en cause leur domination.

Voila un sujet passionnant pour le prochain congrès du PCF qui se tiendra fin 2018... Et si le parti communiste était de retour ?

Annonces

Brèves Toutes les brèves

Navigation