Minguettes, refusons la stigmatisation !

Le Vénissian de mars 2021
20 mars

Un ghetto ? Les habitants des quartiers des minguettes sont enfermés et marginalisés ? La majorité travaillent partout dans toute l’agglomération. Ils sont les premiers de cordées, aide-soignantes, femmes et hommes de ménage, de sécurité, manutentionnaires, ouvriers, chauffeurs, infirmières, cuisiniers, boulangers, techniciens… .

Les habitants des quartiers sont mobiles comme dans toutes les villes. Il y a des milliers d’anciens des minguettes partout dans la métropole !

Les habitants des quartiers des minguettes réussissent des projets ! Les collégiens de Triolet découvrent des agriculteurs pour créer un AMAP, des ingénieurs de Rhodia pour des actions de développement durable, Beaucoup de jeunes des quartiers des minguettes réussissent leurs études, jusque pour certains en école d’ingénieur, à Sciences-Po, en médecine, en fac de droit…

Fiers d’habiter aux minguettes ! de Léo à la Pyramide, de Darnaise à Monmoussea. Nous voyons avec fierté la rénovation urbaine, comme les réussites sociales, sportives, éducatives, professionnelles de centaines de Vénissians des quartiers des minguettes

Bien sûr nous avons les yeux grands ouverts sur les difficultés, les drames, sur la concentration de bénéficiaires du RSA, de chomeurs de longue durée. Mais nous nous battons pour leurs droits, pas pour les faire partir ! Nous refusons la stigmatisation !

Non, le problème ce n’est pas les habitants des minguettes, mais la domination du capital. Il précarise le travail, et enfonce dans l’addiction et la marchandisation. Il pousse à accepter l’inacceptable, l’incroyable aggravation des inégalités en pleine crise où les revenus des riches explosent en même temps que la précarité et la pauvreté.

Renovation urbaine ? On en veut plus !

Le rapport de la cour des comptes sur la politique des quartiers prioritaires a fait discussion. Mais personne n’a retenu son message principal. En dix ans, le cadre de vie des quartiers concernés s’est amélioré, la réussite scolaire des collèges aussi, tout comme l’attractivité urbaine.

Mais il reste encore plus à faire… finir Vénissy, Amstrong, réussir une vraie zone économique à la Darnaise, rénover enfin Léo Lagrange, Thorez, Pyramide, refaire la place du marché, transformer Monmousseau et les balmes en un ecoquartier reliant le plateau au centre ville…

Et il faut beaucoup plus d’actions de l’éducation nationale, de la justice, de la prévention, de la formation professionnelle, de l’insertion..

Oui, on en veut plus !