Pour des assises du communisme Des communistes s’adressent à d’autres communistes

, par  communistes , popularité : 4%

Il faut se rendre à l’évidence : les forces qui se réclament du communisme
apparaissent éclatées, désillusionnées, découragées, traumatisées…
Certains se prononcent même pour leur disparition. Or,
plus que jamais, il est indispensable d’offrir une perspective à l’espoir
que l’on sent poindre dans les multiples échanges qu’entretiennent
les militants communistes avec la population dans leurs villes
et leurs villages, avec les salariés sur leurs lieux de travail.

Ils sont en effet de plus en plus nombreux ceux qui considèrent le
capitalisme comme néfaste. Les récents résultats électoraux n’effacent
pas cette donnée primordiale confirmée par la victoire au référendum
de 2005, les mouvements sociaux dont celui du CPE, les
différentes enquêtes d’opinion…

Dans son évolution financière, le capitalisme est de plus en plus
exploiteur, parasitaire, prédateur, de plus en plus porteur d’aliénations
et de dominations. Des masses énormes d’argent s’accumulent
entre les mains d’un nombre toujours plus réduit de personnes, tandis
que s’accroissent les inégalités et que d’immenses besoins restent
insatisfaits.

A l’échelle de l’humanité, l’essentiel des richesses continuent à être
concentrées dans quelques pays et les inégalités de développement
augmentent sans cesse. Des moyens énormes sont stérilisés dans une
spéculation financière à grande échelle.

Dans ces conditions, la démocratie affichée est de plus en plus surfaite
et l’idéologie libérale traverse désormais toutes les sphères de
notre société au point que la quasi-totalité des médias en sont
aujourd’hui les véhicules. Les assemblées élues ont de moins en moins
de pouvoirs, lesquels se concentrent entre les mains des détenteurs
des moyens de production et d’échange, des acteurs des marchés financiers.

Pour autant, tout nous conduit à considérer que le système capitaliste
a fait son temps et qu’il doit laisser la place à une autre société.
Des expériences malheureuses, parfois tragiques, ont eu lieu au nom
du communisme. Elles ont pris fin par hypertrophie étatique, confiscation
des souverainetés et négation de la démocratie qu’elles prétendaient
pourtant vouloir établir.

C’est pourquoi nous souhaitons que soit reposée la question de l’actualité du communisme, d’un communisme qui soit de notre temps.
Pour cela, les grandes lignes d’un projet de société doivent être
redéfinies ou réaffirmées :

  1. Si le pouvoir capitaliste réside dans l’appropriation privée, à l’inverse
    le pouvoir du peuple, celui de la société dans son ensemble, ne
    doit-il pas consister avant tout en l’appropriation sociale des grands
    moyens de production et d’échange, des établissements bancaires et
    financiers, dans des formes qui sont à réinventer ?
  2. Le pouvoir des citoyens ne devrait-il pas être renforcé dans les
    institutions politiques, afin de dessiner les contours d’une véritable
    nouvelle république au sein de laquelle le triptyque « liberté égalité
    fraternité » pourra prendre tout son sens, mais aussi sur les lieux de
    travail, sans quoi la démocratie demeurerait bancale, amputée ?
  3. Cette même démocratie ne peut-elle pas mettre fin à un capitalisme
    grand pollueur et grand gaspilleur des ressources naturelles ?
    L’appropriation sociale apparaît en effet comme la condition de véritables
    politiques de développement durable, en pleine connaissance
    des apports que la science et les technologies doivent mettre à la disposition de tous.
  4. Le travail ne doit-il pas être débarrassé de l’aliénation qui lui est
    attaché et ne peut-on imaginer une nouvelle forme de travail assurant
    un revenu social à tous, motivant et responsable, un travail
    n’ayant plus rien de commun avec le salariat et l’exploitation qu’il
    implique ?
  5. Tous les peuples ne doivent-ils pas être souverains pour déterminer
    leur avenir et quelle articulation doit-il y avoir entre eux et
    l’Europe, l’échelon mondial ? Par quel moyen parvenir à des rapports
    de paix, d’égalité de tous les Etats, à des coopérations élargies et profitables à tous, notamment par l’intermédiaire d’une ONU réformée
    et démocratisée ?

Toutes ces données nous interpellent et doivent être débattues sur
le sens que nous devons donner à la place de l’Europe, de la nation,
des collectivités et des citoyens dans notre projet de société. C’est
cette voie vers un communisme renouvelé que nous devons co-élaborer,
construire avec l’ensemble du peuple.

C’est pourquoi nous proposons la tenue d’Assises du communisme en 2008.

Ces journées de réflexion auraient pour vocation de reposer les
questions essentielles de l’évolution de la société dans laquelle nous
vivons et de jeter les bases d’un projet de changement de société pour
le 21e siècle.

Nous suggérons que ces rencontres rassemblent, dans une libre
confrontation et sans exclusive, un maximum de militants et de citoyens
de diverses sensibilités, aux côtés d’intellectuels, de scientifiques,
d’élus et de représentants du mouvement social et associatif.
Tous ceux qui se réclament ou non du communisme y seraient les
bienvenus car la diversité des approches est autant de possibilités
d’enrichissement, aucun tabou ne devant constituer un préalable à
ce vaste échange.

La société évolue. Le capitalisme se transforme. Sans être pour
autant une « avant-garde éclairée », les communistes ne peuvent
demeurer à la traîne de cette gigantesque mutation. Nous espérons
donc que notre proposition soit examinée et discutée par tous les
communistes afin que les enjeux fondamentaux auxquels nous sommes
confrontés ne soient pas écartés au nom de considérations plus
immédiates.

POUR VOUS JOINDRE A CETTE LISTE DE SIGNATAIRES

adressez vos noms, prénoms et ce que vous estimez utile de faire figurer pour être identifié, à l’un des premiers signataires de ce texte.

Jean-François Autier, cheminot
retraité, conseiller municipal de
Bassens (1971-1995),
ancien permanent PCF 33,
jean-francois.autier@wanadoo.fr ;

Jean Arrayet ;
Christian Baillet, retraité du Port
autonome de Bordeaux ;

Claude Beaulieu, adhésion au PCF
en 1960, quitté en 2000, Président
du Comité Valmy,
claude.beaulieu@noos.fr ;

Bernard Blandin, cadre SNCF à la
retraite, président fondateur de la
Mutuelle des Cheminots de la
région SNCF de Bordeaux,
président fondateur de la Mutuelle
Atlantique de Prévoyance ;

Armand Boileau,
Armand.Boileau@wanadoo.fr,
retraité de l’Éducation nationale,
membre de Parti Communiste
depuis 1954

Lisette Boutet, retraitée banque ;

Alain Chancogne, retraité banque,
alainchancogne@aol.com,

Noël Collet, 7 avenue d’Albigny
74000 Annecy, retraité, adhésion
au pcf : 1958 ;

Jean Cucurull, attaché territorial,
ancien rédacteur en chef des
Nouvelles de Bordeaux et du Sud
Ouest, ancien secrétaire à
l’organisation de la Fédération de
la Gironde du PCF,
jean.cucurull@wanadoo.fr ;

Claude Deloume, retraité SNCF,
ex-adhérent du PCF ;

Jo Garcia, retraité du Gaz de
Bordeaux, adhésion au PCF : 1963,
ancien des JC, jogarcia@free.fr ;

Alain Larue ;

René Le Bris, PCF Hérouville-
Caen, Calvados ;

Christian Mayerau, retraité ;

Michel Peyret, membre du PCF de
1953 à 2006, retraité, député de la
Gironde (1986-1988)
m.peyret@cegetel.net ;

Pierre Pujo, adjoint au maire ;

Christian Reinkingen, retraité
cheminot, membre du PCF de
1967 à 1991,
reinkingen-c@orange.fr
Bordeaux

Jean-Louis Remande, 50 ans,
permanent syndical interpro,
adhésion pcf 1980, ex-candidat
cantonales et municipales de 1983
à 2002, 76360 Barantin ;

Jean Pierre Tricaud, cadre de la
banque, militant syndical, exmembre
du PCF (1980/2002) ;

Danielle Tronche, permanente
administrative et technique de la
Fédération de la Gironde du PCF
(1976-2001) ;

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