Une déclaration politique commune publiée par le Parti communiste d’Israël et le Parti des Palestiniens

, par  pamillet , popularité : 6%

L’avenir de Jérusalem Est n’est pas comme Tel-Aviv, mais comme Ramallah et Nablus !

transmis par le parti Communiste israélien, traduit de l’anglais par danielle Bleitrach pour changement de société
La Ville de Ramallah a accueillicette semaine une rencontre entre des leaders du Parti communiste d’Israël et du Parti des Palestiniens. La rencontre a été consacrée à une discussion sur les derniers événements politiques et avait pour but de renforcer les liens bilatéraux entre les deux partis.

La délégation du Parti communiste d’Israël avait à sa tête le Secrétaire général du Parti Mohammed Naffa ‘ et les membres de la délégation étaient les Membres de Politburo Issam Makhoul, Tamar Gozansky, Abdullah Abu Ma’rouf et Aida Touma. La délégation de Parti des Palestiniens avait à sa tête le Secrétaire général Bassam Al-Salhi, et des membres de Politburo Hanna Amireh, Afaf Ghatasheh, Rida Nateel et Fadwa Khader.

Les deux partis ont condamné avec force l’escalade israélienne, menée par le gouvernement d’extrême-droite dirigé par Benjamin Netanyahu, contre les Palestiniens et les mesures actuelles, et les campagnes d’implantation dans la ville de Jérusalem et dans la Cisjordanie et les attaques contre les sites saints, dans la Mosquée Al-Aqsa particulière à Jérusalem. Ils ont aussi condamné l’acte d’armée d’occupation de mise à mort de sang-froid de quatre jeunes hommes palestiniens dans le quartier de Nablus et d’autres mesures.

Les deux partis ont dénoncé le siège criminel israélien qui est toujours imposé à la Bande de Gaza et qui pèse de manière tragique sur le bien-être des gens vivant là. Ils ont considéré que le siège est une forme criminelle de punition collective imposée au peuple entier et une violation flagrante des lois fondamentales de la communauté internationale et des Conventions de Genève. Les deux partis ont exigé de la fin immédiate du siège et ont promis de continuer à lutter pour la réalisation de cet objectif.

Les deux partis sont tombés d’accord sur les dangers de la division interne palestinienne qui est exploitée pour faire avancer les projets secrets de la plus nuisible des occupations avec l’aide des États-Unis. La conspiration aspire à en finir avec les droits nationaux des Palestiniens, principalement le droit à l’autodétermination et àl’indépendance. Les deux partis ont affirmé que la questionde la division n’est pas une affaire privée entre deux partis palestiniens, mais un danger qui pèse sur l’avenir des Palestiniens et leur stratégie pour leu libération. Ils ont exigé que l’unité politique et géographique soit rétablie entre les deux parties de la patrie et que soit signé le pacte de réconciliation nationale, qui a été formulé par l’Egypte, et qui représente une étape juste pour réaliser l’unité pour contrecarrer les plans des ennemis des Palestiniens et ceux qui comptent sur la division pour réaliser leurs plans expansionnistes et liquider le projet national palestinien.

Le Parti communiste d’Israël insisté sur la relation organique existant entre l’occupation et l’oppression d’un autre peuple et les attaques contre des libertés à l’intérieur d’Israël, en indiquant que la politique d’expansion et l’occupation augmente la tension et les signes de racisme contre les citoyens arabes à l’intérieur d’Israël. Le Parti communiste d’Israël a ajouté que ces actes intensifient les attaques et les violations contre les forces démocratiques juives qui luttent pour en finir avec l’occupation, arrêter les implantations et en finir avec toutes les mesures d’agression contre les droits des Palestiniens. Le parti des Palestiniens recommande au Parti communiste israélien et à ses alliés dans le Front Démocratique pour la Paix et l’Égalité et aux Israéliens arabes et aux forces juives qu’ils s’opposent à l’occupation comme ils sont engagés dans une lutte continue et déterminée à côté de la résistance populaire inflexible contre le Mur d’Apartheid dans Bil’in et Ni’lin, qui est devenu un modèle unique et un symbole de la lutte.

Les deux partis en confirmant leur position historique qui stipule que la solution juste et permanente de la cause palestinienne passe par la reconnaissance du droit d’autodétermination pour les Palestiniens et leur droit dans la création de leur état national avec leur souveraineté sur tous les territoires palestiniens qui ont été occupés en 1967 avec Al-Quds comme capitale et le soutien de la cause de réfugiés palestinienne conformément à la Résolution de L’ONU 194. C’est le chemin unique pour aboutir à la deux solution de deux état où les deux états peuvent vivre dans la paix et la stabilité. Les deux partis ont souligné qu’en essayant de contourner la solution de deux états comme mentionné ci-dessus, mènera seulement à la consolidation de l’état d’occupation et le dénni des droits des Palestiniens dans l’autodétermination peu importe la manière dont cette solution peut sembler radicale.

Dans ce contexte, les deux partis rejettent la demande de l’établissement israélien pour reconnaître la Judéité de l’état israélien ; ils envisagent cette demande comme un instrument d’exclusion de la minorité nationale arabe en Israël et refuser leurs droits civils et nationaux d’une part ; et pour en arriver à cela créer un champ de mines politique raciste sur le chemin de n’importe quel progrès politique et pour trouver une juste solution à la cause de réfugiés palestinienne d’un autre côté. Les deux partis ont dit que cette demande ne peut pas être acceptée et ils ont souligné le besoin de lutter et d’exposer clairement ses contenus et les contrecarrer.

Les positions des deux partis se sont rejointes sur le fait de l’inutilité de n’importe quelles négociations directes ou indirectes, tant que le gouvernement d’extrême-droite actuel continue ses campagnes d’implantation provocatrices sur les Territoires palestiniens Occupés, particulièrement à Jérusalem Est Occupé.Les deux partis ont affirmé que Jérusalem Est Occupé n’est pas comme Tel-Aviv, comme l’a revendiqué Netanyahu, mais ressemble à Ramallah, Nablus et le reste des villes palestiniennes et des villages sous l’occupation et ce qui s’applique au reste de la Cisjordanie et territoire de Gaza s’applique à Jérusalem Est Occupé. Les deux partis ont dit qu’il n’y a aucune sens d’exiger le retour des Palestiniens à la table de négociations sans conditions préalables ; les deux ont souligné qu’il est futile de retourner aux négociations sans conditions préalables qui mèneraient à la fin de l’occupation et àla libération des Palestiniens et leur indépendance et mise en oeuvre des résolutions qui sont légitimées au plan international.

Les deux partis ont aussi tombé d’accord sur la nécessité d’exiger en préhalable des bases obligatoires de référence pour les négociations basées sur le retrait final aux frontières 1967 et à l’arrêt total et complet des implantations comme une condition pour entrer dans n’importe quelles négociations. Les deux partis ont aussi convenu de la nécessité d’apporter des explications complètes au niveau international pour pousser Israël vers l’observation aux résolutions reconnues internationalement. Ils ont souligné que tabler sur la médiation unique américaine n’est pas utile à cause du partenariat stratégique entre Israël et les États-Unis . Les deux partis ont indiqué que selon eux cette option unique de négociations a épuisé ses buts et qu’il est nécessaire maintenant d’activer et de développer d’autres points forts palestiniens, en particulier la montée de la lutte populaire et de la résistance et de placer la communauté internationale et le Conseil de sécurité et les diverses organisations internationales en face de leurs responsabilités pour exercer une pression sur Israël pour qu’il termine son occupation et se soumette aux résolutions légale sur le plan international. Ils ont souligné que l’appui du Parti communiste d’Israël et ses alliés dans leur bataille doit faire que la paix se déplace dans la rue israélienne qui s’oppose à l’occupation, aux implantations et aux provocations dans Jérusalem Est Occupé, comme ce qui est arrivé dans le Scheik Jarrah récemment.

À la fin de la rencontre, les deux partis sont tombés d’accord sur le fait qu’il y aurait par la suite d’autres rencontres régulières et sur la coordination et la coopération dans divers domaines politique, le syndicalisme, les étudiants, les femmes et d’autres domaines populaires et ont décidé de former des commissions pour donner suite à ces questions.

Le 25 mars 2010

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