Le Vénissian de mai 2020

Vénissieux solidaire

30 avril

L’activité continue dans chaque service de la ville pour les missions de service public essentielles aux habitants. Le service public, que découvre soudainement nos gouvernants, avait été bafoué ces dernières années. Il retrouve tout à coup sa place, que Vénissieux a toujours défendu !

Vénissieux solidaire !

Une histoire de solidarité…

  • 1948, croix de guerre avec étoile d’argent pour son aide efficace à la Résistance,
  • 1949 création de l’Œuvre des cantines des écoles publiques,
  • 1966 familles feyzinoises logées et nourries par la ville après l’accident de la raffinerie,
  • 1968 appui aux grévistes, etc.…

Aujourd’hui en 2020, face à la crise sanitaire, la Ville multiplie les actions pour rester au plus près des Vénissians et limiter les inégalités sur le territoire.

  • Un suivi quotidien des personnes de plus de 60 ans,
  • le service de portage de repas renforcé,
  • l’accueil des enfants des personnels soignants,
  • une permanence d’écoute psychologique,
  • le réseau de couture solidaire
  • la vente directe de fruits et légumes,
  • une offre culturelle numérique gratuite pour tous.
  • une aide pour les enfants des cantines

Le CCAS est mobilisé pour venir en aide aux plus précaires. Les aides sont toujours versées. La ville est en contact avec le Secours Populaire, la Croix Rouge, la Banque Alimentaire, les Restaus du Cœur…

Les milliards pour les entreprises, et l’austérité pour les communes ?

Malgré la contractualisation imposée aux villes pour limiter leur dépense de fonctionnement, notamment de personnels, Vénissieux n’a jamais voulu privatiser ses missions. L’État a pris des mesures pour soutenir les entreprises : report des paiements, prêts garantis, rééchelonnement des crédits, etc. Elles bénéficieront plus aux grandes entreprises qui ont les moyens pour chercher les aides tandis que les TPE et les artisans se noieront dans leurs dettes et les méandres administratifs. De leur coté, les dépenses des communes sont toujours encadrées par un contrat avec l’état alors qu’elles doivent en faire plus ! Il faut en sortir !

La réponse à la crise, c’est un nouveau système social pour l’égalité réelle !

Qui peut croire que Macron est vraiment devenu le défenseur des services publics qu’il dénonà§ait il y a quelques mois ? L’optimisation des ressources au service des « Â premiers de cordées  » reste dans les têtes de nos dirigeants et des patrons. Après la crise sanitaire il faudra faire face à la crise économique et démocratique, avec le risque de millions de chômeurs en plus. Il est temps de penser à une société où le capital n’est plus le décideur. Au lendemain de la guerre, dans un pays exsangue, les communistes ont bâti le Conseil National de la Résistance qui a permis de créer un système social juste. N’écoutons plus les banquiers, les grands patrons du Cac 40 ! Ce sont les travailleurs, soignants, éboueurs, caissières, routiers, livreurs, producteurs qui sont les seuls indispensables. Ce sont les mairies, les hôpitaux publics, l’Éducation Nationale, EDF, la Poste, le métro, la SNCF… qui permettent de tenir le pays à flot, pas la bourse ou les actionnaires ! Puisque Macron ne cesse de parler de guerre, après cette crise recréons un Conseil National de la Résistance pour réinventer un système social égalitaire, avec la nationalisation des grandes entreprises pour produire ici ce qui nous est nécessaire, en coopérant avec les autres au lieu de leur mener la guerre économique et militaire !

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