L’accaparement des terres et la crise alimentaire mondiale

Décembre 2009

un article détaillé reà§u par mail de JC Romettino et qui est une traduction d’un site anglais…


Ce dont nous parlons ici, c’est : l’acquisition (location,concession, voire achat) par des multinationales ou des États de vastes zones cultivables (>10 000 ha) à l’étranger et à long terme (souvent 30-99 ans), pour produire des denrées de base destinées à  l’exportation.

Un problème nouveau

  • Crise alimentaire : "L’agriculture à l’étranger" est désormais vue comme une nouvelle stratégie de production par des gouvernements dépendants des importations
  • Crise financière : Les terres deviennent une nouvelle source de bénéfices pour l’industrie de la finance
  • Objectif : cultures vivrières, pas des mangues ni du café
  • Plus de 50 pays ciblés par un millier de fonds d’investissement et une douzaine de gouvernements.
  • Selon la Banque mondiale, depuis 2006, 50m ha – soit presque la moitié des terres cultivables de la Chine - ont été cédés ou font l’objet de négociations en Afrique, Asie, Amérique latine. Pour la FAO, 20m ha rien qu’en Afrique. Et nous sommes loin de tout savoir.
  • Selon GRAIN,100 Mds.$US ont déjà été déboursés (50 milliards selon la Banque mondiale)
  • En réalité, on est en pleine dynamique d’expansion et de restructuration de l’agrobusiness dans le Sud, avec de gros apports de capitaux du Sud (CNUCED : en 2008, 40% des investissements agricoles transfrontaliers étaient Sud-Sud)

Des États et des entreprises, mais surtout le secteur privé.

Les États fournissent le soutien politique et facilitent les accords. Principaux gouvernements poussant à l’accaparement des terres pour assurer leur propre sécurité alimentaire : États du Golfe, Corée, Chine, Japon et Libye. En face (heureux de recevoir de l’argent en échange des terres) : Éthiopie, Soudan, Mali, Mozambique, Philippines, Pakistan, etc.

Mais ce sont les entreprises qui mènent les projets (de leur propre chef ou poussées par l’État). Mélange de firmes agro-alimentaires (production et commerce) et d’investisseurs financiers (fonds de couverture, de pension, de capital-risque, banques d’investissement, holdings, etc.

la suite dans le doc attaché…

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