LE PCF POUR ROMPRE AVEC LE CAPITALISME

Octobre 2009

La crise a mis en lumière la cruelle réalité du capitalisme : l’enrichissement sans limite de quelques-uns ne peut se faire qu’en achetant toujours moins cher le travail des autres ! Le capital opère un véritable racket sur les salaires.

Dans le même temps, le gouvernement s’attaque violemment aux services publics pour libérer de nouvelles possibilités de faire du profit car tout ce qui échappe à sa loi lui est insupportable. Au travers de la réforme annoncée des collectivités territoriales, c’est le socle même de la république qui est menacé. Sous couvert de simplifier les institutions, il s’agit d’éloigner un peu plus les citoyens des décisions, de substituer aux élus locaux des élites technocratiques intouchables, de priver les collectivités locales de moyens d’intervention au service des habitants.

Si la colère et l’action ont été largement présentes ces derniers mois, elles n’ont pas permis de faire reculer le gouvernement.

Et la victoire en trompe l’œil du parti de Sarkozy aux européennes laisse un sentiment amer. Des millions d’électeurs du Non se sont abstenus, faute de trouver l’offre politique correspondant à leur colère et à leur rejet de la construction européenne.

Alors que les élections régionales approchent, il est plus que temps que le PCF se libère d’une vision par trop institutionnelle qui nous éloigne des préoccupations populaires. Le choix n’est pas entre la reconduction d’une alliance obligée avec le PS ou l’enfermement dans la gauche de la gauche, qui plus est en deà§à de notre représentativité réelle.

Sur l’emploi, la formation, l’industrie, les transports, la santé, les collectivités locales, les services publics… portons une bataille communiste avec des propositions de transformation sociale qui rompent avec le capitalisme. Prenons l’initiative d’une liste de large rassemblement conduite par un communiste. Faisons des élections régionales un grand moment de rassemblement, de résistance au patronat et à la droite, d’expression de la colère populaire, de volonté d’une politique au service du peuple.

L’expérience de la constitution de la liste aux dernières européennes comme le calendrier annoncé font craindre le pire quant à la possibilité réelle que les communistes décident de leur liste et des unions éventuelles, du contenu de la bataille, des femmes et hommes qui porteront leurs couleurs. Cela ne se construit pas dans les accords de sommet ! Ne nous laissons pas voler cette bataille des régionales, exigeons d’avoir le dernier mot ! Dans le Rhône, une assemblée la plus large possible de communistes s’impose.