Mobilisons-nous contre les trafics et les violences Communiqué de presse du PCF Vénissieux

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Communiqué de presse du vendredi 13 décembre 2019

Mobilisons-nous contre les trafics et les violences

Un jeune a été tué boulevard Ambroise Croizat. L’enquête en cours nous dira les causes. Le crime a eu lieu sur un point de trafic, installé depuis plusieurs années, visible de tous. Les communistes partagent l’émotion et l’inquiétude des habitants. Ils veulent contribuer à briser la loi du silence et construire avec tous une réponse citoyenne et solidaire.

Le travail de police est important. L’arrivée de 30 nouveaux policiers avec la police de sécurité du quotidien a multiplié les interpellations, souvent difficiles devant un trafic très organisé. La coordination avec la ville est forte, notamment avec la vidéosurveillance. Les chiffres publiées chaque semestre par Michèle Picard confirment la contribution de la police municipale à l’action contre les trafics.

Mais le trafic ne recule pas. Des réseaux tombent mais se réorganisent. Leurs acteurs sont de plus en plus arrogants non seulement avec la police, mais même avec leurs voisins, ce qui rend difficile les témoignages et donc le travail d’enquête.

Ces trafics gangrènent nos quartiers, détruisent des jeunes et des familles. Un jeune est mort, un autre est devenu criminel et sera condamné.

Pour en sortir nous mettons en débat trois propositions :

1. mener une véritable bataille de santé publique contre toutes les addictions !

Le trafic n’existe que parce qu’il a des clients. La France est le premier pays consommateur d’Europe. Or si tout le monde a vu des campagnes médiatiques contre le tabagisme, les autres drogues sont un sujet tabou ! La ville de Vénissieux organise l’action contre les addictions avec tous les collèges. Mais quels moyens sont mobilisés par l’éducation nationale, la métropole, l’agence régionale de santé ?

2. Engager vraiment la guerre contre le trafic là ou l’argent se concentre.

Le chiffre d’affaire des trafics est estimé à 3 Milliards en France. L’Union Européenne impose de l’intégrer dans le calcul du PIB ! Mais l’essentiel part vers les "têtes de réseaux" et des circuits financiers opaques qui finissent tous... dans le système bancaire ! Il faut attaquer les "millionnaires" de la drogue, une véritable coopération internationale dans ce marché mondialisé.

3. Se donner les moyens de prévention nécessaires pour sortir les adolescents de l’addiction comme de la violence de la rue

Tous les parents s’angoissent que leur enfant soit confronté à la consommation, ou au trafic. Mais quels moyens ont les acteurs de la prévention, de l’accompagnement des jeunes ? Quelle aide aux familles ?

La loi permet de sanctionner les clients. Il faut le faire pour assécher les points de trafic, et renforcer l’obligation de soins pour faire reculer la consommation.

Et à quoi sert la prison si un jeune qui en ressort retombe immédiatement dans les trafics ? Quels moyens de suivi et de réinsertion sont mobilisés ?

La guerre contre les drogues sera longue. Les plus pauvres paient le prix fort. La dépendance pousse à l’échec scolaire, aux maladies psychiques, à l’isolement et pour certains, à la violence de la rue. Les quartiers populaires paient le prix fort, l’insécurité s’ajoutant à la précarité et à la pauvreté.

Il faut un plan d’urgence avec des moyens considérables pour faire reculer la place des stupéfiants dans la société. Nous appelons à une bataille publique avec les familles, les jeunes, les acteurs de l’éducation, de la santé, de la prévention, de la justice pour dire "NON aux drogues, NON aux trafics, NON aux violences" !

Vénissieux, le 13 décembre 2019
PCF Vénissieux, 48, rue Eugène Maréchal, 69200 Vénissieux

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