Déclaration de « Communistes de France  »

Résister au capital, unir les communistes, rassembler le peuple de gauche

Décembre 2007

Chacun le voit bien la droite mène une politique d’une dureté rarement atteinte ces dernières années. Nous avons tous en tête le propos de Kessler qui a le mérite de dire clairement le choix de société que la droite veut imposer. Les luttes en cours montrent bien les résistances que rencontre cette politique.

Société d’individualisme, contre société solidaire voilà le choix posé.

C’est par rapport à ce choix que les communistes doivent affirmer haut et fort leur point de vue pour ouvrir une perspective politique. Face à cette droite revancharde et dangereuse pour les libertés il faut que les communistes offrent un autre choix de société et réaffirment que le capitalisme n’est pas invincible. C’est de ces affirmations, de ces combats, que renaîtront l’unité des communistes.

De ce point de vue le soutien, la participation, l’animation des luttes est une responsabilité première pour les communistes, comme est de leur responsabilité de peser dans le débat politique national à chaque moment important de la vie politique de ce pays. Les échéances électorales municipales qui s’annoncent peuvent être un moment de débat important par delà les diversités locales qui peuvent entraîner des choix stratégiques différents. Débat non pas d’un point de vue électoraliste, mais parce que les villes peuvent être un échelon de résistance au capital. Le logement, les transports, l’aménagement du territoire, l’emploi, un grand nombre de services peuvent être autant d’enjeux de pouvoir et de reconquête par et pour la population à l’échelon communal. Pouvoir et reconquête non pas pour eux-mêmes, mais pour que le bien commun serve au mieux vivre de tous et de chacun.

Peser sur les choix, conquérir le pouvoir, dans bien des endroits les communistes ne peuvent y arriver seuls. Ils peuvent par contre contribuer au rassemblement sur un projet et créer des majorités d’idées. La bataille sur la constitution européenne l’a bien montré : il y a un peuple de gauche en France, il a voté NON à la constitution.

Nous affirmons qu’il y a une ligne de rupture politique entre partisans du NON et partisans du OUI.

Prendre part à la bataille politique des municipales veut dire pour les communistes d’aujourd’hui mettre en débat des choix de gestion qui soient autant d’appuis pour la population dans sa résistance au capitalisme : interdiction des saisies, expulsions, coupure de fluides, remunicipalisation des services et des transports, réquisition des logements vides, lutte contre la spéculation et les délocalisations…

C’est sur la base de ce projet qu’un rassemblement peut s’opérer, hors de toute combinaison politicienne. C’est sur la base de ce projet que les communistes peuvent œuvrer à l’union de la gauche, la vraie, celle du peuple. Pas celle artificielle d’organisations qui n’ont plus de gauche que le nom.

C’est à ces tâches que « Communistes de France  » va s’atteler prioritairement.

Paris le 23 novembre 2007.

Communistes de France est le nom que ce sont donnés les participantes et participants à l’assemblée de Vénissieux qui veulent pour leur pays, quelque soit leur engagement personnel, un parti communiste porteur d’un projet révolutionnaire..

Vos réactions

  • Astrée 14 août 2008 13:37

    « le peuple de gauche, celui qui a voté NON ! » : le NON n’était pas un vote de « gauche » mais de classe ! Complètement d’accord avec le premier commentaire. Le peuple de gauche n’existe pas. Les classe sociales, oui, elles existent. Attention à ne pas diviser le peuple ! ou alors laisser le pouvoir au PS et à l’UMP, qui eux jouent de ces divisions.

  • jef 17 décembre 2007 09:42

    Cette déclaration est calamiteuse. Les communistes de 2007 ne sont pas des aventuriers de la politique. La priorité des communistes ne peut être que la constitution de la nouvelle classe : la classe ouvrière. Le peuple devient grand quand il réduit à la dimension d’un nain la classe exploiteuse.

    • Eh oui c’est ca le problème ! Les communistes de 2007 ne sont plus à l’avant garde de l’histoire…. ils la suivent … "ce ne sont pas des aventuriers de la politique« et leur priorité et de diviser de nouveau le prolétariat puisque elle »… ne peut être que la constitution de la nouvelle classe(encore une de plus) : La classe ouvrière".

      Dommage que les artisans et petitits commercants, qui triment toute leur vie pour vivre de leur travail et qui n’ont que leur travail pour vivre, ne soient pas des ouvriers pour cette nouvelle classe, mais des prolétaires comme tous les ouvriers ou fonctionnaires de l’industrie, de l’agriculture, du commerce, des finance ou de l’Etat qui ne vivent que de leur travail et …. à la seule conditions qu’ils en aient !

  • philippe 17 décembre 2007 00:07

    bonjour je viens de voir votre texte est dans l’ensemble je suis assez d’accord avec vous toutefois arretons svp de parler de peuple de gauche car cela supposerait qu’il y est un peuple de droite… cela je pense ne veut strictement rien dire et cela d’autant plus qu’il n’y a qu’une seule nation, une seule classe de dominés, la classe ouvriere qui certes a evolué et est desormais composé de precaires mais qui reste la classe ouvriere meme si elle a evolué en statut et qu’on pourrait l’appelait pourquoi pas precariat au lieu de proletariat si vous preferez bien sur des termes plus modernes… Oubliez vous que ce Non de gauche dont vous parlé a été mélé avec des votes de droite helas notamment du front national, ce front national qui aujourd’hui rassemble avec l’ump un bon nombre d’ouvriers et aussi de precaires, ce nouveau proletariat des temps modernes…48% de chomeurs et 64 % de retraités si j’ai bonne memoire ont voté pour ces idiots…Alors oui disons le nettement la classe ouvriere pour une partie a été gagné par des idées d’extreme droite et cela suppose donc que nous partions a la reconquete de cette derniere en arretant justement d’employer des expressions aussi fades que peuple de gauche..montrons leur que le non qu’ils ont porté n’est en rien un ideal de front national ou de partis nationalistes… ce n’est pas juste aux ouvriers de gauche que nous nous adressons mais aussi aux precaires et ouvriers qui votent helas a droite disons leur clairement qu’ils font fausse route surtout lorsqu’ils votent non et qu’ils sont helas au FN. il ne faut pas oublier qu’ils sont avant tout de notre classe et qu’il faut les convaincre qu’ils se trompent en soutenant leur exploiteurs… A bon entendeur Philippe

    • C’est à dire au peuple laborieux, au peuple producteur, …..aux prolétaire que tous les exploiteurs divisent en classes économiques ou sociales, pour mieux les déposséder des richesses qu’ils produisent socialement dans une société qui n’est pas la leur, mais qui appartient aux propriétaires privés d’un capital qu’ils reproduisent, entretiennent et générent pour d’autres …. en échange d’une vie de travail !