Candidature de Melenchon pour le FG en 2012 ?

Une consultation nationale des communistes !

lettre de André Gerin à Marie-George Buffet
Février 2010

Madame Marie-George BUFFET Secrétaire nationale,

Parti communiste franà§ais

2 place colonel Fabien 75019 PARIS

Le 24 février 2010

Chère Marie-George,

Tu annonces la possibilité que le Front de gauche présente un candidat commun à la présidentielle de 2012. De fait, tu confirmes que Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de gauche, serait le candidat de ton choix.

Depuis le congrès de Martigues, en mars 2000, tout s’accélère pour écarter le Parti communiste franà§ais de la vie politique nationale. Rappelons-nous notre alignement dans le gouvernement Jospin et le prix que nous l’avons payé.

Aujourd’hui, Robert Hue est candidat sur une liste du Parti socialiste et Jean- Claude Gayssot s’acoquine avec Georges Frêche. La direction, sous ton autorité, joue la carte de la dispersion aux élections régionales. Nous avons 4 ou 5 cas de figure différents selon les régions. La dispersion, au final, c’est la dilution.

Nous sommes passés de la mutation à la gauche plurielle, aux collectifs antilibéraux, au Front de gauche. Le dénominateur commun à toutes ces combinaisons, c’est l’effacement du Parti communiste franà§ais.

L’absence pure et simple d’une candidature communiste aux présidentielles, décidée par une petite équipe de la place du Colonel Fabien, en pleine campagne électorale, relève de la politique du fait accompli. C’est insupportable. C’est une insulte aux adhérents.

Depuis des années, on méprise, on trahit les communistes, adhérents ou non. On les décourage, on les démobilise, on les culpabilise, on n’hésite pas dans certains endroits à les chasser. A présent, tu ouvres une nouvelle fracture après avoir exclu l’opposition au dernier congrès.

C’est aux communistes de décider de l’avenir du PCF. Je propose d’organiser une grande consultation nationale avec comme objectif qu’il y ait un candidat du Parti communiste franà§ais aux présidentielles, portant un programme communiste.

Nous ne laisserons pas le PCF à la dérive. Il est hors de question de continuer à le diviser. C’est toute la famille des communistes, sans exclusive, qu’il faut rassembler. Le Parti communiste franà§ais peut retrouver sa place dans le paysage politique. Le peuple de France n’en a jamais eu autant besoin.

Reà§ois, Chère Marie-George, mes fraternelles salutations.