33e CONGRES DU PCF

VERS LA CLARIFICATION STRATEGIQUE Enregistrer au format PDF

10 clés pour débattre, comparer, choisir
Janvier 2006

Les 3 et 4 février 2006, les communistes choisissent leur base commune…

10 clés pour débattre, comparer, choisir

LE TEXTE « FIER(E)S D’ETRE COMMUNISTES  » LE TEXTE DE LA DIRECTION ACTUELLE AVEC LES REFONDATEURS
15 millions de Franà§ais ont voté non au référendum, représentants largement les milieux populaires. C’est avec eux qu’il faut construire des rassemblements d’actions, de luttes et dans le vote. Le clivage entre le oui et le non est dépassé. Avant même la tenue du congrès, la préparation d’un « programme commun  » de gouvernement est envisagée avec le PS lors de la réunion du 8 février.
La gauche ne peut gagner qu’en mobilisant les milieux populaires, les abstentionnistes, en faisant reculer le Front national. La gauche ne peut gagner qu’en se rangeant derrière le PS qui propose de refaire en 2007 la même chose qu’en 1997.
Le PCF doit exister en toute indépendance et déterminer librement sa politique d’alliance. Le PCF se dilue dans la gauche au point de devenir la navette entre les formations politiques.
Le congrès doit décider d’une candidature communiste aux présidentielles La question est éludée, la décision renvoyée à  l’automne.
Le PCF doit présenter ses propres candidats à toutes les élections pour faire connaître sa politique aux Franà§ais. Le PCF s’engage dans des marchandages de sommet pour aboutir à des candidatures uniques de la gauche.
Il faut abroger les accords de Maastricht. Rien sur les accords de Maastricht.
C’était juste de créer le Parti communiste en 1920, après le désastre de la 1re guerre, les renoncements des partis socialistes et dans la foulée de la Révolution d’octobre. Rien sur ce qui fonde le Parti communiste dans son histoire, sa culture, sa combativité. La Révolution d’octobre serait un mouvement revendicatif trahi par le parti de Lénine.
Il faut tirer les leà§ons des échecs de la mutation réformiste du congrès de Martigues en 2000. La mutation n’est pas mise en cause, au contraire elle est poursuivie.
Il faut rompre avec le capitalisme, élaborer un projet communiste en ce sens. La visée communiste entretient le flou avec la notion de « dépassement du capitalisme  ».
Identité et idéal communiste. Battre la droite, faire réussir la gauche.
Il est important de donner un nouveau souffle au mouvement communiste. les relations avec les partis communistes sont délaissées au profit du PGE réformiste.

« Je le dis avec sincérité. Je ne suis pas de ceux qui se réjouissent de la présence de textes alternatifs, mais il faut avoir le courage et la lucidité de dire que nous ne sommes plus au stade de la diversité. Nous sommes confrontés à de profondes divisions idéologiques et stratégiques depuis quelques années.  »

Jean-Claude Danglot, lors de la réunion du Conseil national, le 6 janvier 2006.

Le collectif national « Fier(e)s d’être communistes  »

Documents à télécharger

  • 10 clefs pour choisir (PDF, 10.3 ko)
    texte du collectif national à télécharger… et diffuser sans modération !

Vos réactions

  • pam 30 janvier 2006 12:25

    un article illustre un des dix points à partir du texte du conseil national… les leà§ons tirées de l’histoire et notamment de la révolution russe..

    à lire sur « en claire rupture avec le PCF »

  • 20 janvier 2006 21:55

    Sans doute est-il plus facile pour arriver à ses fins, de faire dire des choses, plutôt que de confronter des idées. Il ne s’agit pas ici de confronter deux conceptions de changement de la société, mais de régler des comptes, c’est en tout cas ce que m’inspire ces « clés » Ceux qui en sortiront gagnant ne sont ni les communistes ni les citoyens. C’est fort dommage. C’est par hasard que j’ai découvert ce site, étant attaché à des valeurs de gauche, anticapitaliste, de solidarité… j’avis donc tout naturellement un penchant pour les communistes. Aujourd’hui je doute. Mais qui sait.

    • VERS LA CLARIFICATION STRATEGIQUE 21 janvier 2006 09:39, par pam

      Ces messages anonymes sont vraiment désagréables.. Celà dit :

      Le débat politique a besoin autant de clarté que de précision.

      Ce texte est évidemment court pour mettre en lumière des questions qui méritent d’être détaillée. L’étude de texte précise notamment sur l’utilisation de la notion de « luttes de classes » par letexte de Pascal Brula sur le site en est un exemple.

      Il faudrait sur chacun des 10 points faire le même travail.

      Mais sauf à considérer que la politique est une affaire d’expert, il faut avoir le courage de résumer ce qu’on pense, de trouver les mots pour éclairer les choix, les alternatives… Dire par exemple comme Pierre Cours-Salies dans l’article de l’huma critiqué ici, il n’y a plus d’alternatives entre révolution et barbarie, c’est évidemment un raccourci, mais c’est pourtant profondément juste. Un social-démocrate finlandais pourrait dire le contraire avec de bons arguments à son niveau, mais à l’échelle des enjeux historiques, il aurait tort…

      Donc, ne refuses pas le débat polémique, quand il est honnête, quand il est capable de s’appuyer sur des faits, des textes… De mon coté, je prépare une version longue avec extraits comparatifs… tu verras qu’il y a bien deux orientations qui sont de plus en plus clairement divergentes.

      Mais si tu tombes sur ce site par hasard et que tu interprètes immédiatement cet appel comme un règlement de compte, c’est que tu as sans doute lu au moins le texte de la direction qui est critiqué ? Peux-tu alors ne pas en rester à la polémique et proposer un contre-exemple, citation à l’appui ?

      Si tu n’es pas là pour « régler de comptes » sans oser le dire, alors chiche… étudions ensemble le texte !