27 mai : de 1943 à 2020, le fil rouge des conquêtes populaires

Chaine fraternelle du Monument aux morts au bâtiment de la Sécurité Sociale
25 mai



Anniversaire de la création

du Conseil National de la Résistance

Mercredi 27 mai 18h30
Vénissieux

Chaine fraternelle
du Monument aux morts
au bâtiment de la Sécurité Sociale

Dans le respect des règles de distanciation physique, nous organiserons une chaine humaine pour affirmer l’urgence de repenser un programme de rupture avec le capitalisme pour reconstruire les droits sociaux, les services publics, et la capacité de notre pays à répondre aux besoins de tous !

27 mai : de 1943 à 2020, le fil rouge des conquêtes populaires

Le 27 mai, journée nationale de la Résistance, célèbre la création du Conseil National de la Résistance. Né en 1943 en pleine guerre, il réunit huit mouvements de Résistance, six partis politiques et deux centrales syndicales.

Cette journée rend hommage à tous ceux qui résistèrent à la barbarie. Une France courageuse et déterminée a su dire « non  » à l’envahisseur et « oui  » à la Liberté. Le 18 juin 1940, alors qu’une partie de notre pays est occupée par les Allemands, le Général de Gaulle lance depuis la BBC son appel à la Résistance. La veille, à Draguignan, Charles Tillon, membre de la direction du PCF, lanà§ait lui aussi son appel au « peuple des usines, des champs, des magasins, des bureaux, les commerà§ants, les artisans, les intellectuels, les soldats, les marins, les aviateurs encore sous les armes à s’unir dans l’action  ».

La Résistance, née du plus profond des peuples, joua un rôle déterminant dans plusieurs pays occupés, des montagnes de la Yougoslavie aux maquis du Limousin. C’est à eux qu’il nous faut penser aujourd’hui. Ces combattants contre le fascisme ont permis, souvent au péril de leur vie que naisse le CNR et qu’il élabore dans ce moment si grave et si dangereux un programme de justice et de progrès social et démocratique, les jours heureux ;

Quand Emmanuel Macron utilise ce terme, cela révolte jusqu’à la nausée, lui qui s’est toujours situé du côté des financiers, de la grande bourgeoisie, du patronat, du côté de ceux qui préféraient Hitler au front populaire et rêvait d’une grande europe aryanisée, les peuples fournissant aux grandes entreprises une main d’œuvre à coût zéro dans les camps de concentration.

Ce 27 mai 2020, nous voulons célébrer la naissance du Conseil National de la Résistance et l’incroyable défi que se sont fixés des hommes et des femmes d’imaginer la France dans laquelle ils rêvaient de vivre, la paix dans un monde fraternel.

A la libération, le gouvernement issu de la Résistance mettra en œuvre de grandes transformations sociales et démocratiques : les femmes votent pour la première fois le 29 août 1945, la Sécurité sociale est inventée et mise en place grâce à la détermination d’Ambroise Croizat, ministre communiste et de militants de la CGT et du PCF tout comme notre système de retraite par répartition. Le gouvernement nationalise les Houillères, Renault, les banques de dépôt et la Banque de France, l’électricité et le rail. Le droit à l’éducation et à la culture pour tous est instauré.

Cette actualité de la Résistance est tellement vivante. Aujourd’hui nous nous interrogeons sur les moyens de reconstruire notre pays, mis à l’arrêt par la pandémie et la crise économique et sociale. Ce gouvernement, avant la pandémie comme après, veut en terminer avec les conquis du Front populaire, de 1945 et de mai 1968. La démocratie elle même est attaquée au travers du plan d’urgence sanitaire qui fait la part belle au exigences patronales.

Dans quelle société voulons nous vivre ? Nous voulons en finir avec ce modèle dédié aux actionnaires qui a misé sur la course au profit, avec l’exploitation des êtres humains, des ressources naturelles, choisissant d’affaiblir le rôle de l’État et des services publics.

Nous ne nous résignons pas et appelons à écrire ensemble les jours heureux du 21éme siècle.