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Fermeture du site vénissian de Bosch : l’industrie sacrifiée, avec l’argent public !

Déclaration de Michèle Picard
Dimanche 25 janvier 2026

pendant que le théâtre politicien se poursuit au parlement, la casse de l’industrie se poursuit aussi… discrètement ou presque… les plans de restructurations, les fermetures se succèdent et Macron continue de faire croire à son plan « Choose France » et aux investissements étrangers. L’argent public coule à flot mais ceux qui en profitent n’ont aucun intérêt à la réindustrialisation de la France. Ils n’ont qu’une seule préoccupation, la rentabilité financière du capital dans la concurrence, et face à la violence monétaire de Trump et de ses tarifs douaniers, les intérêts populaires de souveraineté technologique et industrielle ne pèsent rien…

Après la vallée de la chimie, Domo, Symbio, Elkem… Symbio, un symbole de la transition énergétique vers l’hydrogène, avec des milliards d’argent public et un site flambant neuf qui devait illustrer le renouvellement de la vallée… un site de plus qui ferme, des milliards perdus.. pas pour tout le monde ! Qui ira contrôler l’usage de l’argent public dans les multinationales qui sont surtout championnes de l’évasion fiscale ?

Merci à Michèle Picard de dire les choses clairement. Elle reçoit les salariés du site prochainement. Le groupe Bosch pèse des milliards de profits et d’investissements. Les communistes appellent à la solidarité et la mobilisation pour défendre l’industrie.

Fermeture du site vénissian de Bosch : l’industrie sacrifiée, avec l’argent public !

Bosch employait près de 1 000 salariés sur le site vénissian. Il ne reste que 40 salariés, dernier rempart d’un savoir-faire industriel reconnu, aujourd’hui sacrifié.

En annonçant, le 20 janvier, la fermeture de son bureau d’études sur le site emblématique de Vénissieux et la suppression d’une quarantaine d’emplois, Bosch confirme son choix de l’abandon industriel et son désengagement du territoire français, au mépris des salariés et de leur savoir-faire.

Ce désengagement est d’autant plus scandaleux que le bureau d’études a bénéficié d’aides publiques, notamment le crédit d’impôt recherche. Une fois de plus, l’argent public a servi à accompagner un groupe qui, depuis de nombreuses années, supprime des emplois et ferme ses sites en France. Sacrifiant ainsi les savoir-faire et l’avenir industriel de notre territoire.

Cette fermeture s’inscrit donc dans cette stratégie de désengagement. Bosch employait près de 1 000 salariés sur le site vénissian. Il ne reste que 40 salariés, dernier rempart d’un savoir-faire industriel reconnu, aujourd’hui sacrifié.

Dans la même communication, le groupe annonce aussi la fermeture du site de Moulins dans l’Allier, d’ici la fin de l’année supprimant ainsi 270 emplois. Bosch confirme sa stratégie de retrait, planifiée et organisée, de l’industrie en France.

Les salariés, qui ont tenu bon face aux restructurations successives et défendu jusqu’au bout un savoir-faire reconnu, ne peuvent être les victimes collatérales de cette stratégie. Bosch doit assumer pleinement ses responsabilités et l’État doit mettre fin au financement d’entreprises qui organisent la casse industrielle et la destruction de l’emploi.

Sur le site vénissian, il ne resterait que Bosch Rexroth. Le groupe Bosch doit s’engager à stopper ses destructions d’emplois et de sites et garantir un avenir aux salariés de Bosch Rexroth.

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