Grève au Vinatier : NOUS VOULONS ETRE ENTENDUS, RECONNUS DANS NOTRE TRAVAIL. Appel de la CGT de l’hopital du Vinatier

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Le 18 mars nous appelons tout l’hôpital à faire grève et à interpeller les représentants du ministère qui seront sur le Vinatier. Représentants du gouvernement pour le pacte de confiance et du dialogue social dans la santé et le médico-social. Alors parlons-leur du dialogue social dans notre établissement avec un directeur totalement sourd.

Nous ne pouvons rester isolés et silencieux face à ce qui se passe dans notre établissement.

La direction méprise la parole des professionnels qui travaillent dans cet hôpital. La collègue de l’UMA mutée de force l’a été car elle osait dénoncer les disfonctionnements de son service.

Mais combien d’autres collègues, de médecins ont déjà été victimes de réprimandes, de mutations car ils disaient tout haut ce qu’ils pensaient, ce qu’ils trouvaient incohérent, injustifié.
 
Les pressions, les intimidations faites sur les agents ne peuvent être tolérées. A l’UMA, à la MAS, au DAPELA, dans les unités de l’intra et de l’extra, au DRSP, dans les services techniques et administratifs, nous sommes tous touchés par le manque flagrant de moyens. La Direction veut que nous en faisions toujours plus avec toujours moins et met sur la touche ceux qui osent le dire. Ce n’est plus possible.
 
Les personnels médical et non médical galèrent de partout et se battent quotidiennement pour donner aux patients les meilleurs soins possibles et le meilleur accueil possible malgré les insuffisances nettes de l’institution et des pouvoirs publics qu’ils subissent. Mais la casse de nos outils de travail ne peut continuer ainsi.

A l’UMA les personnels sont toujours mobilisés et continuent à se défendre. Les des conditions de travail y sont catastrophiques. Un danger grave et imminent a été déposé par la délégation CGT du CHSCT hier à la direction :
« L’UMA présente une situation de Danger Grave et Imminent due au risque important de passage à l’acte violent d’un patient.

En effet :
- Près de la moitié du personnel en place est constitué de remplaçants. Car 10 agents sont absents sur un effectif de 19.
- Les remplaçants et intérimaires présents tous les jours ne connaissent pas le service.
- L’activité est très importante actuellement, il y a une saturation des lits.
- Des patients sont hospitalisés dans les couloirs et les salons.
L’absence totale de communication due à la crise actuelle fragilise le bon fonctionnement du service et de l’équipe.
- Cette situation entraîne une tension palpable dans l’unité qui risque de retentir sur la prise en charge globale des patients. De plus cette tension est incompatible avec l’apaisement que l’équipe doit procurer aux patients en crise.
- Il est urgent pour diminuer le risque de passage à l’acte d’écouter l’équipe. Aujourd’hui le conflit est nié, c’est dangereux !

Sont concernés par ce DGI tous les intervenants dans l’unité, les intérimaires y compris. Certains ont d’ailleurs dit ne plus vouloir venir travailler à l’UMA car s’y sentant en danger. »

Oui nous défendons une psychiatrie de secteur, une psychiatrie de proximité et de qualité.

Ensemble préparons l’action du 18 mars.

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