Journal : Fiers d’être Communistes Nr 2 (Juin 2007)

, par  communistes , popularité : 8%

Sommaire
- Edito
- Soutien à Gerin
- Soutien à Gremetz
- La panique contre l’espoir
- Exploiter plus gagner plus
- Travail et salaire...
- Vous avez dit antilibéral...
- SNCF : profit et intérêt
- Brèves


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édito


Elire les députés communistes et redresser le PCF

Elire des députés communistes,
conserver un groupe communiste à
l’Assemblée Nationale, nombreux
sont les communistes qui se sont dits
que c’était l’essentiel après les
élections présidentielles.

Elire des députés communistes
,
d’abord pour relever la tête face à
Sarkozy et la droite et signifier qu’il
faudra compter avec les
communistes.

Elire des députés communistes

parce que le monde populaire en a
besoin plus que jamais pour exister à
l’Assemblée, résister et repousser les
projets réactionnaires annoncés.

Elire des députés communistes
parce qu’il faut opposer à cette droite
versaillaise et triomphante les
meilleurs défenseurs du peuple.

Elire des députés communistes
parce que cela aidera à sortir de la
stratégie de l’échec et du renoncement
qui n’en finit pas de mener le PCF
dans le mur

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Politique


Soutien à Maxime Gremetz

Alors que la direction nationale du
PCF déclare que l’objectif premier pour
ces législatives est de faire réélire les
députés communistes sortants,
parallèlement elle décide de présenter
un candidat contre Maxime Gremetz.
Compte tenu que la direction fédérale
est illégitime (lors du dernier congrès
des dizaines de communistes ont été
déclarés hors parti et la conférence
fédérale s’est tenue avec des vigiles), il
y a peu de chance que le candidat
labellisé soit élu. L’objectif de la
direction est donc d’éliminer un
opposant gênant à sa politique. Est-il
encore trop lié à la classe ouvrière ?
Nous apportons donc notre soutien
sans faille à Maxime Gremetz et
souhaitons donc sa réélection.

LA PANIQUE CONTRE L’ESPOIR

"TOUT sauf Sarkozy" ou
"Sarko facho" : lors de ces
présidentielles, un vent de
panique nous a été soufflé. Un article
cosigné par Jean-François Kahn était
même sensé nous démontrer la
schizophrénie de Sarkozy, à l’image d’un
certain… Hitler. Lorsque l’on réfléchit à
cette hystérie, on ne peut s’empêcher de
penser que ce rideau de fumée était là
pour nous masquer la réalité. En fait,
cette peur panique revient tout

simplement à abandonner le débat d’idées
et le combat politique. Peut-on réellement
offrir la possibilité de gagner en incitant
seulement à voter contre ? Peut-on
construire le combat de demain lorsque
l’on cherche à faire peur, à paniquer ?
Certes le père de Sarkozy, le dénommé
Sarközy de Nagy-Bocsa, ayant collaboré
avec les nazis, s’est enfui de Hongrie à la
libération pour échapper au peloton
d’exécution… Et de l’idéologie de son
père, il lui en reste forcément des traces.

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Exploiter plus pour gagner plus

Bien sûr, Sarkozy mentait lorsqu’il a
déclaré " Vincent Bolloré est un des
grands industriels français. Il n’a jamais
travaillé avec l’Etat. Il fait honneur à
l’économie française ", puisque entre 2005
et 2007, Bolloré a obtenu au moins trois
marchés avec l’Etat de plusieurs millions
d’euros chacun. Mais le plus choquant est
d’entendre dans la bouche du désormais
président de la république que faire
honneur à l’économie française, c’est de ne
jamais travailler avec l’Etat !

Bien sûr, ce qui a le plus scandalisé bon..

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Travail et Salaire : les opposer, c’est nous diviser !

Débat du 2ème tour entre Royal et
Sarkozy : Royal dénonce la
détaxation des heures
supplémentaires pour augmenter les
salaires car elle préfère qu’une entreprise
embauche. Sarkozy affirme sans hésiter
qu’au contraire, c’est augmenter les
salaires, donc l’activité, donc l’emploi. En
peu de mot, Royal se situe dans la
logique du partage du travail et donc des
salaires, alors que Sarkozy se place dans
la rupture avec cette politique " sociale ".
Aucun des deux ne parle du capital et des
conditions de production des richesses...
Royal se piège ainsi dans la division
du monde du travail entre " exclus " et
" inclus " (elle ne peut être franchement
Blayriste !). Sarkozy cherche à
rassembler la plus large part du peuple
autour de l’acceptation de l’effort dans la
concurrence, pour une bourgeoisie
résolument engagée dans une nouvelle
période historique. Cette stratégie lui a
permis de gagner pour l’instant, mais les
forces sociales qu’il a fédérées sont
souvent des victimes de la guerre que le
capital mène contre le travail.

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Vous avez dit antilibéral ? (suite et fin)

Dans les numéros précédents, nous
avons vu que l’antilibéralisme ne
cherche qu’à revenir à une situation
antérieure. Ce mouvement est animé
par des couches sociales (une petite
partie de ce que l’on peut appeler les
"couches moyennes") qui "regrettent"
le capitalisme moins sauvage des
"trente glorieuses" et qui voudraient
gommer ses excès et le rendre plus
social : c’est une vieille lune de la
social-démocratie. Ce n’est donc
qu’une énième version de celle-ci. En
fait, d’aucuns avouaient même
qu’antilibéralisme et capitalisme
étaient totalement compatibles.

A l’épreuve de l’élection présidentielle,
l’antilibéralisme n’a pas résisté.
Pourtant certains se voyaient même au
second tour !! Bové est alors très vite
rentré dans le rang, pensant avoir au
moins accompli une partie de ses
objectifs, à savoir ratatiner ce qui
restait des électeurs du PCF. Il a
accepté la queue entre les jambes et
entre les deux tours, de travailler pour
la très "libérale" Royal sur le thème de
l’autosuffisance alimentaire (espérait-il
alors à ce moment, un strapontin
ministériel ?). Et la candidate de la
"gauche populaire antilibérale" qui n’a
pas eu besoin de Bové pour enfoncer
un peu plus le score que les uns et les
autres se sont empressés d’attribuer au
PCF (un score plus élevé aurait
certainement été attribué à
l’antilibéralisme…) s’est faite envoyer
dans les cordes par la très "libérale"
direction du PS auprès de laquelle elle
venait quémander quelques
circonscriptions (peut-être que
Gayssot ou Hue auraient eu plus de
succès).

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Luttes


S N C F : entre profit et intérêt général il va falloir choisir !

DEPUIS le retour de la droite au
pouvoir, en 2002, la donne a
changée pour les cheminots.
D’une politique de développement à
laquelle on ne donnait pas les moyens
(gouvernement jospin), nous sommes
passés à une politique de casse à laquelle,
cette fois, on donne tous les moyens. Rien
que pour le transport de marchandises, le
gouvernement (Raffarin puis Villepin) a
consacré 700 millions d’euros pour un plan
FRET qui a mis 1 million de camions
supplémentaires sur les routes et supprimé
plus de 7000 emplois en 4 ans.
Mais pourquoi tant de haine se demandent
certains, alors que les promesses médiatiques
vont au développement durable ?
Parce que le grand patronat a besoin du
ferroviaire : D’ici 2020, le transport de
marchandises devrait s’accroître de 40%.
Le seul transport routier ne pourra pas
absorber tout le trafic même si l’Etat
prévoit de doubler sa capacité
autoroutière. Il faudra donc compter avec
le ferroviaire… et donc avec le statut
social des cheminots, très éloigné de celui
des conducteurs de poids lourds.
Comment les grands patrons pourraientils
accepter qu’une part de leur taux de
profit soit ainsi absorbée ?!?
Avec le cheval de Troie européen qui a
imposé l’ouverture à la concurrence, le
Plan FRET a permis de casser l’outil
industriel de la SNCF pour faire de la
place aux entreprises privées.

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Brèves


Le " tout sauf Sarkozy " a longtemps
masqué (était-ce son rôle ?) la réalité
du scénario politique présidentiel qui
se termine par la course aux places
et la recomposition politique. Cette
diabolisation du candidat et
l’idéalisme des anti-libéraux a poussé
des centaines de jeunes à exprimer
leur colère et à se faire tabasser puis
condamner presque dans le silence,
alors qu’au même moment, les
dirigeants syndicaux nationaux
étaient reçus à l’Elysée, crédibilisant
ainsi l’opération poudre aux yeux
d’ouverture à gauche de Sarkozy...
Comment en est-on arrivé là ?

Après la grande peur de la
bourgeoisie
face au plus grand
mouvement social du siècle en Mai
68, François Mitterrand avait
construit le parti socialiste pour
réduire le parti communiste. C’est fait.
Le PS a fait son temps sous cette
forme héritée de la pression d’un
puissant parti communiste. Il va être
bousculé par la recomposition
politique que tous nous promettent.
Pour les forces de gauche, l’urgent
est désormais dans la reconstruction
d’un parti communiste.

Ont participé à la redaction du journal :
Pascal Brula, Marie-Christine Burricand, Laurent
Brun, Didier Mazanon, Pierre-Alain Millet, Eleni
& Philippe Baot, Alain Picard, Gilbert Rémond,
Christian Serve, Serge Trucello.

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