Journal : Fiers d’être Communistes Nr 3 (Juillet 2007)

, par  communistes , popularité : 10%

Sommaire
- Edito : OUI À L’EXISTENCE DU PCF !
- la Gauche ? Non, le communisme !
- Arrêtons l’implantation des bases américaines en Europe !
- Les cheminots contre l’interdiction du droit de grève
- EFFACEMENT COMMUNISTE DANS LA 11e CIRCONSCRIPTION DU RHÔNE. POURQUOI ?
- Législatives dans le Rhône : résistance communiste !
- Le groupe communiste dissout
- POUR UNE RÉVOLUTION ÉNERGÉTIQUE


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Fiers d’être communiste
Journal nr 3 (Juillet 2007)

édito

OUI À L’EXISTENCE DU PCF !

Le Conseil National avait annoncé
après le désastre des
présidentielles un congrès
extraordinaire. Certains se
disaient : ouf, nous allons
enfin pouvoir discuter de la stratégie,
par exemple du naufrage
des collectifs antilibéraux, des
responsabilités de la direction et
décider d’une ligne efficace contre
la droite et Sarkozy. Mais ce n’est
pas cela que prévoient nos dirigeants.
Ce qu’ils veulent, c’est un
congrès sans tabous, en réalité
sans textes et surtout sans remise
en cause des dirigeants. Un
congrès qui ne décide de rien mais
prépare le prochain... Un congrès
pour se demander s’il ne faudrait
pas changer le nom du PCF, s’il ne
faudrait pas fonder un nouveau
parti avec la gauche du PS, et
pourquoi pas tout le PS, ou bien
avec les antilibéraux et la LCR, un
congrès pour aller vers un nouveau
parti peut-être à partir du
PCF mais peut-être pas...

Disons le franchement, la direction
veut un congrès pour
accélérer le détricotage du PCF
et le remplacer par une grande
force de “ gôche ” !

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Politique


La gauche ? Non, le communisme

Marie-George Buffet, avait annoncé : “ Nous
avons besoin d’un grand débat à gauche
après le second tour, que la gauche se pose
toutes les questions sur son échec. Pour ma
part, je lancerai un appel le 22 juin pour un
grand débat populaire et citoyen sur l’avenir
de la gauche et l’avenir du Parti communiste
français ”
. Que signifie cette déclaration dans
laquelle il y a 3 fois le mot “gauche ” comme
pour enterrer le mot communiste...

Depuis les dernières élections, l’Humanité fait
la publicité pour le nouveau parti constitué en
Allemagne : Die Linke (La Gauche). Et
Michel Laurent, dirigeant national, déclare
dans le bulletin Info Hebdo : “ Le PCF a
besoin d’un congrès extraordinaire … pour
voir s’il y a la possibilité d’un nouveau type
d’organisation, pour reconstruire … avec
d’autres forces, sur des bases nouvelles...

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EFFACEMENT COMMUNISTE DANS LA 11e CIRCONSCRIPTION DU RHÔNE. POURQUOI ?

LE DÉBAT préconisé par le Conseil
national du parti communiste est
non seulement urgent, mais plus
nécessaire que jamais. “ Sans tabou ”, ditil.
Pour cela, observons la pratique
actuelle.
Reprenons ce qui s’est passé pour la
préparation des législatives à Givors. Il
n’y a pas eu de candidat communiste dans
la 11e circonscription ; il faut dire pourquoi.
Le maire de Givors, membre du
Conseil national du Parti communiste,
avait déclaré qu’il ne serait pas candidat.
En octobre dernier, un appel à candidature
parmi les communistes a fait ressortir celle
de René Balme, maire de Grigny et ancien
membre du PC, qui avait lui-même présenté
publiquement sa candidature. En
janvier, un vote en assemblée générale des
communistes confirme, à 77 %, le soutien
à cette candidature. Le 25 avril, l’assemblée
le confirme, une nouvelle fois, à 84%.
Ces prises de positions n’ont jamais été
rendues publiques. Pourquoi ? Parce que
les manoeuvres sont en cours depuis longtemps,
entre élus locaux de la Gauche
plurielle. D’abord on s’apprête à soutenir la
candidature du Vert Lévy, comme le PS.
Mais on n’ose pas le dire aux communistes.
En assemblée, Martial Passi, maire de
Givors, accepte même de présider le comité
de soutien à René Balme, mais le
lendemain on apprend par la presse qu’un
accord est conclu avec le PS, pour apporter
le soutien communiste au candidat
socialiste, dès le 1er tour. Dans des délais
ne permettant plus aux communistes de
présenter un candidat. Autant dire que les
militants expriment beaucoup d’amertume,
pour le moins, devant cette duperie, ce
déni de démocratie.

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Législatives dans le Rhône : résistance communiste !

Les mots utilisés usuellement pour
décrire la situation politique en
France sont souvent pris en défaut.
On nous promettait une “ vague ”,
un “ tsunami ” bleu aux législatives,
la droite perd finalement 50
députés... On nous avait annoncé
une quasi-dictature hégémonique et
le premier gouvernement Sarkozy
intègre deux socialistes et deux
“humanitaires”. Au référendum en
2005, puis aux présidentielles, la
participation en hausse semble
démentir tous les discours sur la
crise politique et sa fracture... Le
soutien massif à Sarkozy au premier
tour des présidentielles
semble rejeter le “ tous pourris ”
dont profitait Le Pen, mais
quelques semaines plus tard, le
record d’abstention aux législatives
montre la réalité de la “ distance ”
politique entre les électeurs et les
partis. L’analyse concrète des résultats
pour mesurer les forces réelles
est donc indispensable.
Une première analyse a été publiée
sur le site "levenissian.fr"
pour les résultats du Rhône, en
comparant les élections législatives
de 1993, 2002 et 2007, trois élections
“ à droite ”, avec une
abstention forte en 1993 et 2007,
plus faible en 2002. Le meilleur
thermomètre des forces est le pourcentage
des inscrits qui montre les
forces mobilisées par chaque courant
politique.

En 2007, pour le PCF dans le
Rhône, les résultats ne sont pas du
tout homogènes, avec des gains
significatifs dans des situations de
départ variées (1ère, 2ème, 12ème
et 14ème) et des pertes très fortes
(10ème) ou continues (5ème,
6ème). Si on s’intéresse aux résultats
de gauche du 1er tour, les seuls
progrès sont communistes alors que
le total gauche recule !

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Le groupe communiste dissout

Les faits : au lendemain des élections législatives,
l’Assemblée nationale compte 18 députés communistes
et républicains, 4 verts et 2 députés
d’Outre-mer. Une bataille s’engage pour abaisser à
15 le nombre de députés nécessaires afin de constituer
un groupe politique, bataille importante car
un groupe politique dispose de moyens importants.
Au lieu de quoi, le groupe communiste et républicain
a été dissout.

Un mini complot a été organisé avec Patrick
Braouezec et Noël Mamère pour sortir le président
Alain Bocquet. Un groupe dit de gauche démocratique
et républicaine, présenté comme un groupe
"technique", a été mis en place. Il abandonne de
fait la référence communiste et vole aux 18 députés
les moyens auxquels ils ont droit puisque la
répartition prévue est de un tiers pour les communistes,
un tiers pour les verts et un tiers pour les
députés d’Outre-mer.

A signaler une attitude méprisante et odieuse visà-
vis des collaborateurs du groupe qui ont été virés
sans délai pour laisser la place à ces nouveaux
seigneurs de l’ouverture que sont les refondateurs
et les verts.

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Luttes


Arrêtons l’implantation des bases américaines en Europe !

Ce mois de juillet 2007, 39 partis
communistes et ouvriers se sont
réunis (absence remarquée de la
direction du PCF) pour porter leur
signature au bas d’une déclaration
condamnant l’implantation de “ bases
militaires classiques ” en Roumanie et
en Bulgarie et le déploiement de
bases “ anti-missiles ” américaines en
Pologne et en République Tchèque.

“Ces projets… sont en contradiction
avec la profonde aspiration au désarmement,
à la sécurité collective et à la
paix... Le but réel du “ bouclier antimissile
” est de renforcer encore les
positions militaires américaines et la
suprématie des Etats-Unis en créant
de nouvelles capacités d’attaque contre
d’autres pays sans être exposé à
représailles".

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Les cheminots contre l’interdiction du droit de grève

Toutes les fédérations syndicales des
cheminots CGT - CFDT - FO - CFTC -
SUD-Rail -UNSA - CFE/CGC -
FGAAC, se sont réunies le 2 juillet
dernier. Notamment, elles ont donné
leur position sur l’avant projet de loi
gouvernemental baptisé “le dialogue
social et la continuité du service public
de transport”, plus communément
appelé “service minimum”. Selon les
cheminots, il n’y a pas lieu de légiférer
de nouveau sur le droit de grève déjà
encadré par plusieurs lois. Ce que
revendiquent les usagers, c’est de
disposer au quotidien d’un Service
Public de qualité alliant régularité,
confort, fiabilité et sûreté. Les fédérations
ont réaffirmé que le droit de
grève n’était pas négociable et que
toute atteinte qui lui serait portée,
amènerait à une réaction immédiate
et unitaire, le gouvernement portant
seul la responsabilité d’un éventuel
conflit.


Idées


POUR UNE RÉVOLUTION ÉNERGÉTIQUE

DEPUIS quelques temps déjà, l’effet
de serre, conséquence de la
consommation effrénée de
pétrole dont les réserves seront rapidement
épuisées (dans une ou deux
générations), commence à inquiéter
sérieusement les terriens. Il s’agit d’un
véritable problème posé à l’humanité
mettant en cause sa survie. Or dans le
contexte politique et économique actuel,
marqué par la domination sans partage
du capitalisme, les réponses sont dignes
de la préhistoire de l’humanité. Les pays
capitalistes développés consomment
sans vergogne la précieuse énergie
comme si elle était éternelle. Que l’on
songe qu’un habitant des Etats-Unis
consomme en moyenne 2 fois plus d’énergie
qu’un français ou qu’un allemand,
8 fois plus qu’un américain du sud, 9 fois
plus qu’un chinois et 13 à 14 fois plus
qu’un africain. C’est pourquoi la puissance
impérialiste des Etats-Unis essaye de
mettre la main sur les réserves de pétrole
pour assurer sa consommation
démesurée. Sa présence militaire en Irak
et en Afghanistan n’a rien d’une présence
humanitaire. D’ailleurs, ce sont, entre
autres, les lobbies pétroliers qui tiennent
à bout de bras Bush au pouvoir.
Le pétrole leur
échappe

Et malgré tous leurs efforts démesurés
pour contrôler le pétrole mondial, les
dirigeants des Etats-Unis et de l’Union
Européenne sentent bien que celui-ci
leur échappe. Les cinq majors (Exxon-
Mobil, Royal Dutch Shell, BP, Total et
Chevron) ne gèrent plus que 9 % des
gisements ; en effet, les compagnies
nationales des pays de l’OPEP disposent
désormais de 53 % des réserves, les autres
compagnies nationales en exploitent
16 %. Les 22 % restant sont aux mains
de producteurs dits "indépendants",
généralement des compagnies privées,
de taille modeste, n’ayant pas un poids
politique fort. De plus, ces trois groupes
hors OPEP surexploitent leurs réserves.
Par exemple les majors représentent 13
% de la production mondiale pour 9 %
de réserves ; idem pour les producteurs
dits "indépendants" qui produisent 34 %
au niveau mondial contre seulement
22 % de réserves…

... la suite dans le journal

Ont participé à la redaction du journal :
Pascal Brula, Marie-Christine Burricand,
Laurent Brun, Laurent Gonon, Didier Mazanon,
Pierre-Alain Millet, Eleni & Philippe Baot, Alain
Picard, Gilbert Rémond, Christian Serve, Serge
Trucello.

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