Journal Fiers d’être Communistes Nr 4 (Décembre 2007)

, par  communistes , popularité : 5%

Sommaire :
- le PCF doit vivre et se renforcer
- Signez la pétition pour le pouvoir d’achat
- 29 partis communistes et ouvriers contre le nouveau traité
- A Béziers, coup bas sous la mêlée
- Un parti, communiste, pas comme les autres, est nécessaire
- Bourdonnons en coeur
- Pour les régimes spéciaux et les 37,5 annuités
- La poste bientôt privatisée
- Le MODEM privatise : + 30%
- Grèce : Communistes sans déclin !
- Leur patriotisme était celui de la classe ouvière et de l’internationale


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Journal nr 4

édito

LE PCF DOIT VIVRE ET SE RENFORCER

SIX mois après l’élection de
Nicolas Sarkozy, la force du
rassemblement pour refuser
l’attaque contre les retraites au
travers des régimes spéciaux est
une bonne nouvelle.
La multitude des luttes qui se
développent dans les entreprises
pour refuser la précarité, les
licenciements et les attaques contre
le pouvoir d’achat montrent que le
champion de la bourgeoisie n’a pas
que des beaux jours devant lui et
que le mouvement populaire
retrouve de la voix.
On ne peut que s’étonner que dans
cette situation, la direction du PCF
continue de s’interroger sur la
nécessité ou pas de l’existence du
PCF et soumette toute transformation
possible au seul rassemblement de la gauche, dans
une conception...

...la suite dans le journal


Politique


UN PARTI - COMMUNISTE - PAS COMME LES AUTRES EST NÉCESSAIRE

Nous avons montré, dans notre
précédent article, comment la
souveraineté des communistes de
la 11e circonscription du Rhône avait été
bafouée lors des législatives du printemps,
pour imposer l’effacement du parti
communiste dans le scrutin, au seul profit du
parti socialiste. Plus que jamais dans la
situation présente s’impose le débat sur la
nécessaire existence d’un véritable parti
communiste, fonctionnant démocratiquement,
indépendamment des alliances
électorales de circonstance.

Nous avons besoin de faire la clarté sur ce
qui fait notre spécificité : la défense des
intérêts de classe des exploités, contre
leurs exploiteurs. Et pour cela il faut
mobiliser pour un changement de société, la
suppression de l’exploitation de l’homme par
l’homme ; plus que jamais d’actualité avec la
mondialisation capitaliste. C’est la raison
première qui conduisit à la rupture de Tours,
en 1920, avec la Social-démocratie qui avait
sombré dans l’Union sacrée de 1914.
Depuis, certains, pour mieux appuyer leurs
desseins, prétendent que la rupture s’est faite
sur les “21 conditions”. Je n’ignore pas
qu’elles furent versées au débat, mais elles
ne furent pas la cause unique de la rupture
révolutionnaire. Je possède les dernières
lettres de mon grand père, tué le 15 mai
1915 dans les tranchées de N.-D. de Lorette
(62). Il ne parle pas des 21 conditions de
Lénine, il n’en était pas encore question,
mais il aspire - admirateur de Jaurès et de la
Commune de Paris - à une organisation
ouvrière qui combatte les coffres-forts et les
marchands de canons. Cependant, pour des
changements politiques fondamentaux, il ne
suffit pas d’avoir de bonnes idées, pas
comme les autres, mais de les faire partager
par les couches populaires, dont elles
représentent les intérêts.

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A Béziers, coups bas sous la mêlée

Le secrétaire fédéral du PS de
l’Hérault aurait demandé publiquement
au secrétaire fédéral du
PCF de faire le ménage à la
section de Béziers (qui s’oppose
depuis longtemps à la politique de
la direction nationale). Il serait
évidemment ridicule ou de mauvaise
foi de penser que ce dernier ait
pu lui obéir. D’ailleurs, que 4
adhérents qui ne participaient plus
aux activités de la section aient pu
créer une autre section sur le
même territoire est complètement
indépendant de sa volonté. Bien
sûr, ils auront un représentant au
prochain congrès (pardon assemblée
extraordinaire) au même titre
que la véritable section. Et que
certains puissent dire qu’il s’agit
d’une magouille antidémocratique,
ne peut être que calomnieux.

D’ailleurs, ce représentant pourrait
bien être Gayssot auquel les
pages de l’Huma sont grandes
ouvertes pour appeler à la
dissolution du PCF. Mais tout cela
est bien normal : ce dernier a
rendu tellement de services
lorsqu’il était ministre, qu’il s’agisse
de la privatisation de l’aérospatiale
ou de la SNCF. Et vive la démocratie
orchestrée par les directions
du PCF ! Cela rend l’issue des
débats tellement incertaine…

Bourdonnons en coeur

A l’occasion du prochain congrès
désormais transformé en
assemblée extraordinaire chargée
de proposer la dissolution du PCF
pour le congrès de 2008, la
direction fédérale du Rhône et de
la section de Lyon demande aux
adhérents du PCF de former des
ruches… Le débat aura donc lieu
en ruches ! Nous allons tous,
ouvriers et braves soldats,
bourdonner en coeur, mais la reine
aura le dernier mot : ce sera le
bourdonnement final. Et vive le
centralisme aristocratique ! Ce sont
les anticommunistes qui doivent en
faire leur miel…


Luttes

Pour les régimes spéciaux et les 37,5 annuités !

A l’issue de la grève de ce mois de
novembre, que ressortira-t-il des “ négociations
” ? Le rapport de force aura-t-il
été suffisant ? Que les régimes spéciaux
doivent être défendus par tous les
salariés n’est pas évident pour tout le
monde. Et c’est sur la méconnaissance
du problème que surfent les pitbulls du
patronat à la tête de l’Etat. Car du sort
des régimes spéciaux, dépend aussi
celui du régime général.

Les régimes spéciaux ont été créés en
1930 pour des professions incluant
notamment les cheminots et la RATP.
Cela représente aujourd’hui 6 % des
retraités. Le régime général, quant à lui,
est l’enfant du rapport de force de 1946.
En 1974, un système de compensation
est créé entre ces deux régimes de
retraite. Selon les chiffres 2005 publiés
au journal officiel de 2007, on apprend
que les régimes spéciaux (dont celui de
la RATP et d’EDF-GDF) sont bénéficiaires
et contribuent pour 2,9 milliards
d’€ au régime général. Mais alors qui
plombe le système ? En réalité, ce sont
les retraites des agriculteurs (-6,5 Mds
d’€), des artisans et commerçants (-1,3
Mds d’€) et des curés (-0,18 Mds d’€).
Il ne s’agit pas de les montrer du doigt,
mais de bien savoir de quoi l’on parle.
Certes, cinq régimes spéciaux, dont celui
de la SNCF, sont déficitaires et reçoivent
0,4 Mds d’€ du régime général, c’est-àdire
moins de 5 % de la compensation.
Au total, les régimes spéciaux sont des
contributeurs nets au système des
retraites à hauteur de 2,5 Mds d’€. Ils
bénéficient aux autres salariés ! Si on les
supprime, qui va payer ?

Dans son cas particulier, la SNCF a vu
passer le nombre d’actifs pour 1 retraité,
de 1,33 en 1949 (440 750 cheminots) à
0,61 en 2006 (164 000 cheminots). Cela
explique le déficit du régime spécial des
cheminots, entièrement causé par les
politiques de démantèlement et de
filialisation poursuivies par les
gouvernements qui se sont succédés au
pouvoir. Mais ce n’est pas le régime
général des retraites qui compense, car
une directive européenne oblige l’Etat
français à prendre à sa charge le surcoût
lié au déséquilibre démographique. Cela
dépend donc uniquement du gouvernement
d’inverser le rapport dans les
années à venir...

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La Poste bientôt privatisée ?

En juillet dernier, le Parlement européen a
approuvé à une large majorité (512 voix
contre 155) la privatisation totale des services
postaux au 1er janvier 2011. Le 1er octobre,
le conseil des ministres des
télécommunications des 27 a confirmé ce
vote à une quasi unanimité (sauf le
Luxembourg !). Ce jour là, seuls une
association comme Attac et des syndicats
(CGFP) et partis politiques (déi Lénk)
luxembourgeois s’étaient mobilisés. Cet
accord a été qualifié d’“historique” selon le
commissaire européen à la concurrence
Charlie McCreevy et a été salué par Hervé
Novelli, le secrétaire d’Etat chargé des
Entreprises et du Commerce extérieur. Selon
ce dernier, la Poste montrera “sa capacité à
se mouvoir dans un univers concurrentiel”…
La privatisation totale des services postaux, y
compris le courrier de moins de 50g, devrait
avoir lieu au plus tard fin décembre 2010 dans
tous les Etats membres. Bien sûr, cela remet
en cause le système français de péréquation
financière en matière de financement du
service universel. Mais il n’est bien entendu
pas question de se laisser faire : organiser les
luttes devient de plus en plus nécessaire. Et si
les communistes proposaient de sortir la
France de l’UE ?

Le Modem privatise : + 30 %

Selon les dernières lois de décentralisation, la
restauration des collèges d’enseignement
secondaire relève désormais des Conseils
Généraux. Celui du Rhône est dirigé par un
proche de Bayrou, Michel Mercier. Profitant
de l’été, ce dernier en a profité pour virer les
équipes existantes et privatiser la restauration
dans les cités scolaires de Tarare et de Jean-
Moulin à Lyon, ainsi que dans les collèges
Berlioz à Communay, Prévert à Saint-
Symphorien d’Ozon et Jean Macé à
Villeurbanne. Le Conseil Général est passé
outre l’avis négatif des conseils d’administration.

Tous les acteurs, parents,
enseignants, personnels et élèves, ont été
tenus à l’écart des phases de préparation du
cahier des charges, de choix du prestataire et
de fixation du prix. D’ailleurs, le Conseil
Général oppose une fin de non recevoir aux
demandes de consultation du cahier des
charges : il semblerait que le prestataire ait le
choix de fixer et d’augmenter les prix à sa
guise. D’ailleurs, les parents ont senti la
douloureuse : augmentation de + 30 % des
tarifs pour les enfants qui mangent 5 jours de
la semaine !!! Aux prochaines municipales, le
PS, qui aimerait tellement avoir le Modem sur
ses listes, risque bien de faire un grand écart
fatal…


International
Grèce

Communistes sans déclin

A la fin de l’été, des élections législatives anticipées ont
eu lieu en Grèce. Il faut savoir que la Grèce est
enfermée dans un système un peu semblable à celui de
la France, avec la domination d’un parti de droite, celui
des patrons, en alternance avec le PASOK, un parti de
type “socialiste”, en réalité bon gestionnaire du
capitalisme. A l’issue du scrutin, la droite au pouvoir
avec 41,8 % perd en voix et en sièges mais garde de
peu le pouvoir et le PASOK avec 38 %, non seulement
n’opère aucune percée, mais perd également en
influence.

La bonne opération vient des communistes du KKE qui
passent de 5,9 à 8,2 % des voix et 22 sièges et qui
obtiennent leur meilleur résultat depuis 1990. Le KKE
fait ses meilleurs scores dans les aires urbaines
(Athènes, Le Pirée, Thessalonique...) où il réalise
souvent entre 10 et 15% avec des pointes à 15-20%
dans les quartiers ouvriers et populaires.
Parallèlement, la coalition Syriza qui rassemblait les
verts, la gauche radicale et Synaspismos (scission du
parti communiste et membre du PGE aux côtés du PCF)
a progressé légèrement, passant de 3,5 à 5 %, mais
surtout au sein des classes moyennes qui votaient
PASOK, notamment dans certains quartiers aisés
d’Athènes où le KKE n’a aucune influence.
Ces élections démentent ceux qui, au PCF, ne
voudraient voir dans le communisme qu’un mouvement
du passé, en plein déclin.

29 partis communistes et ouvriers contre le nouveau traité

Le 18 octobre dernier, 29 partis
communistes et ouvriers ont adopté
une position commune face au
nouveau traité de l’Union Européenne.
"Nous lançons un appel à tous les
citoyens des pays de l’UE : Dites Non
au démontage social organisé et à la
militarisation de l’UE ! Dites Non à un
nouveau traité concocté en cachette et
accepté à huis clos !"

Fait nouveau : c’est la première fois
depuis longtemps que la direction
nationale du PCF cosigne un appel
international de partis communistes.
Tant mieux, mais cela n’est en rien le
signal d’un nouveau départ. En effet, la
direction nationale s’est bien gardée de
faire connaître l’existence de sa
signature au bas de ce texte, ainsi que
le texte lui-même. Nulle trace, ni dans
l’Huma, ni sur le site Internet, ni dans
les courriers internes. Le grand écart
s’affirme toujours plus avec l’engagement
dans le PGE (Parti de la Gauche
Européenne), acceptation grandeur
nature de l’Union Européenne, de plus
en plus incompatible avec la
souveraineté des peuples.


idées

Leur patriotisme était celui de la classe ouvrière et de l’Internationale

Le jour de sa prise de fonction,
Nicolas Sarkozy rendait hommage
à Guy Moquet en donnant à lire sa
dernière lettre écrite pour sa mère avant de
tomber sous les balles fascistes. Ainsi, il
mettait en scène son émotion au nom du
patriotisme dédié à l’unité nationale
retrouvée. Une fois cette opération
terminée, il décidait que cette lettre serait
lue à chaque anniversaire de l’exécution
de Guy Moquet, dans toutes les écoles de
France, comme au bon vieux temps des
vérités d’Etat à vénérer. S’agirait-il “ de
saigner l’Histoire comme une bête
d’abattoir afin de l’en débarrasser de sa
substance ” comme l’écrivait Pierre Louis
Basse l’auteur d’“ une enfance fusillée ” ?
Réduire à l’amour de la patrie,
l’engagement de Guy Moquet, ne dit rien
de lui et ne peut pas respecter sa mémoire,
d’autant que le patriotisme ne peut être un
cadre de référence unique. Pétain et ses
compagnons de la révolution Nationale ne
représentaient-ils pas à l’époque ce qu’il y
avait de plus établi en matière d’“ amour de
la patrie ” ? Et puis qui se rappelle de cette
sentence de François Mauriac : “ Seule la
classe ouvrière dans ses grandes lignes
est restée fidèle à la patrie ”. Il semblerait
donc que chacun à une représentation de
la patrie qui varie selon sa classe
d’appartenance. La façon dont Sarkozy se
sert de Guy Moquet a quelque chose
d’abjecte. Mais comme le disait Mao-Tsé-
Toung : “ les réactionnaires soulèvent des
pierres pour se les faire retomber sur les
pieds ”. Et Guy Moquet pourrait être une de
ces pierres.

Guy a adhéré aux jeunesses communistes
en 1938 en pleine contre-offensive
réactionnaire. Après l’euphorie du front
populaire, une véritable chape de plomb
était tombée. Pendant que le père de Guy,
député communiste, menait une bataille
d’arrache pied pour que ne s’enlisent pas
les promesses de 36, George Bonnet,
ministre des affaires étrangères déclarait
qu’en cas de conflit “les élections seraient
interdites, les réunions suspendues et les
communistes mis à la raison ”. Cela arriva
bien vite à partir du 25 août 1939 : le PCF
fut dissout, quant le “socialiste” Barthélemy
réclamait pour eux la guillotine, car il fallait
“ balayer définitivement le communisme
qui s’ingénie à pervertir les consciences ”.
Le communisme ! Tel était l’ennemi. Ainsi
lorsque débuta la “ drôle de guerre ” Guy et
ses camarades se retrouvèrent poussés
dans la clandestinité bien avant l’arrivée de
Pétain et des troupes allemandes.

... la suite dans le journal

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