Les patrons flingueurs d’usine doivent payer !

, par  pamillet , popularité : 5%

Les Veninov avaient gagné une première manche en Juin en sortant le fonds de pension américain qui avait repris frauduleusement l’entreprise pour la liquider. Windhager, un actionnaire autrichien obtenait l’accord du tribunal de commerce pour reprendre l’usine, les rouleaux contenant les célèbres imprimés, les machines, la marque… et assurait en échange la création de 50 emplois à l’automne 2012.
Mais les travailleurs n’ont rien vu venir et le temps passant, le patron a révélé ses objectifs : reprendre le stock, la marque et les rouleaux et transformer le site en lieu de stockage pour des marchandises produites… en Hollande, bref, pas d’emplois !

L’expert du comité d’entreprise confirme que l’entreprise représente pour les repreneurs un “trésor historique” “d’environ 20 millions d’euros”, que Windhager a acquis “pour un prix très modique : 2 millions d’euros pour le tènement industriel, 200 000 euros pour l’outil de travail et 300000 euros pour les marques, soit un total de 2,5 millions d’euros”.

Les salariés de Veninov sont en colère noire contre celui qui avait fait vivre l’espoir et qui leur donne un coup de poignard alors qu’ils sont tous à quelques mois de la fin de droit de chômage. Ils ont un besoin urgent de solidarité pour interdire à ce patron flingueur d’usine de gagner son affaire de voyou. Il ne doit pas toucher un euro de ce que représente l’usine, la marque, le stock et il doit payer pour s’être moqué des travailleurs et de la justice Française.

Il est mis au tribunal ce mardi 19 février et un rassemblement de soutien est organisé au même moment à l’usine. Les travailleurs demandent en justice une astreinte pour le patron de 30 000 € par jour de non respect de ses engagements. Mais bien sûr, l’enjeu est de l’obliger à renoncer à son projet et de remettre le site et les marques à la justice pour que d’autres solutions soient trouvées. Des contacts avec d’autres repreneurs sont encours, mais les communistes mettent en discussion la question de la nationalisation, c’est-à-dire de la prise de contrôle par l’état avec intervention de la banque pour l’industrie afin d’investir pour un redémarrage de la production. Pas besoin de racheter l’usine, elle n’a plus de propriétaire, donc pas d’indemnité !Et le marché est là, les distributeurs du célèbre Venilia le confirment encore…

Tous à Véninov mardi pour obtenir l’engagement de l’état pour relancer la production !

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