En premier lieu nous pensons à sa famille, ses proches, à qui nous présentons nos condoléances. Nous pensons aussi à ses collègues de travail pour qui le traumatisme doit être terrible.
Nous leur apportons notre soutien face à ce drame inqualifiable.
En 2024, le bilan de la Sécurité sociale dénombre 1 297 morts au travail ou par le travail.
- 764 décès à la suite d’un accident de travail
- 318 à la suite d’un accident de trajet
- 215 décès à la suite d’une maladie professionnelle.
On note aussi une augmentation de la mortalité chez les jeunes travailleurs de moins de 25 ans, survenant la première année de prise de poste.
La mort au travail est un véritable fait de société passé sous silence la plupart du temps et pour lequel patronat comme gouvernement n’engagent pas les moyens nécessaires pour arriver à une baisse drastique des accidents du travail et des décès.
Au contraire en supprimant en 2020 les CHSCT, en diminuant les moyens des instances représentatives des salariés, en organisant la pénurie de médecins du travail, d’inspecteurs et d’inspectrices du travail et de contrôleurs et contrôleuses de la Sécurité sociale dans les caisses régionales, ils ont mis à mal la prévention, la formation aux questions de sécurité au travail, laissant la place à l’accentuation de la charge de travail, la dégradation des conditions de travail pour favoriser l’augmentation de la rentabilité.
Le 28 avril 2026 c’est la journée internationale de la santé et de la sécurité au travail. La CGT appelle ce jour à la mobilisation pour qu’enfin de réelles mesures soient prises pour en finir avec la mort ou les blessures graves au travail.
Nous soutenons cette mobilisation et appelons le gouvernement à lancer une concertation avec toutes les parties concernées pour déboucher rapidement sur un vrai plan de lutte contre les accidents du travail.
