Vive la crise ! Les patrons se portent bien Les vrais faux sacrifices des patrons...

, par  pamillet , popularité : 9%

Après les centaines de milliards d’euros attribués par
Sarkozy aux banques, aux entreprises, après les cadeaux de
plus en plus importants faits aux entreprises : réduction
des cotisations sociales- suppression de la taxe
professionnelle, primes pour embaucher des précaires…,
les scandales des parachutes dorés etc… il fallait bien
donner l’illusion que les patrons consentaient à
abandonner quelques avantages du genre bonus etc…

La revue économique « Capital », publie trois pages,

sous le titre :

SALAIRES, BONUS, STOCK-OPTIONS…

« Les vrais faux sacrifices des patrons ».

Elle explique
que ce qu’ils lâchent d’une main, ils le récupèrent
de l’autre. La technique la plus répandue consiste à
faire le plein de stocks-options, mais il y a aussi les
actions gratuites, les salaires et indemnités augmentés et
aussi les dividendes qui s’envolent. « Les entreprises
refusent de sacrifier les dividendes pendant la crise »
écrit le journal « Les Echos ». Les groupes du CAC
verseront 35,5 milliards d’euros à leurs actionnaires.

- Ben Verwayen nouveau PDG d’Alcatel-Lucenta renonce aux
525000 euros de bonus qu’il devait toucher pour 3 mois de
travail mais il a reçu en mars dernier un million de
stock-options Alcatel à 2 euros l’unité. Si ce cours
remonte, ne serait-ce qu’au niveau de 2008 à 5 euros, le
gain sera de 3 millions.

- Jean François Roverato PDG d’Eiffage, troisième groupe
français de BTP, a réduit sa rémunération de176000
euros, mais il a reçu des actions d’une valeur de 4,6
millions.

- Denis Kessler, PDG de Scor, a vu son bonus baisser de
200.000 euros mais son fixe a augmenté de… 200.000 euros.

- Henri de Castries PDG d’Axa a vu son bonus diminuer de
800000 euros mais il a touché 1,2 million d’euros de
stock-options.

- Alain Dinin, PDG de Nexiti, a abandonné une prime de 1
million d’euros, mais il empoche 3 millions de dividendes.

- Jean Pascal Truicoire, PDG de Schneider Electric, a reçu
6750 actions gratuites pour 2008. Elles sont valorisées
489000 euros soit le double de ce qu’il a perdu en bonus.

- François-Henri Pinault, PDG de PPR, a abandonné ses
stock-options en 2008 car « les résultats ont été
mauvais ». La holding familiale Pinault contrôle
plusieurs entreprises dont PPR, elle va toucher 207 millions
de dividendes.

Crise ou pas les salaires fixes et variables de
l’ensemble des patrons des entreprises du CAC 40 restent
très confortables :

- Lindsay Owen Jones de l’Oréal : 3 millions d’euros
– Jean-François Dehecq de Sanofi-Aventis : 2,2 millions
d’euros
– Desmarest de Total : 2 millions d’euros

Yves Thibault de Silgny de Vinci : 1, 6 millions d’euros.

Ceux dont Capital dit qu’ils se serrent la ceinture ne
s’en tirent pas mal :

- Carlos Ghosn de Renault : 1,2 millions d’euros
– Michel Rollier de Michelin : 2,4 millions d’euros.

Moraliser le capitalisme ? Partager les richesses ?

On veut
nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Le
capitalisme c’est toujours la richesse à un pôle la
pauvreté à l’autre. Le capitalisme ne peut pas se
moraliser, il vit de l’exploitation. Les exploiteurs
d’un côté, les exploités de l’autre, leurs intérêts
ne peuvent pas se rencontrer.

Les salariés n’ont qu’une arme pour faire reculer le
capitalisme, arracher leurs revendications : leur lutte.
Quelle arme quand ils s’en servent tous ensemble de plus
en plus fort ! L’histoire de notre pays en est témoin.

communistes.... 7/5/2009

reçu de bernard

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