12 candidats… qui décide ? C’est vous, pas les médias !

Dimanche 3 avril 2022 — Dernier ajout mardi 5 avril 2022

Les médias ont décidé pour nous, il n’y a que trois candidats « utiles », Macron pour être sûr de ne pas élire Le Pen, Le Pen pour ne pas voter Macron, et Mélenchon pour ne voter ni l’un ni l’autre… Et des intellectuels de gauche de renom le confirme, comme F. Lordon, l’intellectuel de la gauche radicale des couches moyennes supérieures, celle des « nuits debout » qui nous dit avec le sens de la formule « Au point où nous en sommes de cette campagne, les choses sont suffisamment décantées. Il reste maintenant : la fasciste, le fascisateur, et un candidat de gauche. Normalement, c’est assez simple ». Rendez-vous dans 7 jours, pour qualifier la vraie gauche au second tour

Notons au passage que la vraie gauche, c’est donc pour lui la gauche convertie à l’écologisme antisocial du scénario negawatt, la gauche qui fait perdurer le mitterandisme en proposant de fusionner CSG et impôt pour en finir complètement avec la Sécurité Sociale des travailleurs financées par cotisations…

Et surtout de sa part, aucune critique de cette politique de la télé-réalité qui nous construit par des sondages une situation politique qui ne correspond qu’aux choix prédéfinis de ces médias qui sont la source et l’écho des mêmes, ceux qui pensent pour nous, qui décident ce qu’on doit voir, entendre… que ce soit pour la guerre militaire ou pour la guerre sociale…

Lordon aurait pu poser la question. Les sondages sont-ils l’expression des intentions de vote ou des intentions des médias ?

Et tant qu’à décrire le choix que nous avons, on aurait pu aussi faire un choix « de classe » et prendre comme critère le niveau de fortune des candidats… Là, surprise, le classement est proche aussi du classement médiatique…

Donc, un conseil, laissez tomber les prévisions des médias comme de ces intellectuels qui ne vivent que de leur place médiatique. Votez pour vos idées, et pour vos intérêts, donc pour votre classe sociale !

Pour nous, dans tout ça, un vote émerge, le vote du candidat du pouvoir d’achat, du monde du travail, des quartiers populaires… le vote des jours heureux !